Test : This War of Mine : Complete Edition sur Nintendo Switch

This War of Mine : Complete Edition

Genre : Action, Simulation, Stratégie
Langues : Japonais, Anglais, Français, Allemand, Italien, Espagnol, Coréen, Russe, Chinois
Développé par 11 Bits Studios
Édité par 11 Bits Studios
Sortie France : 27/11/2018
Prix : 39,99€ sur l’eShop, 39,99€ version boîte ici 
Taille : 2197,82 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 18

Site Web Officiel

“Dans la guerre moderne… vous mourrez comme un chien sans raison valable. “

En lançant le titre, vous serez accueillis par cette citation d’Ernest Hemingway. Lourde de sens, vous êtes immédiatement mis dans l’ambiance. Oubliez les éclats de rire, les problèmes légers du quotidien, vous allez vivre la guerre sous un point de vue très peu exploité. Loin des titres qui banalisent les conflits, This War of Mine nous plonge dans le quotidien de personnes qui font leur possible pour survivre tandis que le monde autour d’eux n’est rythmé que par les éclats d’obus et les tirs d’armes à feu. Leur but : parvenir à rester en vie, quitte à faire des choix moraux déchirants, jusqu’à ce que la guerre s’achève… si cette dernière a une fin.

Chaque partie commencera avec un groupe aléatoire mais prédéfini de survivants. Comprenez par là que certains duo ou trio de personnages resteront les mêmes. Vous n’aurez hélas pas de vrai tutoriel pour vous expliquer quoi faire. Vous êtes livrés à vous-mêmes dans votre abri, un immeuble ou une maison délabrée. L’écran de jeu est une vue en coupe de ce bâtiment dans lequel les personnages vont donc devoir survivre. Pour passer d’une personne à l’autre, une simple pression du bouton L ou R suffira, mettant en avant la fiche du personnage sélectionné en bas à droite de l’écran.

Dès les premières secondes, il faudra explorer le bâtiment, récupérer la moindre ressource disponible dans les armoires ou dans les décombres pour confectionner le minimum syndical. Un lit pour bien se reposer la nuit, un poêle rudimentaire pour pouvoir cuisiner… le confort est primordial car chaque action risque d’avoir des répercussions sur vos survivants.

Votre refuge que vous devrez développer et défendre

 

En effet, sur la fiche personnage dont on parlait précédemment, vous verrez leur état de santé. Certains seront blessés, d’autres malades. Si vous tuez ou volez des innocents, certaines personnes vont déprimer. Le pire ennemi d’entre tous : le niveau de faim qui s’intensifiera chaque jour sans un bon repas. La gestion de tous ces paramètres est primordiale car si vous les négligez, vous risquez d’aboutir à une mort certaine. En plus de ces paramètres communs à tous, chacun aura une caractéristique particulière comme Pavle qui court vite ou Marko le collecteur expérimenté qui a un plus gros sac (très utile pour les explorations). Certains iront mieux en buvant de l’alcool, d’autres sont abstinents. Bref, plus que des personnages lambdas, vous allez devoir gérer des personnes aux caractères, aux envies et aux besoins différents. Hélas, pour que tout le monde reste en vie jusqu’à la fin de la guerre, il faudra prendre des risques.

Les biographies se mettent à jour en fonction des évènements qui surviennent

 

Le jeu se découpe en deux étapes.

En journée, vous allez vous occuper de votre abri, construire vos outils ou barricader votre porte. Il faudra également nourrir ses occupants, gérer leur état de santé physique et mental en donnant des médicaments ou en discutant pour essayer de sortir de la dépression. Tout au long de votre partie, vous pourrez améliorer votre structure : pourquoi ne pas construire un potager pour obtenir des légumes ? Ou bien piéger de petites bestioles pour maintenir les réserves de nourriture à un niveau suffisant ? Le tout se déroulant en temps réel, il ne faudra pas trainer car la nuit tombe vite.

Un choix qui peut avoir des conséquences désastreuses ou salutaire

 

Dès 20h, vous entrez dans la seconde phase durant laquelle vous allez répartir les rôles parmi les survivants. Il y aura à chaque fois un unique collecteur de ressources. Les autres resteront dans l’abri et auront pour rôle de protéger ce dernier. Enfin, et parce qu’il faut bien reprendre des forces de temps en temps, certain iront se reposer dans leur lit, si vous avez pris la peine d’en construire un. Une carte liste les zones explorables et vous indique leurs particularités en détails. Certaines seront plus paisibles et auront quelques médicaments, armes ou matériaux à vous offrir. D’autres, telles que l’aéroport, seront marquées comme dangereuses. Ces dernières seront gardées par des militaires mais regorgent de ressources très utile. Le choix devra être réfléchi.

Sauver ou ignorer la victime ? Cela aura un impact sur le moral de vos survivants

 

Lorsque la zone est sélectionnée, vous prenez en main le survivant choisi. Toujours en vue de côté, le personnage peut marcher, courir ou même regarder par le trou des serrures pour vérifier les dangers. L’exploration des environnements vides sera paisible et le seul souci sera de sélectionner les vivres à ramener dans ce sac à taille limitée. Par contre, dans des environnements habités, il faudra observer la réaction des gens. Les PNJ croisés parleront et vous comprendrez très rapidement si vous êtes le bienvenu ou non. Libre à vous par la suite de les ignorer en les pillant rapidement, de les tuer tous jusqu’au dernier pour faire passer la survie du groupe au détriment de son moral ou également de sauver des vies. Certaines rencontres se font aléatoirement et, rassurez-vous, tout le monde ne vous sera pas hostile. Encore une fois, il ne faudra pas trainer car si vous n’êtes pas sorti de la zone avant le lever du jour, votre personnage rentrera à l’abri en s’exposant fortement à des conflits militaires et risque de rentrer blessé.

Les enfants sont les plus vulnérables en temps de crise et il faudra les rassurer

 

Pour ajouter au réalisme, chaque mort est définitive. N’espérez pas récupérer le personnage que vous avez perdu lors d’une exploration et qui s’est frotté de trop près à un pillard. Vous allez perdre tout ce qu’il a dans son sac à dos en plus d’avoir une grosse baisse de moral dans le groupe. Ainsi, avant de vous frotter aux zones dangereuses, il conviendra d’étudier minutieusement votre stratégie. Parfois, l’approche furtive sera salvatrice. En marchant sur la pointe des pieds et en vous cachant dans l’ombre, vous pourrez éviter les dangers.

En temps de guerre, la valeur d’une bouteille d’alcool peut atteindre des sommets

 

Parmi les côtés négatifs, il faudra noter que les déplacements de votre personnage ont une légère latence. Il vous arrivera de courir alors que vous vouliez marcher ou également d’interagir avec le mauvais objet, trop proche de celui adjacent. Le jeu ne brillera pas non plus par ses combats, trop rigides. Dans un sens, vos survivants sont loin d’être des soldats d’élite et finalement, l’approche furtive s’avère souvent plus salutaire dans de nombreuses situations.

Notez qu’un second mode de jeu, le mode Stories, mettra en scène des personnages prédéfinis. Le seul disponible pour l’instant, “Father’s promise”, vous donnera au début de la partie le contrôle d’un père et de sa fille malade et inconsciente. Une histoire plus courte dans la durée mais pas moins marquante.

Le visuel global rappellera très fort Deadlight, dans son approche vue de côté et ses couleurs ternes. Les décors ont une texture crayonnée mais demeurent réalistes. D’ailleurs, plutôt que de nous offrir des portraits de personnages imaginés, 11 bits studio a pris le parti de mettre des photos de véritables personnes. L’expérience n’en est que plus réaliste. Pour conserver l’ambiance froide et austère du scénario, le jeu se voit doté d’un coloris gris et terne. Les seules véritables couleurs que vous trouverez proviendront de certains éclairages lors de vos explorations.

Pour accompagner ces scènes, la musique reste discrète, entrecoupée par des sons de combat, des tirs ou des hélicoptères passant proche de votre position. Différents bruitages accompagneront également la moindre de vos actions.

Le titre de 11 bits studio est riche en contenu. Rien qu’avec le jeu de base, jouer avec les différents groupes de personnages existants vous prendra des heures de survie. Une partie peut varier en longueur: parfois la guerre s’achèvera au bout de 30 jours, parfois elle peut s’éterniser.

Le monde évolue au fur et à mesure

 

En plus de cela, la Complete Edition intègre tous les ajouts que le jeu a reçu jusqu’à présent, à savoir l’Anniversary Edition qui amène de nouveaux survivants, de nouveaux lieux à explorer et également le DLC Little ones qui intègre des enfants à gérer.

Deux modes de jeu

 

Pour terminer, nous disposons des Stories qui sont des parties bien plus scénarisées, plus linéaires mais qui apporteront une narration différente du mode de jeu de base. Notez que pour l’heure, seule l’histoire “ Father’s Promise” est disponible. Il y aura de quoi varier les situations avec vos différents groupes, d’autant plus que des événements aléatoires surviennent. Ce contenu bien étoffé dispose ainsi d’une très bonne rejouabilité et vous occupera une vingtaine d’heures si vous adhérez au concept.

Allons droit au but : This War of Mine ne s’adresse pas à n’importe quel public. Le titre traite d’un sujet sombre d’une manière intelligente. Les personnages ne sont pas des surhumains, capables de résister aux balles et pouvant faire des sauts de trois mètres de hauteur. Non ! Les survivants que vous contrôlez sont humains et sont, de ce fait, tous vulnérables autant physiquement que psychologiquement. La gestion de votre équipe aura beau être répétitive au bout d’un moment, le jeu ne vous mettra pour autant jamais à l’aise. La nourriture se fera souvent rare et l’arrivée de l’hiver sera une nouvelle épreuve à laquelle vos personnages devront résister. Plus qu’une simulation de survie, 11 bits studios nous offre des histoires avec un panel de personnages réalistes, confrontés à de véritables dilemmes dans l’espoir de pouvoir admirer, ne serait-ce qu’une seule fois encore, le soleil se lever le lendemain. Finalement, la singularité du titre gomme facilement les défauts de répétitivité et de lourdeur de contrôle qu’on peut lui reprocher, laissant derrière elle le souvenir d’une expérience vidéoludique marquante.

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Test réalisé par Nadium sur une version offerte par l’éditeur
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