Test : Tokyo Mirage Sessions ♯FE Encore sur Nintendo Switch

Test : Tokyo Mirage Sessions ♯FE Encore sur Nintendo Switch

Test : Tokyo Mirage Sessions ♯FE Encore sur Nintendo Switch

Genre : RPG
Langues : Anglais, Français, Japonais, Chinois
Développé par Atlus, Intelligent Systems
Édité par Nintendo
Sortie France : 17/01/2020
Prix : 59,99€ sur l’eShop, 59,99€ version boîte ici.
Taille : 11539,00 MB
Joueurs : 1
Age minimum : 12

Site Web Officiel

Tokyo Mirage Sessions #FE Encore, est un jeu initialement sortie sur Wii U en Juin 2016 pour l’Europe. Le scénario donne envie de chantonner « This is THE VOICE ». De jeunes adultes rêvant d’être des stars voient leur petite vie perturbées par de vilains monstres prénommés « mirages ». Itsuki, Tsubasa et Touma (qui seront rejoint par d’autres « artistes » lors de votre progression) trois amis débordant de « performa » sont enrôlés par une agence artistique (Fortuna Entertainment) qui est en fait une base secrète luttant contre les monstres provenant d’univers parallèles.

Ces derniers semblent particulièrement avides de talents et passent en mode « exorciste » pour dominer les innocents artistes qui ne demandaient pourtant rien d’autre que de nous charmer avec leurs chansons pop japonaises. Une injustice qu’il nous faudra combattre pour pouvoir profiter de nouveau de ces chants divins. Et pour se faire il vous faudra explorer des donjons appelés idolasphéres.

Le gameplay est à la fois simple et agaçant. Comme dans tout bon RPG qui se respecte il y a la panoplie des armes à améliorer, skills, items… En jeu il ne vous faudra pas longtemps pour assimiler les bases permettant de réaliser des attaques performantes. Il suffira de naviguer dans le menu des différentes actions proposées (ce dernier est en anglais) et choisir une attaque directe ou différents skills.

Le but étant bien évidemment de déclencher une « session » et de trucider le plus de monstres en un tour. Là où cela peut devenir pénible c’est lorsqu’il faut chercher parmi tous les objets accumulés, celui qui va guérir X du poison et ressusciter Y. Point assez aberrant, le titre ne bénéficie pas d’auto save. Excepté lors de rares moments clés du jeu. Ce qui vous obligera à constamment naviguer dans le menu pour manuellement sauvegarder votre progression.

Update :

S’agissant d’un RPG il est quasiment impossible de rédiger un test complet sur un jeu demandant un tel investissement de la part du joueur. C’est donc par souci d’être « sincère », que nous mettons à jour cet article.

4 modes de jeu sont à disposition du joueur. Très facile (qui sera disponible au premier game over), facile, normal et difficile. À noter que si vous choisissez très facile ou facile vous aurez le choix de revenir avant le combat, ce qui peut sauver ceux qui comme moi oublient de sauvegarder car nous vous rappelons qu’il n’y a pas d’auto save. Donc si vous avez passé 2 heures à farmer et que vous perdez un combat sans avoir enregistré votre progression… Tout est à recommencer (oui ça sent le vécu).

Là où Tokyo Mirage session #FE encore arrive finalement à rendre les gamers accro c’est via son système d’upgrade des personnages.

Tout comme pour un Xenoblade Chronicles 2, il faut réellement s’investir dans le jeu. Chose que je n’avais pas eu réellement le temps de faire lorsque j’ai rédigé mon test.

Mea maxima culpa ! Mais n’étant pas du genre à abandonner un RPG, j’ai donc lancé un New Game +. Car oui le titre bénéficie de cette option. À la fin de votre partie vous pourrez en lancer une nouvelle avec des choix à faire comme par exemple : garder les niveaux des personnages, items, skills (sauf ceux appris via les quêtes de carrière), carnages…

À titre personnel c’est en démarrant un New Game + que j’ai pu apprécier ce jeu à sa juste valeur. Peut-être également que le fait de ne plus être « stressée » de devoir rédiger un article a pu être un point important car ne nous mentons pas… Un RPG demande TOUJOURS un minimum de 40 heures de jeu et nous survolons le titre. Ce qui est injuste il faut bien l’avouer. Donc en étant plus sereine une fois mon article rendu, je me suis mise à vraiment « jouer ». Et les possibilités sont exponentielles. Ne serait-ce que les quêtes de carrière qui donnent des bonus très importants pour les combats ou encore les innombrables « carnages ». Sans s’en rendre vraiment compte nous sommes à 90 heures de jeu et on s’étonne d’y prendre autant de plaisir alors que notre impression initiale était mauvaise.

J’ai particulièrement apprécié ces moments de jeu qu’on pourrait qualifier d’optionnels car non obligatoires pour terminer le titre. Mais c’est là que l’on prend le plus de plaisir. Aller farmer des matériaux pour augmenter/changer ses armes ou encore gagner de l’expérience lors des combats. Si l’on ne prend pas ce temps pour faire évoluer nos personnages, il faudra faire une croix sur les overkill ainsi que les sessions spéciales apprises par les différents protagonistes.

Autre point positif les active/passive skills. Si au début on accumule sans trop réfléchir les progressions, après un certain nombre d’heures il vous faudra faire preuve de réflexion et de tactique en sélectionnant les capacités de chaque personnage car je le répète le but reste de déclencher des sessions les plus longues possibles.

On aime ou on déteste ! Les protagonistes sont mignons mais pour ressentir un véritable attachement envers eux ce sera comme pour une relation amoureuse, il vous faudra vous investir et terminer toutes les quêtes de carrière qui vous permettront de connaître les personnages et de les apprécier pour leurs différentes personnalités. Les PNJ représentés par des formes opaques colorées ne plairont pas à tout le monde. Les différents monstres ne sont pas mémorables, une impression de déjà vu est assez vite ressentie. À noter que les ennemis rares… Bah ils sont rares lol et ceux gentiment prénommés « savage enemy » peuvent présenter des difficultés à battre si vous n’avez pas intelligemment monté votre team.

Graphiquement, le jeu étant un portage de la version Wii U, ce n’est pas transcendant, cependant le tout se laisse regarder sans trop de problème. À noter que nous n’avons constaté aucune baisse de framerate.

La bande-son… Ouch ! Pour les fans de pop Japonaise ce sera sans doute un régal avec ses nombreuses musiques. Pour les autres, bonjour le calvaire. À titre personnel j’ai largement utilisé l’indispensable fonction « mute » de ma TV. Vous l’aurez compris il s’agit d’un jeu qui ne plaira pas au grand public car il est assumé J-pop.

Si il y a bien un point sur lequel Tokyo Mirage Sessions #FE Encore met l’accent, c’est sur les dialogues (cinématiques). J’ai vraiment eu l’impression de regarder un manga les deux premières heures de jeu. Là encore je me dois de modifier mon avis. Ce qui m’avait littéralement exaspéré lorsque j’avais l’impératif de rédiger mon article, a fini par miraculeusement se transformer en point positif. Une fois de plus, le stress du travail à rendre a dû y être pour quelque chose car en mode « zen », j’ai pu apprécier les échanges entre les protagonistes et je me suis même surprise à rire de certains événements.

Certes l’histoire reste très cliché mais si on prend le temps de s’y intéresser sans préjugés et avec une bonne dose de second degré, on en arrive à être touchés par la persévérance des différents personnages à progresser en tant qu’artistes. Je dirai même que cela devient addictif. Nous attendons avec impatience la prochaine quête de carrière qui apportera beaucoup à chacun des protagonistes et même aux personnages secondaires qui s’avéreront être indispensables pour les combats.

Si vous vous demandez pourquoi je n’ai pas encore abordé la présence des personnages de Fire Emblem, c’est tout simplement car ils sont anecdotiques au possible. Par exemple Chrom apparaît de façon sporadique lors d’attaques spécifiques. Exception faite de Tiki qui aura son lot de quêtes de carrière, dont la dernière, sans vous spoiler, peut donner quelques frissons aux plus sensibles d’entre nous.

Lors de l’exploration des donjons, nous sommes littéralement assaillis par des mirages. Cela permet un farming intensif qui si il peut agacer de prime abord, s’avérera particulièrement important pour faire évoluer vos radiant skills, créer des carnages… Pour les moins patients un bon coup d’épée vous permet d’assommer les assaillants et ainsi éviter l’affrontement. Exception faite pour les « savage enemy » qui eux ne vous lâcheront pas. Pour arriver aux boss il vous faudra une bonne dose de patience. Les idolasphéres sont une sorte de labyrinthe où tous les environnements se ressemblent et trouver le bon chemin relèvera d’un véritable parcours du combattant. Vous risquez de vous perdre si souvent que lorsque vous lancerez un New Game + il y a de fortes chances que comme moi, vous connaissiez le donjon par coeur.

Une fois face au fameux boss soit ce sera d’une facilité déconcertante car vous aurez trop monté vos personnages en level soit il vous faudra enchaîner les « mirages » ou vous entraîner dans un endroit secret que je ne vais pas spoiler. De plus, lors des combats les héros s’expriment en japonais avec des voix rauques à souhait pour les hommes et un aigu à la limite du supportable pour les femmes. Là encore on aime ou on déteste. À titre personnel j’aurais apprécié une traduction des expressions des personnages lors des combats. Surtout lors des « improvisations » car on sent on sait que quelque chose de drôle se passe mais malheureusement nous restons à « supposer ». Les dialogues quant à eux sont en VOSTFR. Pour les amateurs de customisation c’est le paradis. On accumule plus de costumes que toute la famille Kardashian réunie. Pour venir à bout de l’histoire, comptez entre quarante et cinquante heures. Et si vous souhaitez accomplir les quêtes secondaires ou viser le 100 % on atteint allègrement les 90 heures de jeu.

Test : Tokyo Mirage Sessions ♯FE Encore sur Nintendo Switch

Lors de ma première partie j’ai vraiment détesté ce jeu. Et c’est avec plaisir que je reviens sur mon avis. Ce jeu demande beaucoup d’investissement, chose qu’il est difficile d’obtenir lorsqu’on a des impératifs de date pour rendre un test. En tant que joueuse j’ai si souvent pesté contre les journalistes Gaming qui ont noté sévèrement Xenoblade Chronicles 2 alors qu’ils n’y avaient pas joué plus de 30 heures, qu’il m’était éthiquement parlant impossible de me comporter de même. J’ai donc pris le temps de réellement jouer. Sans stress de devoir rendre rapidement mon travail. Et c’est là que Tokyo Mirage Sessions #FE Encore m’a séduit. Prendre tout le temps nécessaire pour lire les dialogues, terminer les quêtes annexes, monter les personnages… C’est donc avec joie que je monte la note à « très bon » car c’est mérité. Ce titre ne devrait pas être noté dans l’urgence et il est de notre responsabilité de reconnaître nos erreurs. Nous recommandons Tokyo Mirage Sessions #FE Encore à tous les fans de RPG et même si vous n’êtes pas fans de J-pop donnez vous la peine d’appréhender ce titre sans préjugé et avec patience. Il saura vous séduire.

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