Test : Torchlight II sur Nintendo Switch

TORCHLIGHT II

Genre : Hack’n’Slash
Langues : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Japonais, Portugais, Russe, Chinois
Développé par Runic Games
Édité par Runic Games
Sortie France : 03/09/2019
Prix : 19,99 € sur l’eShop
Taille : 1741,68 Mo
Joueurs : 1-4 joueurs
Age minimum : 12 ans

Site Web Officiel

Après un premier opus paru en 2009 et une suite en bonnes et dues formes éditée en 2012, c’est désormais sur Nintendo Switch que la licence Torchlight s’exporte en ce début septembre 2019. L’occasion pour nous de faire le point sur cet hack’n’slash étonnant, qui n’est pas sans rappeler un certain Diablo auquel il emprunte bien plus que son genre. Verdict ?

Le scénario est anecdotique : ce n’est pas la vraie force du titre !

Apposer un avis sur le scénario de Torchlight II n’est pas évident, puisqu’il consiste à simplement… poursuivre le grand méchant de l’histoire. Dans les faits, la quête principale n’est qu’un pur prétexte pour explorer les vastes contrées offertes par le titre, amasser des tonnes et butins et dézinguer des créatures hostiles à la pelle. Clairement, Torchlight II est un jeu qui séduit par son contenu et son gameplay et non par sa trame narrative.

En tant que hack’n’slash, tout commence par la création de votre avatar et la sélection de la difficulté. Si les classes proposées sont relativement peu variées (4 au total), elles sont contrebalancées par le choix d’un familier, qui sont beaucoup plus nombreux et qui vous assisteront durant toute l’aventure. Berserker, ingénieux, embermage et renégat : à elles quatre, les différents archétypes de fantasy sont représentés. Quant aux modes de difficulté, néophytes comme vétérans sont considérés bienvenus, le jeu se voulant très accessible. Pour le reste, le soft n’innove en rien, mais renforce ses propres mécaniques et se veut plus évolué que son aîné de 2009.

Les décors proposent assez de variété pour ne pas lasser sur le long-terme !

Nous le disions plus haut, le titre cumule beaucoup d’éléments repris de la saga Diablo, et notamment du 3ème épisode tant les menus, l’interface et le gameplay lui ressemblent. Stoppons là les comparaisons pour entrer dans le vif du sujet : oui, Torchlight II est nerveux, dynamique et un très bon représentant de son genre. Les amateurs de loot à outrance, de donjons sombres et de perfectionnement de personnages y trouveront leur bonheur. L’équipement y est d’ailleurs si faramineux que l’on tombe très vite dans le travers de la collectionnite aigüe. Nous sommes toujours en recherche d’une arme plus puissante, d’une armure plus résistante ou d’accessoires plus performants. Votre familier n’est pas en reste, puisqu’en plus de se battre à vos côtés, il peut également aller en ville pour vendre votre surplus d’inventaire. Inutile de dire que la chasse au butin en est renforcée, puisque cela évite de fastidieux allers-retours.

Hack’n’Slash oblige, les donjons et autres souterrains sont de la partie !

Tout cela s’explique par un choix très intelligent qui vient en complément du reste : la génération de maps aléatoire. Les coffres, passages secrets et autres trésors ne se trouvent pas aux mêmes endroits, les parties se ressemblent donc très peu et le tout participe à renforcer la rejouabilité du titre, qui se veut donc très solide. Rajoutez à cela un mode multijoueur (qui était absent du premier épisode) et vous obtenez un vrai petit mélange à la qualité surprenante pour un titre de cet acabit. On déplorera quelques bugs du côté du menu, qui n’affiche pas les bons textes, notamment sur l’écran des statistiques où tout est mélangé. La force devient la dextérité si l’on repasse dessus et l’acuité devient la vitalité pour les mêmes raisons. Imputable à un défaut des conditions de programmation qui ont probablement sautées lors du portage vers cette version Nintendo Switch. Pas de quoi descendre le jeu en flèche : ce dernier reste techniquement très propre.

Côté direction artistique, nous sommes également servis, puisque le titre se dote d’un univers axé comics et parvient à proposer des environnements aussi denses que variés. Tombes, ruines, déserts, plaines, on en passe et des meilleures : il y a de tout et avec suffisamment de consistance pour apprécier d’évoluer dans ces beaux décors. N’oublions pas que nous parlons ici d’un jeu sorti initialement en 2012, nous ferons donc l’impasse sur les graphismes un peu « vieillot » puisque le côté enchanteur est lui bel et bien présent.

Les graphismes, un brin vieillots, sont néanmoins agréables !

La bande-son reste dans cette lignée « hack’n’slash fantasy » et propose des pistes réussies, quoique plutôt discrètes. Nous aurions préféré des thèmes plus identitaires afin de donner une âme beaucoup plus forte au jeu.

La durée de vie est proportionnelle à la rejouabilité. Selon que vous vouliez tester les quatre personnages, les divers familiers, les modes de difficultés ou encore tenter l’aventure à plusieurs joueurs (jusqu’à 4), le temps passé pourra être très court ou complètement exploser les compteurs : tout dépendra donc de votre façon d’aborder le jeu.

Toujours plus de puissance, toujours plus de butins !

Le tout est renforcé par un contenu certes classique, mais qui est fourni et abondant. Le loot, les quêtes, les pouvoirs, et bien d’autres encore : les éléments sont assez copieux pour offrir une expérience complète et divertissante. En sachant que les maps sont générées de façon aléatoire, vous pouvez être sûrs qu’il y a largement de quoi faire.

Torchlight II est donc un portage de qualité. Malgré quelques petits bugs de texte plutôt anecdotiques, il propose un contenu solide et des mécaniques qui le sont tout autant. Certes, le titre ne réinvente pas le genre mais renforce ses atouts tout en restant très convaincant. De plus, les différents défauts du premier opus étant gommés, nous avons là un jeu qui est un bon cru, quoiqu’un peu vieux, mais qui a le mérite d’offrir une alternative solide aux amateurs du hack ‘n’ slash. Une expérience agréable sur Nintendo Switch, qui profite de la portabilité de la console pour offrir une aventure plus qu’intéressante. Bravo à Runic Games.

Test réalisé par Jibenc0 sur une version offerte par l’éditeur
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