Test: Undead Horde sur Nintendo Switch

Undead Horde

Genre : Aventure, RPG, Action
Langues : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Japonais, Coréen, Portugais, Russe, Chinois
Développé par 10tons
Édité par 10tons
Sortie France : 15/05/2019
Prix : 16,99€ sur l’eShop
Taille : 880,80 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 12

Site Web Officiel

Enfermé dans une jarre depuis des millénaires, Orcen, le dernier nécromancien retrouve ironiquement la liberté grâce à un poulet.

Ni d’une, ni deux, la volaille passe de vie à trépas et devient la première recrue de la nouvelle armée. Maintenant, les morts-vivants se mettent en marche pour conquérir le monde, protégé par les ennemis jurés d’Orcen, responsables de son emprisonnement, les paladins.

Aux contrôles d’Orcen, votre quotidien tournera autour de deux choses: tuer et ressusciter. Vous évoluez de carte en carte en éliminant toute forme de vie sur le passage, que ce soit des paysans, des orcs, des scorpions, des loups ou des poulets, tous y passent !

En effet, comme tout bon nécromancien qui se respecte, il fait bon de s’entourer de cadavres ambulants. Votre troupe réagira au moindre de vos ordres qui se résument à se rassembler autour de vous, ou attaquer tout ce qui se trouve devant vous en ligne droite. Bien sûr, les cervelles putréfiées n’ont pas la réputation d’être efficaces et il arrivera que vos serviteurs partent attaquer n’importe quelle cible plutôt que de se focaliser sur un bâtiment.

Heureusement, votre personnage sait se défendre en cas de force majeure. Nombre d’équipements tomberont lors de vos destructions de villages et explorations de grottes, de quoi récupérer votre toute puissance. Dans les emplacements principaux sont assignés une arme, un sort principal et deux sorts secondaires. Les objets tombant à foison, vous aurez vite fait de trouver la combinaison gagnante qui vous permettra de traverser les cartes sans difficulté. Mais tous les sorts nécessitent du mana, alors attention à ne pas être à court alors que vous subissez directement les tirs d’une tourelle.

Si d’aventure votre nécromancien succombe à la mort (le comble pour un nécromancien), il retournera simplement à la crypte, le hub principal de jeu par lequel vous vous armez jusqu’aux dents avant de ressortir répandre la mort. Ici, des tombes représentant les ennemis tués vous permettent d’invoquer ces derniers pour qu’ils travaillent à votre compte. Pour les débloquer, il faudra au préalable en avoir occis un certain nombre pour les mériter. Là où cela devient drôle c’est que vous pouvez ramener à la vie TOUS les ennemis croisés, même les boss ! Attention cependant, votre nécromancien a une limite d’invocation et comme vous l’aurez deviné, plus le serviteur est puissant, plus il coûte en points de commande. À vous de combler vos forces et à bien les équilibrer pour ne pas les voir réduites à néant. Rassurez-vous, cette limite augmente avec le temps. D’ailleurs, à chaque montée de niveau, vous devrez choisir entre trois builds aux orientations différentes.

L’un se concentre sur la taille de votre armée, l’autre booste votre mana, tandis que le dernier augmente drastiquement vos points de vie et votre force pour qu’Orcen devienne une machine à tuer autonome car il pourrait en avoir besoin. En effet, une des plus grande frustration réside dans la faiblesse de nos serviteurs, boss ou non, qui tomberont rapidement comme des mouches.

De nombreuses quêtes vont ponctuer votre aventure. Si la majorité est obligatoire, nombre d’entre elles débloqueront au début du jeu de nouveaux marchands dans la crypte, très utile pour se ressourcer et ressortir plus puissant que jamais.

Pour finir, chaque carte est considérée comme appartenant aux morts uniquement si vous avez éliminé toute forme de vie sur la map. De plus, des trésors cachés sont disséminés dans le décor et il faudra en longer les murs pour espérer mettre la main dessus. De petits bugs peuvent être trouvés du côté de l’affichage des textes (ex: affichage anglais alors qu’on est en français).

L’enrobage de Undead Horde n’est pas le point sur lequel on le retiendra. La modélisation des personnages, correcte nous offre une panoplie de serviteurs en version squelette, contrastant avec leur forme humaine. Malheureusement, vous ne verrez les détails (très anguleux) de vos unités que lors des discussions avec les différents PNJ la faute à une caméra vue du dessus qui reste éloignée.

Les environnements traversés ne brillent pas par leur variété et ce n’est pas la bande-son discrète qui va donner énormément de vie à l’ensemble.

La traversée de la trentaine de cartes vous prendra bien 7-8 heures en comptant la découverte de tous les secrets (qui ne demandent aucune réflexion, juste de la patience en longeant les murs pour trouver le point où l’interaction est possible).

Une fois le jeu terminé, vous pouvez procéder à la seconde ère, qui représente un reset du jeu en gardant le niveau et les équipements d’Orcen.

Undead Horde derrière ses airs de hack’n’slash, nous livre une expérience de nécromancie convenable. Une variété d’unités, des morts-vivants à gogo, un cocktail qui aurait pu être efficace si le tout n’était nappé d’une forte monotonie. Le titre peine à se renouveler malgré les pouvoirs et les très nombreux objets à looter sur les ennemis ou encore les quêtes annexes qui ne font que vous faire explorer les cartes. Finalement, toutes les zones s’abordent de la même manière, la routine s’installe très rapidement et ce n’est que la découverte de nouveaux serviteurs qui motivera votre avancée.

Test réalisé par Nadium sur une version offerte par l’éditeur
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