Test : Valkyria Chronicles 4 sur Nintendo Switch

Valkyria Chronicles 4

Genre : STR, RPG, Action
Langue : Anglais (Japonais en DLC gratuit)   Sous-titres : Français, Allemand, Italien, Espagnol, Anglais
Développé par SEGA
Édité par SEGA
Sortie France : 25/09/2018
Prix : 59,99€ sur l’eShop, 49.99€ version boîte
Taille : 11488,20 Mo

Site Web Officiel

L’univers de Valkyria Chronicles est en fait une réalité alternative au notre : géographie et événements y présentent certaines analogies. Tout comme l’or ou le pétrole pour nous, la “Ragnite” est un matériau extrêmement recherché et il se trouve justement que le continent Europa en possède des réserves assez conséquentes. Celui-ci s’est donc vu régulièrement être le théâtre d’affrontements pour son contrôle. Mais alors que depuis les années 1800 l’Empire et la Fédération s’y côtoient plus ou moins paisiblement, la raréfaction du précieux minerais va mener au début du vingtième siècle à la violation d’un traité de paix. L’Empire, basé du côté oriental, décide de se mettre en marche vers l’Est afin d’annexer le continent tout entier. Bien évidemment la Fédération ne voit pas cela d’un bon œil et rentre en guerre en 1935. C’est ainsi que débute la “Seconde Guerre d’Europa”.

 

Le continent Europa divisé autour de la Ragnite

Valkyria Chronicles 4 prend place en parallèle des événements qui se sont déroulés lors du premier épisode de la franchise. Trois mois après le début du conflit, et alors que les forces impériales font une percée, le haut commandement de la Fédération décide d’une mission destinée à changer la face de la guerre : l’Opération Croix du Nord. Vous allez y incarner Claude Wallace, le commandant de l’Escadron E de l’armée d’Édimbourg. Le but sera de traverser les terres de l’ennemi jusqu’à sa capitale et ainsi défaire la chaîne de commandement.

Ni allons pas par quatre chemins, le gameplay de ce nouvel épisode est une franche réussite ! En effet, il signe le retour du système de combat “Blitz” ayant donné ses lettres de noblesse au premier opus. Chaque escarmouche commence par un briefing sur les objectifs, l’environnement et les éventuelles menaces que vous allez affronter. À vous de préparer vos hommes en fonction des informations délivrées : balles, armures… Vient ensuite le choix des soldats qui constitueront votre escouade et leur positionnement sur la carte. Chaque étape de la préparation est cruciale. Un mauvais déploiement aura pour conséquences au mieux la perte de quelques tours le temps de repositionner tout le monde, au pire le décès de vos troupes et l’échec de la mission… Une fois satisfait de vos choix tactiques l’affrontement peut enfin démarrer.

Le mode commandement

Le jeu passe en mode commandement et la carte du champ de bataille apparaît. Toute unité connue y est positionnée à l’aide du sigle correspondant à son type. Le joueur sélectionne la troupe qu’il désire faire agir, chaque action nécessite de dépenser un “point de commandement” ou “PC”. Leur nombre varie en fonction des missions et du nombre de leaders engagés. Une fois l’intégralité des PC utilisée (ou pas, si la situation vous convient), c’est au tour de l’adversaire. Mais la force du système réside dans le passage au mode action. En effet, une fois l’unité sélectionnée vous vous retrouvez aux commandes de celle-ci en vue à la troisième personne. Vous pourrez vous déplacer puis passer en mode cible afin de soigner un allié ou tirer sur un ennemi. Cette phase se joue en temps réel et vos adversaires pourront riposter si vous vous trouvez dans leur champ de vision. Le positionnement est crucial comme dans tout STR. Mais, cette fois, il vous faudra en plus tenir compte de la distance, la verticalité et la profondeur de champ.

Le mode action

Du côté des classes disponibles elles sont toutes complémentaires. Les éclaireurs sont rapides mais fragiles ; les soldats d’assaut font progresser la ligne de front avec leur puissance de feu ; les lanciers se chargent des véhicules adverses ; les snipers compensent leur faible mouvement par leur capacité de tir exceptionnelle ; les ingénieurs apportent le soutien nécessaire et enfin les blindés permettent de muscler les combats. A cela vient s’ajouter dans cet épisode une unité inédite : les grenadiers. Ce sont de véritables spécialistes du pilonnage ennemi avec leur mortier et leur utilisation sera la clef de la réussite de nombreuses missions. La dimension RPG n’a pas été oubliée. En effet, chaque soldat possède ses propres caractéristiques, ses forces et faiblesses avec lesquelles il faudra savoir jouer. De plus après chaque bataille, et selon votre performance globale, ils gagneront des points d’expériences. Ils développeront d’autres compétences comme la possibilité de contre attaquer pour les snipers ou le maniement de nouvelles armes comme le lance-flamme pour les soldats d’assaut. Attention, car ici la mort est définitive ! Si l’un des membres de l’escouade tombe au combat vous aurez au maximum trois tours devant vous pour l’évacuer. Passé ce délai, il faudra composer sans lui pour le reste de la partie. Un choix qui ne plaira pas à tout le monde mais qui fait monter d’un cran la tension lors de certaines échauffourées particulièrement tendues.

Du côté des graphismes Valkyria Chronicles 4 signe le grand retour du moteur Canvas. Déjà très performant il y a 10 ans il a bien évidemment été réactualisé par les développeurs. Nous avons ainsi l’impression d’évoluer constamment au milieu d’une gigantesque aquarelle. Chaque scène fourmille de détails et d’animations et nous faisant parfois regretter de ne pas avoir le temps de flâner. La palette de couleurs, bien qu’assez terne, colle parfaitement au thème de la guerre et n’empêche en rien une débauche d’effets visuels en tous genres lors des affrontements avec les boss.

Le moteur Canvas en action

Le chara-design ne laisse planer aucun doute : nous sommes dans une production nippone qui assume ses origines. Cela pourra rebuter tous ceux qui sont allergiques à l’univers des mangas, pour les autres la magie opère vite, très vite. Ce sont plus de soixante personnages qui croiseront votre route et tous avec une vraie personnalité. Quant à la bande son… et bien un seul conseil : branchez un casque sur votre Switch, montez le volume et profitez ! C’est en effet un réel plaisir pour nos oreilles du début à la fin. Que ce soient les musiques, les bruitages ou le doublage anglais, tout est parfait et vient renforcer l’ambiance visuelle. A noter qu’à la sortie du jeu les voix japonaises seront disponibles gratuitement en DLC.

Chacun des dix-huit chapitres constituant la trame principale se veut unique, tant par son architecture que par ses objectifs. En effet les développeurs n’ont pas cédé à la facilité du copier – coller et nous proposent des objectifs aussi variés que surprenants (une petite pensée à la mission où il faut tirer sur les panneaux par exemple). En parallèle de la trame principale le jeu nous offre la possibilité d’engranger expérience et fonds au travers des missions “escarmouches” et d’en découvrir un peu plus sur la soixantaine de soldats gravitant autour des héros avec des missions annexes. Ces dernières mettent en scènes trois personnages à la fois et nous permettent de faire le jour sur leurs relations et leur caractère. En cas de réussite il sera même possible de transformer un potentiel négatif en potentiel positif : augmentation de statistiques, précision du prochain tir, furtivité accrue…

Le QG, point de départ des missions

Dans Valkyria Chronicles 4, chaque affrontement est exigeant et nécessite de bien planifier vos attaques. Et même s’il est vrai qu’une fois le déroulement des missions connu il est plus facile de choisir les troupes de départ, l’IA s’adapte à vos actions et ne laisse pas le joueur se reposer sur ses lauriers. L’armement de l’Empire et la quantité de soldats à sa disposition donne tellement un sentiment de puissance que chaque victoire est un véritable bonheur ! Il vous faudra compter sur une bonne soixantaine d’heure de jeu pour espérer admirer le générique de fin. Un chiffre qui pourra varier en fonction de votre habitude des STR. A noter toutefois la possibilité de passer le jeu en « facile » mais ce mode est à éviter dans la mesure du possible. En effet les ennemis se verront reléguer au rang de pantins sans cerveaux et se contentant uniquement de bouger…

 

Si vous êtes un grand fan de STR, et que vous n’êtes pas allergique au style manga faisant la part belle aux dialogues à rallonge et aux personnages au profil téléphoné, alors Valkyria Chronicles 4 devrait vous combler. Entre son style graphique, son exigence dans les combats, l’ambiance et la profondeur du jeu il se hisse sans mal parmi les meilleurs titre du genre. Et pour ceux qui ne seraient pas rassasiés, plusieurs DLC sont déjà prévus d’ici à décembre dont certains gratuits ; le planning et leur contenu étant dès à présent disponibles sur le site officiel.

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Test réalisé par patbol1 sur une version offerte par l’éditeur
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