Test : Viviette sur Nintendo Switch

VIVIETTE

Genre : Aventure, Réflexion, Action, Horreur
Langues : Japonais, Anglais, Espagnol, Français, Allemand, Portugais, Russe, Chinois
Développé par DYA GAMES
Édité par DYA GAMES
Sortie France : 20/12/2018
Prix : 9,99€ sur l’eShop
Taille : 62 Mo
Joueurs : 1

Site Web Officiel

Jules Fosset se réveille sur un lit d’hôpital, désorienté et plein de questions. Le ballet commence vite dans sa chambre entre l’infirmière, le médecin et finalement l’inspecteur Marcel Davault. Ce dernier semble vouloir des réponses à des événements récents, survenus sur l’îlot des Neuville où notre “héros” et ses amis se trouvaient il y a peu de temps…

Le flashback commence par la suite alors que Jules se trouve sur l’île, plus précisément dans la grand bâtisse des Neuville, laissée à l’abandon depuis un certain temps. Ces lieux semblent avoir été le théâtre d’un drame dont vous allez apprendre les détails au fur et à mesure. Alors qu’il ne devait s’agir que d’une visite, Félice, la soeur du héros semble décidée à rester pour une raison inconnue et ce n’est pas sa soudaine envie de le tuer qui va le rassurer sur sa clarté d’esprit.

Viviette est un jeu d’aventure aux commandes simples. Vous pourrez courir, allumer ou éteindre votre lampe, interagir avec le décor et ouvrir votre inventaire. Les gâchettes sont donc nullement utilisées. Le manoir des Neuville étant très peu éclairé, vous évoluerez dans des décors sombres avec pour seule source de lumière votre lampe.

Soyons clair dès le début : vous n’allez pas voir du pays. L’aventure se déroule exclusivement dans le manoir et ses alentours. Loin d’avoir une progression alambiquée, le titre demeure classique et dirigiste : vous irez d’énigme en énigme pour obtenir différentes clés qui ouvriront de nouvelles parties du manoir.

Ces puzzles seront pour la majorité très simples et ne vous demanderont que très peu de réflexion. Cependant, votre exploration sera loin d’être relaxante. Votre soeur possédée, armée d’un couteau fera aléatoirement des apparitions dont le seul but sera de vous occire.

Ne possédant pas d’arme, vous n’aurez d’autre solution que la fuite. Et si par malheur vous vous faisiez attraper, il vous faudra vous débattre pour échapper à son étreinte et repartir de plus belle. Cette mécanique supposée apporter du stress ne semble présente que pour donner un minimum de challenge au titre, car se faire attraper par Félice sera l’unique manière de mourir (sans compter la possibilité ponctuelle de tomber d’un rebord de fenêtre).

On regrettera l’absence de carte pour se repérer dans le manoir, mais il faut admettre que vu sa taille, on s’y retrouvera très facilement passé quelques heures à l’intérieur à essayer de trouver de nouveaux indices.

DYA GAMES nous offre un jeu tout en pixel. Loin d’être sommaires, les environnements sont très fournis, glauques par moment et laissent deviner la présence passée de vie dans le manoir. En plus de ça, contrairement aux décors génériques de RPG, il vous sera possible d’interagir avec de nombreux éléments, de quoi visualiser de manière plus réaliste ce que pourrait être cette scène en pixel dans le monde réel. Et même si ces derniers n’apportent rien, on apprécie le souci du détail apporté à cet effet. Les animations du personnage sont assez simples mais demeurent de très bonne facture.

Discrète, la musique se fera parfois plus stressante lorsque vous serez poursuivi par la Félice possédée. Globalement, le fond musical demeurera inquiétant et mystérieux, une ambiance parfaite pour un soft sombre.

Viviette est un de ces jeux qui dispose de plusieurs fins. Sans solution, vous risquez fortement d’obtenir la mauvaise fin lors de votre premier passage. Pour varier les objectifs, une liste de succès vous incitera à recommencer plusieurs fois l’aventure en récupérant par exemple tous les messages éparpillés dans le manoir qui vous conteront l’histoire tragique de ses précédents occupants ou encore en terminant le titre en moins d’une heure. Et ce dernier est loin d’être insurmontable.

Une fois la structure du manoir et la solution des énigmes connues, Viviette se parcourt bien plus rapidement que les six heures nécessaires à votre première exploration. En-dehors de ces différents défis, le jeu ne dispose pas de réelle rejouabilité.

L’expérience de DYA GAMES est plaisante à vivre. L’exploration du manoir se fait aisément mais il sera recommandé de prendre des notes si vous avez une mauvaise mémoire étant donné l’absence regrettable de carte et d’annotation. Les énigmes sont simples sans être enfantines et permettent une progression efficace. Voyez ça comme un bien ou un mal : dans tous les cas, le côté horreur est relativement peu poussé même si l’ambiance est particulièrement réussie. Ainsi, le titre conviendra même à celles et ceux qui sont sensibles à ce genre de jeu. Enfin, l’histoire des Neuville se révèle plutôt captivante mais finalement sans grande profondeur et on reste sur sa faim. En somme, Viviette est une aventure simple, sans grande prétention et qui a le mérite d’être divertissante même si on en aurait aimé un peu plus.

Test réalisé par Nadium sur une version offerte par l’éditeur
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