Test : Void Terrarium sur Nintendo Switch

Test : Void Terrarium sur Nintendo Switch

Genre : Rogue-Like, RPG, Dungeon-Crawler
Langues : Anglais
Développé par Nippon Ichi Software
Édité par Nis America
Sortie France : 10/07/2020
Prix : 39,99€ sur l’eShop, à partir de 49,99€ version boîte
Taille : 785,00 MB
Joueurs : 1
Age minimum : 7+

Site Web Officiel

void tRrLM(); ou Void Terrarium est un rogue-like développé par Nippon Ichi Software et édité par Nis America (Disgaea, The Legend of Heroes : Trails of Cold Steel III…). Il prend place dans un monde post-apocalyptique ravagé par des champignons. En effet, leurs spores toxiques ont décimé la majeure partie des êtres vivants, obligeant les humains à se réfugier sous terre.

Hélas, ces derniers ont épuisé toutes leurs ressources et se sont construits un robot à l’intelligence exceptionnelle, sous forme de terminal, pour les aider à gérer leur abri de fortune. Constatant l’égoïsme et le matérialisme de ses maîtres, l’IA met fin à l’espèce humaine. Mais elle est pleine de remords et en manque de compagnie.

C’est alors qu’une souris réactive par mégarde un petit droïde qui gisait parmi tant d’autres, et prend contact avec l’IA. Peu de temps après, ce robot découvre l’existence d’une petite fille nommée Toriko. Un vrai miracle ! Mais elle est en très mauvaise santé. Prise d’affection, l’IA décide alors de l’aider et demande à la souris robotique de construire un terrarium pour assurer sa survie.

Le joueur incarne le robot en forme de souris, baptisé Robbie par l’IA. Notre but est de prendre soin de Toriko et de rassembler les différentes ressources nécessaires pour bâtir et renforcer un terrarium. Cet abri sera l’ultime maison de l’enfant car les spores flottent même dans les souterrains.

L’accomplissement de notre mission se fait en deux parties. La première se situe dans le refuge. Nous nous déplaçons vers la droite ou vers la gauche, nous communiquons avec l’IA ou Toriko, et nous pouvons crafter des matériaux et substances dans les menus.

C’est aussi l’endroit où nous pouvons stocker nos ressources et gérer tout notre petit monde.

La seconde partie se passe dans les ruines. C’est ici que démarre la phase de dungeon-crawler. A la manière d’un Pokémon: Donjon Mystère ou d’un Chocobo: Donjon Mystère, nous progressons dans des donjons de plusieurs étages dans lesquels nous affrontons des ennemis et récupérons des items. Les stages sont générés de manière aléatoire (rogue-like donc) et se constituent de salles, de couloirs et d’un téléporteur pour aller au niveau supérieur.

L’imprévisibilité est au rendez-vous. Impossible de savoir à l’avance quelle sera la configuration du donjon. Par contre nous savons qu’une ressource clé se cache à l’intérieur de chaque ruine. Pour progresser, il faut se renforcer. Vaincre des ennemis fait monter la jauge d’expérience. Lorsque nous gagnons un niveau, il est possible de choisir entre deux aptitudes, comme une meilleure défense, une attaque spéciale ou un boost de stockage. Mais tout repart à 0 lorsque nous quittons le donjon.

Parlons de l’équipement. Le « sac » n’est pas très grand et nous ne pouvons pas transporter énormément de matériaux. Il faut donc choisir judicieusement ce qui est à garder et ce qui est à jeter. Les kits de réparation permettent de gagner de la vie tandis que les batteries sont très utiles pour rester en charge. En effet, à l’instar des pommes dans Pokémon: Donjon Mystère, notre droïde doit rester actif. Si sa batterie est à sec, c’est la fin de l’exploration. Et l’énergie part très vite…

Heureusement, Void Terrarium n’est pas punitif. Si nous perdons toute notre vie ou toute notre charge, ce n’est pas un game over qui nous attend. Nous retournons tout simplement dans le refuge et nous conservons, malgré tout, tous les items récupérés. Un gros plus qui nous empêche d’être frustrés après de longues balades dans les ruines, surtout lorsque l’on a pas de chance ou que l’on tombe sans arrêt sur des maisons de monstres…

Si les ressources permettent d’améliorer le terrarium, d’autres sont essentielles pour faire progresser la défense, l’attaque ou encore les points de vie. De quoi résister davantage dans les ruines, qui deviennent de plus en plus difficiles. Il faut alors crafter encore et encore. L’exploration est alors une nécessité à la fois pour nous, joueur, mais aussi pour Toriko.

La petite fille a vraiment besoin d’attention. Mourante au début, elle devient peu à peu en meilleure forme. Mais pour ça, il faut surveiller son état de santé. Voici une des particularités de ce jeu. A la manière d’un Tamagotchi, nous utilisons un Pet Nanny pour suivre l’enfant à distance. Insalubrité, maladie, faim…une interface indique tout ce qu’il faut savoir, même dans les ruines. Les adeptes des petits animaux électroniques devraient s’en donner à cœur joie. Pour les autres, cela peut être un vrai handicap.

Le gameplay est donc assez varié et en plusieurs phases. Le début est par contre assez long. En effet, le tutoriel nous met à contribution au moins une heure. Si on ne rentre pas dans l’histoire, il est facile de décrocher. Les parties dans les donjons ne sont pas très originales et rappellent trop les ténors du genre. Mais Void Terrarium a plusieurs cordes à son arc comme des mécaniques complexes poussant à l’exploration et au craft, mais aussi de la gestion et beaucoup de poésie.

L’équipe de Nippon Ichi Software a soigné sa direction artistique. Les moments dans le refuge sont très chouettes avec son ambiance sombre qui contrebalance avec les spores lumineux des champignons. Ces derniers ont beau être toxiques, ils brillent d’une teinte verte claire. Robbie et Toriko ont ce côté « mignon » dans leur design qui les rend attachants.

Les passages dans les donjons sont toutefois plus génériques. Les décors sont froid et déshumanisés, avec une palette de couleurs tournant autour du gris et du marron. Le bestiaire, principalement des robots, n’est pas très diversifié. Quant au level-design, il ne se renouvelle pas trop, malgré le côté rogue-like.

Il n’y a presque pas de voix, tout est sous-titré…mais en anglais. Ce soft ne bénéficie donc pas d’une localisation en français. C’est assez dommage car toute l’histoire et les recommandations passent par les dialogues et les joueurs les moins à l’aise avec la langue de Shakespeare risquent d’avoir un peu de mal à avancer.

Les musiques sont éthérées dans le refuge et, a contrario, plus dynamiques, style dubstep dans les ruines. Elles sont sympathiques, mais répétitives et pas vraiment mémorables.

Le jeu nous fait tenir plusieurs dizaines d’heures. Avec ses (longs) dialogues, ses séances de construction et d’exploration, il y a de quoi faire. D’autant plus qu’il faut jouer sur deux tableaux : bâtir le terrarium et renforcer notre souris robotique. Faible, elle l’est définitivement, et si nous n’améliorons pas ses caractéristiques, c’est le die ‘n retry qui nous attend au sein des ruines.

Pour les plus téméraires, un donjon particulier s’ouvre vers la fin de l’histoire. Interminable, il nous pousse à aller le plus loin possible pour dénicher le plus d’éléments possibles et battre notre record d’étages parcourus.

Ce n’est pas évident de s’aventurer sur le terrain du rogue-like quand le genre a été exploité à de très nombreuses reprises. Void Terrarium s’en sort plutôt bien. Il reprend à la fois les forces et les faiblesses du style, pour le meilleur mais aussi pour le pire. Toutefois l’histoire est captivante et la direction artistique aux petits oignons. Bien que les donjons et les ennemis ne soient pas très variés, le gameplay alterne entre exploration, craft, gestion et même simulation de vie avec le Pet Nanny aux faux airs de Tamagotchi. Avis aux amateurs…

 

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