Test : War Tech Fighters sur Nintendo Switch

War Tech Fighters

Genre : Action, Shooter, Simulation
Langues : Anglais, Espagnol, Français, Italien Sous-titres : Anglais, Espagnol, Français, Italien
Développé par Blow Fish Studios
Édité par Drakkar Dev
Sortie France : 27/06/2019
Prix : 17,99€ sur l’eShop
Taille : 4344,25 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 12+

Site Web Officiel

Les mechas sont extrêmement populaires au Japon. Un nombre incalculable d’animes, de mangas et de jeux-vidéo reprennent le concept du personnage incarné dans une armure robotisée. On pense notamment à Goldorak, aux Gundam, à Armored Core ou à Front Mission. Difficile donc de passer à côté quand on s’intéresse un minimum à la culture nippone. Face à ce succès, la concurrence occidentale tente d’imposer ses licences (Halo, Titanfall…) sans toutefois réussir à créer des égéries. Le studio italien Drakkar Dev (Monkey Racing, Clash of Puppets…) ne désespère pas et nous propose War Tech Fighters sur Nintendo Switch.

Dans un futur très éloigné, l’humanité a conquis une partie de la galaxie. Elle a cependant été malmenée par un ennemi belliqueux : l’Empire Zatros. Pour lutter contre l’oppression, les colonies rebelles de Hebos et d’Ares doivent mettre leurs différends de côté. Leurs seuls moyens de défense sont les « War Tech », des mechas géants à la pointe de la technologie. Nous incarnons le capitaine Nathan Romanis, un des rebelles, qui parcourt la galaxie en compagnie de son équipage.

Le jeu est très futuriste et se passe intégralement dans l’espace. Nous déplaçons notre personnage dans le vide stellaire grâce à des propulseurs attachés à son armure robotisée. Cette dernière est très sophistiquée et possède de nombreux atouts pour le combat. Le bouclier permet de contrer les attaques des ennemis. Son utilisation est sommaire mais fait l’affaire. Les canons (cadence de tir élevée) et les missiles (dégâts colossaux) sont essentiels pour détruire les sbires de l’empire à distance. Les munitions sont illimitées mais dépendent d’une jauge d’énergie qui, si elle se vide, nous contraint à attendre quelques secondes avant qu’elle se recharge.

Qui dit mecha dit corps à corps. Une énorme épée est utilisable pour les combats rapprochés. Il n’y a pas beaucoup de combinaisons. On se contentera d’un coup lourd (plus lent) ou d’un coup léger (plus rapide) et éventuellement d’une animation lors des coups de grâce. Enfin, deux points de vue sont possibles : première ou troisième personne.

Les missions, au nombre de 33, sont plutôt variées. A travers toute la galaxie, nous défendons des points clés ou sauvons des alliés menacés par des offensives adverses. Nous inspectons des zones, piratons des données, et récupérons des matériaux, de l’expérience et de l’argent. Enfin, nous pouvons aussi infiltrer l’ennemi et détruire ses flottes majeures, parfois avec une limite de temps.

Le tout est scénarisé, tel un film, grâce à des dialogues dans lesquels les personnages principaux interagissent entre eux. Ces derniers sont de vrais clichés (le casse-cou, la sérieuse, l’amiral intransigeant, le comique…) mais apportent un peu de rythme à une histoire linéaire et sans surprises.

Entre chaque mission, nous retournons faire une pause dans notre vaisseau. Et c’est là que se met en place la personnalisation de notre mecha. En effet, il est possible de constituer notre armure selon nos goûts. Si le choix des couleurs est un détail, l’optimisation de chaque membre de notre exosquelette est indispensable pour aller au bout de notre aventure. Des équipements spécifiques modifient les statistiques de nos tête, corps, bras et jambes.

Les matériaux, préalablement récupérés lors de certaines missions, permettent d’alimenter le service Recherche & Développement. Au fur et à mesure, de nouvelles technologies sont à découvrir pour renforcer notre armure, et ce, en échange d’argent. Plus on avance, plus l’équipement est sophistiqué et plus les upgrades sont chers. En retour, la puissance de notre mecha est décuplée.

Le style graphique est directement inspiré des animes japonais. Les mechas ressemblent de près ou de loin à des Transformers ou à des Gundams. La panoplie épée/bouclier va ainsi dans ce sens, de même pour les couleurs flashy des armures. On aurait aimé un peu plus de personnalité dans leur design, toutefois.

A côté de cela, les personnages, les vaisseaux et le style de narration rappellent les blockbusters américains (Pacific Rim…). C’est énergique et grandiloquent à souhait. Le doublage, en anglais, est tout à fait correct, même si certaines voix manquent d’entrain. Notons tout de même qu’il existe une traduction française, bien que le jeu propose par défaut la langue de Shakespeare.

War Tech Fighters est fluide et souffre rarement des baisses de frame rates. Certains environnements sont magnifiques (planètes, champ d’astéroïdes, soleil brûlant…) et d’autres manquent de détails. On regrettera la taille de la police, trop petite, et son manque de contraste. Que ce soit en mode portable ou en mode docké, il faudra se rapprocher de l’écran ou froncer les sourcils  pour lire les inscriptions. Les temps de chargement sont aussi assez longs et tendent à détourner notre attention.

La bande-son, signée Ricardo Bellistri, mélange cuivres, violons et éléments électroniques pour un rendu futuriste. Quelques riffs de guitares électriques apparaissent à certains endroits pour apporter plus d’énergie. Dans l’ensemble, les compositions sont puissantes mais manquent de mélodies. On ne retiendra aucun thème particulier.

War Tech Fighters n’est pas avare de contenu. Des défis annexes peuvent être déverrouillés en collectant des éléments de missions cachées. Cela permet d’obtenir de nouveaux mechas ainsi que leurs propres aptitudes. De quoi enrichir l’expérience de jeu. De plus, un simulateur nous entraîne pour acquérir de l’expérience et des matériaux rares.

Un mode « New Game + » nous autorise à recommencer le jeu pour terminer les quêtes qui étaient impossibles à faire. Nous conservons tous nos équipements et statistiques, et il est alors possible d’améliorer encore et encore notre armure. À la fin, cette dernière devient donc surpuissante.

Enfin, un mode survie nous embarque dans trois arènes afin de remporter des récompenses spéciales. Nous affrontons des joueurs en ligne et figurons dans un classement mondial. Les bonus sont déterminés en fonction de notre rang.

Même si les jeux de mechas occidentaux ne sont pas très nombreux, certains arrivent à tirer leur épingle du jeu. C’est le cas de War Tech Fighters, qui propose un gameplay dynamique et une personnalisation poussée de l’armure robotique. Malgré son manque de personnalité, quelques linéarités et un affichage trop petit des menus, ce shooter reste une bonne découverte pour tous les amateurs du genre.

Test réalisé par Mataï sur une version offerte par l’éditeur
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