Test : Wonder Boy in Monster Land sur Nintendo Switch

Wonder Boy in Monster Land

Genre : Plateforme, RPG, Action
Langues : – Sous-titres : Anglais
Développé par Westone Bit Entertainment
Édité par Sega
Sortie France : 27/06/2019
Prix : 6,99€ sur l’eShop
Taille : 91,23 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 3

Site Web Officiel

Dans la gamme Sega Ages, je demande le Plateformer/RPG. Voilà qu’apparaît Wonder Boy in Monster Land, deuxième opus du jeune blondinet qui troque ici son skateboard pour une épée et embrasser pleinement l’univers médiéval/fantastique. Paru pour la première fois en 1987 sur borne d’arcade, et fort de son succès de l’époque, il n’est donc pas étonnant de voir son éditeur lui redonner une seconde jeunesse sur Nintendo Switch.

Bienvenue à Monster Land !

Le titre nous place dans la peau de Tom-Tom, jeune héros intrépide qui doit sauver Monster Land du dragon Meka. Simple comme bonjour, il n’en faut pas plus pour prendre les commandes et se lancer à l’aventure. Si l’histoire reste simpliste, à la limite du cliché, il faut bien garder en tête que nous parlons d’un jeu qui souffle ses 32 bougies cette année : on lui pardonne évidemment cette facilité scénaristique.

Si vieillir signifie se bonifier avec le temps tel un bon vin, alors Wonder Boy in Monster Land est un cru de choix. Une touche pour se diriger, une pour attaquer et enfin une pour sauter : là sont vos uniques options. Sobre, simple et pourtant très efficace. Pourtant, le titre prend à merveille son virage RPG et vous forcera à fouiller les niveaux à la recherche de points bonus et, surtout, d’or. En effet, vous pourrez trouver tout au long de votre progression des PNJ et autres marchands qui se feront un plaisir de vous vendre de l’équipement indispensable à votre avancée. Epées, boucliers, casques, armures, sorts, potions… Il y a assez de diversité pour transformer Tom-Tom en véritable forteresse armée sur pattes. En revanche, il faudra tout de même faire preuve d’une certaine retenue, car les objets vendus sont souvent si chers qu’il n’est pas possible de les acheter lors d’un premier passage (ou alors se contenter du « bas de gamme »).

Certaines phases de plateforme peuvent devenir rudes !

Il faudra alors faire preuve d’observation pour trouver de l’or, le meilleur moyen étant de vaincre les différents boss mais au risque d’y laisser la vie. Ce n’est pas tout, puisqu’un sablier, situé en bas à gauche de l’écran, fait peser un stress permanent sur votre partie en vous ôtant de la vie au fur et à mesure du temps qui passe. Il est possible de lutter contre ce phénomène et trouvant des sabliers, mais ceux-ci sont bien cachés. L’intérêt du jeu se trouve alors dans votre capacité à gérer la difficulté, le temps qui passe, votre inventaire et surtout votre argent. Ce cocktail sera la seule manière d’atteindre la fin des 12 niveaux qui vous attendent.

Vous rencontrerez plusieurs PNJ dans l’aventure !

Car oui, le jeu est dur… Très dur. Il faudra faire appel à du sang-froid et de la concentration pour ne pas mourir régulièrement et recommencer le level. Pour autant, rassurez-vous, il est possible de faire appel aux commandes spéciales propres à la gamme Sega Ages (et propre aux portages rétro de ces dernières années), à savoir la sauvegarde manuelle et instantanée : la meilleure invention contre les crises de nerfs. En effet, d’un simple aller-retour dans le menu, vous pouvez sauvegarder votre session en cours et la reprendre exactement là où vous l’avez laissée. Très pratique !

Typiquement implanté dans les années 80, les graphismes suintent la nostalgie et l’arcade de l’époque. Si l’on peut trouver une certaine redondance dans la progression des niveaux (avancer, acheter, tuer le boss, etc.), il faut bien admettre que les décors, changeants, parviennent à donner un souffle à l’aventure.

L’ambiance est rétro à souhait : un plaisir !

Il en va de même pour l’OST, cohérente et dynamique, qui donne envie de repartir dans la salle d’arcade du quartier pour faire une partie « à l’ancienne ». De plus, les pistes sont assez nombreuses pour ne pas donner un effet redite, ce qui n’était pas toujours le cas pour ses concurrents d’alors qui ne proposait souvent qu’un seul thème lut en boucle. Ce n’est pas grand-chose, mais il était important de le souligner.

Concernant la durée de vie du titre, il est si particulier que tout dépendra de votre façon de jouer et si, oui ou non, vous utilisez à outrance la fonction de sauvegarde instantanée. Dans tous les cas, le jeu sera court, très court. Il est possible de le terminer en moins d’une heure, selon vos nombres de morts et la difficulté à abattre les boss, dont certains sont vraiment retors.

Certains boss vous donneront du fil à retordre !

La durée très courte peut donc rebuter. Cependant, d’autres modes sont présents afin d’augmenter la rejouabilité, et l’initiative est plutôt bonne. Ainsi, vous pourrez effectuer un « New Game + » en conservant votre ancien équipement, ou alors tester vos talents dans les modes Arcade et Défis, qui proposent eux aussi un challenge non négligeable. Heureusement que ces ajouts sont inclus, car sans cela, le prix demandé de 6,99€ n’aurait pas été justifié.

Très bon titre réservé aux fans d’Arcade en manque de challenge, Wonder Boy in Monster Land se suffit à lui-même et propose une expérience mêlant plateforme, défi et mécaniques RPG : un bon mix qui fonctionne bien, malgré les 32 ans qui nous sépare de la sortie initiale. Techniquement abouti, il regorge d’éléments séduisants. Le revers de la médaille est sa durée de vie, bien trop courte, mais agrémenté de modes annexes boostant la rejouabilité. Un bon titre Sega Ages, en somme, qui a toute sa place dans un catalogue rétrogaming.

 

Test réalisé par Jibenc0 sur une version offerte par l’éditeur
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