Test : Wonder Boy : The Dragon’s Trap

WONDER BOY : THE DRAGON’S TRAP

Genre : Plateformes, Aventure, Action
Langues : Japonais, Français, Allemand, Italien, Espagnol, Portugais, Anglais
Développé par Lizardcube
Édité par : DotEmu
Sortie France : 18/04/2017
Prix : 19,99€ (11,99€ jusqu’au 09/08/2018) sur l’eShop, 29.99€ version boîte
Taille : 862,98 Mo

Site Web Officiel

Originalement sorti sur Game-Gear et Sega Master System durant l’année 1989 et créé par Ryuishi Nishizawa, Wonder Boy troisième du nom aura su marquer toute une génération de joueurs de par le fait que le héros pourra changer d’apparence tout au long du jeu afin de mener à bien sa quête mais aussi pour son gameplay fantastique pour l’époque. Je me revois encore tout petit aider ma sœur à vaincre les différents boss ou encore la voir s’énerver car elle n’arrivait pas à passer un couloir rempli de monstres.

Pour les anciens gameurs, nous avons tous passé des heures sur ce monument du jeu vidéo et c’est donc avec beaucoup de nostalgie que je vais tâcher de vous faire découvrir ce fabuleux portage qu’a décidé de nous proposer Lizardcube. Ce soft vaut-il tous les honneurs qu’a reçu son prédécesseur ? Voyons cela !

Ce qu’il faut savoir, c’est que le scénario du jeu est resté identique et ce même des années plus tard.

De ce fait, vous incarnez notre héros s’apprêtant à dérouiller le Mecha-Dragon qu’il traque depuis une eternité. Vous allez me dire, « A quoi bon commencer par la fin du jeu ? ». Et c’est là que je vous répondrais qu’est toute la subtilité car vous n’affrontez pas le boss final de Wonder Boy : The Dragon’s Trap mais le boss final de Wonder Boy(II) in Monster Land. Quoi de mieux que de nous proposer la fin du jeu précédent pour débuter sa suite ?

Ainsi, armé de votre épée de légende et de votre bouclier, vous allez parvenir à défaire ce vil dragon. Mais alors que vous pensiez votre mission achevée, tout ne se déroule pas comme prévu… En effet le Mecha-Dragon ayant anticipé sa défaite, dans un ultime souffle, vous jette une malédiction vous transformant en « Lizard Man ». Eh oui… Vous imaginant déjà victorieux, à raconter vos exploits à vos amis autour de choppes d’hydromel, j’ai le malheur de vous apprendre que la fin d’une aventure appelle souvent le commencement d’une nouvelle…

Fraîchement métamorphosé en homme lézard, vous allez de nouveau devoir vous battre mais cette fois pour retrouver votre apparence originelle et tout ce que je peux vous dire, c’est que ce ne sera pas chose aisée.

Un scénario donc, somme toute simpliste, mais qui à l’époque avait su ravir des dizaines de milliers de joueurs et pour les nostalgiques, n’ayez crainte rien n’a changé !

Jeu de plateformes aux allures de metroidvania, votre héros devra parcourir différents environnements pour vaincre de nombreux ennemis et adopter de nouvelles transformations avant de retrouver sa forme initiale. Différentes formes ? En effet durant votre périple vous aurez la possibilité de vous changer en Lizard Man capable de carboniser ses adversaires à l’aide de boules de feu, en Mouse Man tenant un bouclier et une épée pouvant marcher sur les murs à damier construits à l’équerre, ou encore en Hawk Man pouvant voler. D’autres formes sont disponibles mais je vous laisse le loisir de les découvrir. De plus vous aurez à votre disposition un panel d’armes secondaires (Tornades, boules de feu, flèches…) pouvant vous sortir d’un mauvais pas.

Chaque transformation vous donnera accès à un lieu qui lui est propre tout au long duquel vous progresserez pour arriver au boss du domaine qui une fois vaincu vous octroiera un cœur de vie supplémentaire et vous changera de nouveau.

Afin de vous reposer, vous approvisionner ou encore vous soigner, vous aurez au centre de la Map, le village d’où partent tous les chemins.

Pour les habitués du genre, votre (re)prise en main du jeu sera rapide car, là non plus, Lizardcube n’a rien changé en ce qui concerne le gameplay.

En revanche, pour les joueurs voulant découvrir ce soft, la découverte sera peut-être un peu rude. En effet le coté linéaire du jeu en rebutera certains.

Chaque niveau est constitué de la même manière : un long couloir tortueux semé d’embûches venant perturber votre progression. La difficulté en dent de scie obligera sans nul doute les novices du genre à effectuer quelques pauses après chaque niveau réussi afin de souffler un peu.

Pour les boss, une fois leur stratégie d’attaque assimilée et un minimum de technique vous parviendrez à en venir à bout.

La difficulté du jeu pourra être réglée avec trois niveaux de complexité, mais sachez que même en choisissant la plus simple, certains passages se révéleront plutôt ardus.

Prenez en considération que le jeu ne vous apportera aucune aide concernant la direction à prendre pour faire évoluer votre histoire. Vous devrez aussi « utiliser vos sens » afin de percevoir les objets et autres portes dérobées menant à des endroits secrets.

Enfin sachez que, même si cela n’apporte rien au gameplay, vous aurez la possibilité d’incarner Wonder Girl dés le début du jeu.

Ce que je peux vous dire, c’est que le studio s’est sublimé en réalisant un véritable travail d’orfèvre. Prenez un jeu rétro déjà excellent à la base, ajoutez-y une patte graphique travaillée et vous obtiendrez un jeu tout simplement extraordinaire.

Le soft, fidèle au premier du nom, a été pris tel qu’il était et des graphismes d’un style bande dessinée cartoon ont été apportés donnant un résultat vraiment joli.

Les couleurs éclatantes sont vraiment apaisantes. Dans les endroits sombres comme au fin fond d’un château ou dans une forêt, bien que des couleurs froides soient utilisées, l’application des tons donne un rendu qui pourrait limite rendre ces lieux accueillants.

Vous pourrez vous prélasser en contemplant la teinte chaude d’un coucher de soleil mais prenez garde à ne pas vous endormir car un ennemi pourrait surgir a tout moment.

Les animations, aussi bien de votre avatar que de vos ennemis sont extrêmement bien retranscrites donnant vie au monde qui vous entoure.

Pour sublimer le tout, d’un petit coup de gâchette (ZR), vous aurez la possibilité de basculer en affichage 8-bits afin de retrouver les graphismes du Wonder Boy original.

Concernant la bande-son, je ne peux qu’être ébloui par le travail de Michael Greye et son orchestre. Ces derniers ont réussi à transformer merveilleusement les partitions du jeu en mélodies envoûtantes.

Ainsi toutes les mélopées originales ont été retravaillées à l’aide de véritables instruments de musique. Les vents et les cordes s’entrecroisent afin de reformer une bande originale retranscrite sous différents genres (rock, jazz, folklorique…) nous laissant ainsi ouïr un subjuguant concert.

J’en veux pour preuve qu’au moment où j’écris ces lignes, l’ost du soft tourne en boucle.

Tout comme pour les graphismes, vous aurez la possibilité d’écouter pendant votre aventure les musiques rétro-originales.

Concrètement, le jeu n’a pas une durée de vie extraordinaire n’oublions pas que c’est un portage pur et dur sur la Switch d’un jeu de la fin des années 1980.

Si vous avez connu la version originale, il va s’en dire que ce nouvel opus sera terminé en 3 ou 4 heures en ce qui concerne l’histoire principale.

Cependant si vous êtes un néophyte voulant découvrir cette licence il vous faudra certainement plus de temps pour venir à bout du soft.

La durée de vie sera bien évidemment quelque peu rallongée si vous décidez de mettre la main sur tous les secrets du jeu, sachez que de nouvelles cachettes ont été ajoutées.

Tout dépend de quel côté vous vous situez. Si vous êtes un joueur du Wonder Boy : The Dragon’s Trap de la première heure, vous ne pourrez être qu’éblouis par tout le travail effectué par le studio de réalisation. Vous retrouverez la jouabilité du passé accompagnée de somptueux graphismes et d’une Bande Original sublime.

Cependant si vous découvrez pour la première fois la légende de l’humain change-formes, bien que vous trouviez le jeu beau et les musiques jolies, il se peut que vous soyez un peu dérangé par le gameplay assez raide ainsi que la difficulté relevée de certains passages.

Quoiqu’il en soit d’un point de vue impartial, on peut dire que le portage du jeu sur notre console hybride est tout bonnement réussi en attendant la sortie de Monster Boy and The Cursed Kingdom.

Test réalisé par Hylians sur une version offerte par l’éditeur
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