Test : Xenon Racer sur Nintendo Switch

XENON RACER

Genre : COURSE, ARCADE
Langues : Anglais, Français, Allemand, Espagnol, Italien, Coréen, Japonais, Russe, Chinois, Néerlandais, Portugais
Développé par 3DClouds
Édité par Soedesco
Sortie France : 26/03/2019
Prix : 49.99€ sur l’eShop, 49.99€ version boîte ici 
Taille : 5685,38 Mo
Joueurs : 1-2
Age minimum : 3+

Site Web Officiel

Un an et demi après la sortie du très sympathique All-Star Fruit Racing (testé ici par nos soins), le studio italien 3DClouds est de retour avec un nouveau jeu de course arcade nommé Xenon Racer. Cette fois-ci, nous quittons les îles paradisiaques remplies de fruits pour nous propulser vers le futur.

Nous sommes en effet en 2030 et la Ligue Mondiale des Prototypes a décidé de passer aux voitures volantes. Pour faciliter cette transition, certains des meilleurs constructeurs ont conçu des véhicules hybrides alimentés au xénon et testés lors d’un grand championnat mondial.

Malgré son cadre futuriste, Xenon Racer est un jeu de course comme un autre. Le but est, évidemment, de terminer tous les circuits en étant premier et de remporter le championnat. Pour cela, il faut bien entendu accélérer, freiner si besoin, et prendre des virages serrés pour distancer ses adversaires. Il n’y a pas d’armes spécifiques pour nous aider, mais un système ERS (Energy Recover System) nous permettant de stocker de l’énergie pour ensuite nous en servir comme turbo. Pour gonfler nos batteries à bloc, il faut soit rouler sur des zones de charge, soit déraper en jouant avec le bouton de l’accélérateur.

Cela semble facile au premier abord, mais en réalité, ce n’est pas vraiment le cas. En effet, la majeure partie du jeu se base sur les dérapages (drift). Sans eux, il est très difficile de remporter la victoire. À la manière d’un Ridge Racer, ils nous permettent de tenir la route, de concurrencer nos opposants, mais aussi de prendre de la vitesse. Leur prise en main est malheureusement compliquée, surtout lorsque les virages s’enchaînent, et il ne faut absolument pas en rater un seul, sous peine d’être le dernier de la compétition. Maîtriser son véhicule devient donc essentiel, anticiper un virage est primordial, et se crasher dans un mur, impensable. Les novices en jeux de course auront donc bien du mal à s’adapter !

Même si la vitesse n’est pas aussi vertigineuse que dans un Wipeout, nous dépassons sans grande difficulté les 300km/h, surtout lors des phases de boost. Ce dernier nous procure une agréable sensation de vitesse. Il est par contre à utiliser avec parcimonie. Si les lignes droites sont l’occasion rêvée pour dévoiler tout son potentiel, l’activer dans les virages signe l’arrêt de mort de nos véhicules.

En effet, ces derniers ne résistent pas beaucoup aux dégâts. Leur intégrité est représentée par une barre de vie située sur le côté gauche de l’écran. Dès que le pourcentage tombe à 0, la voiture est réinitialisée et téléportée de nouveau sur la piste. Cela aurait pu être intéressant si la carrosserie se disloquait au fur et à mesure des chocs, ou s’il y avait une véritable pénalité lors du passage de la jauge à 0. Ce n’est malheureusement pas le cas.

Les adversaires sont particulièrement agressifs. Ils n’hésitent pas à nous envoyer sur le côté de la route et font souvent barrage pour nous empêcher de doubler. En plus de cela, leur conduite est irréprochable. Ils utilisent toujours leurs boosts aux moments les plus opportuns et prennent les virages sans aucun problème. Il devient alors difficile de les rattraper et les joueurs les moins persévérants finiront, pour la plupart, très frustrés. Et l’équilibre, dans tout ça?

Il est toutefois possible de customiser son véhicule pour améliorer certaines fonctions. On peut modifier énormément de parties : la carrosserie, les roues, les jantes et même les ailes. Chaque pièce change certaines statistiques (accélération, maniabilité, recharge du boost…) et il est nécessaire de bien les étudier pour obtenir le dernier cri de la haute technologie. En plus de cela, nous pouvons choisir les couleurs, et créer notre automobile idéale.

Visuellement, Xenon Racer paraît très en retard. Les textures sont baveuses, des zones de flou envahissent l’écran lors des boosts et le clipping est utilisé à tort et à travers. Les circuits manquent de détails, et les couleurs fluo n’améliorent pas la visibilité. Le jeu tourne tout de même avec Unreal Engine ! L’ambiance futuriste est quasiment inexistante (2030, vraiment?) et les environnements ne sont absolument pas vivants. Pour couronner le tout, le framerate est à la traîne et les temps de chargement sont inhumains. Une vraie déception sur Switch !

Les circuits sont nombreux et sont supposés nous faire voyager dans des pays comme le Japon (Tokyo), les Etats Unis (Boston, Miami), les Emirats Arabes Unis (Dubaï) ou la France. Les villes sont toutefois méconnaissables et il est difficile de savoir dans quelle partie du monde nous nous situons. Pas de dépaysement à l’horizon, donc, même si le circuit de la Côte d’Azur interpellera les amateurs de Gran Turismo.

L’éditeur Soedesco a fait appel à EDM Monstercat pour la bande-son du jeu. Ce label électro canadien a donc mis en avant les créations de ses artistes. On retrouve quelques pointures du genre comme Melano, Rameses B, Noisestorm ou encore Tokyo Machine, et on alterne entre deep house, glitch-hop, dubstep ou encore drum and bass. Il s’agit par conséquent de musiques dynamiques, au feeling futuriste, qui s’accordent bien aux jeux de courses modernes.

Toutes les voix sont en anglais (mais dispensables) et les menus sont, quant à eux, en français. Il n’y a donc pas de problèmes majeurs de compréhension.

La jouabilité est bien présente puisque Xenon Racer encourage fortement la persévérance. Il faut alors tenter tous les modes, les recommencer autant de fois que nécessaire, et effectuer tous les défis disponibles. Cela permet de débloquer des circuits, des accessoires, des peintures, mais aussi de nouveaux véhicules aux looks improbables. Les hardcore gamers devraient pouvoir s’y retrouver !

Championnat Xenon Racing : c’est ce qui se rapproche le plus du mode histoire. Le but est de remporter toutes les courses afin d’être élu meilleur pilote de voitures hybrides.

Course Rapide : nous choisissons notre véhicule, une piste, et c’est parti !

Ecran partagé : ici nous avons la possibilité de défier un autre joueur dans une course hors-ligne en écran partagé. Une bonne nouvelle pour ceux qui aiment les défis à deux.

En ligne : nous pouvons participer à des compétitions et à des championnats en ligne et ainsi défier des joueurs du monde entier. Par contre, un abonnement au service Nintendo Switch Online est nécessaire…

Contre-la-montre : tout est dans le titre, le but est de battre des records de temps.

Guerre de checkpoints : une trentaine de secondes nous sépare du prochain point de passage, il faut ainsi tous les atteindre avant la fin du temps imparti !

Élimination : il s’agit d’une sorte de mode survie dans lequel nous devons toujours être en tête. Les derniers du peloton finissent pas être éliminés au bout d’un certain temps.

Mode libre : nous choisissons de nouveau un véhicule et une piste, mais cette fois-ci le nombre de tour est illimité. Une bonne manière de s’approprier les circuits.

Même s’il se passe dans le futur, Xenon Racer n’apporte rien de nouveau à l’horizon. Le gameplay est simple au possible et ne nous fait pas rêver. Les graphismes sont datés et manquent d’inspiration. La maniabilité n’est pas toujours au rendez-vous. Quant à la difficulté, elle semblera herculéenne pour les joueurs occasionnels qui ne maîtrisent pas forcément l’art du dérapage contrôlé.  Toutefois, les sensations de vitesse sont bien présentes et les modes de jeu, bien que peu divertissants, restent assez nombreux. Xenon Racer avait toutes les clés en main pour être prometteur, mais son manque d’optimisation gâche fortement l’expérience de jeu…

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Test réalisé par Mataii sur une version offerte par l’éditeur
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