Test : Xenoraid sur Nintendo Switch

Xenoraid

Genre : Shoot Them Up 
Développé par 10Tons
Édité par 10Tons
Sortie France : 17/11/2017
Prix : 9,99 € sur l’eShop
Taille : 114,29 MB

Site Web Officiel

Top chrono, je suis un style de jeu vidéo qui a cartonné dans les salles d’arcade dès les années 70, Atari a grâce à moi vendu énormément de consoles. J’ai ensuite vu beaucoup de choses s’ajouter à mon gameplay, comme un défilement horizontal ou vertical, ainsi que des boss. Durant les années 90 j’ai réussi à survivre sur NeoGeo et sur les 16bits, mais je suis malgré moi devenu un genre de niche et je n’ai plus beaucoup évolué. Heureusement quelques pépites sorties sur Saturn, sur Dreamcast, mais aussi sur PC ont prolongé ma durée de vie. J’ai ensuite assez peu changé et on a fini par m’oublier.
Aujourd’hui je vis un revival étonnant, sur toutes les consoles, mais principalement sur la Switch grâce à quelques bons jeux adaptés des smartphones et de la NeoGeo… Je suis? Je suis le Shoot Them Up !

Xenoraid a une histoire hors du commun pour un Shump. Je pose ici le pitch : Nous sommes en 2030 environ, des humains vont dans l’espace et rencontrent des Aliens, qui nous attaquent. Damned, on dirait l’histoire racontée par Iron Savior sur l’album éponyme et son successeur Unification. Notez que c’est une histoire incroyable et surtout totalement nouvelle dans le genre. Personne n’y avait jamais pensé.
Plus sérieusement, voici simplement un prétexte idéal pour faire une guerre intergalactique.

Avant de prendre votre vaisseau en main, vous allez devoir faire quelques petits réglages.
En premier il va falloir acheter des bonus pour les vaisseaux. Protections, missiles ou bien refroidisseurs d’armes principales seront à votre disposition. Ensuite rendez-vous au Fighter Bay. Ici on vous propose de choisir des upgrades pour vos armes, notamment des tirs plus rapides. Vous pourrez aussi acheter de nouveaux vaisseaux lorsque les vôtres auront été détruit. Vous voilà prêt à débuter votre mission.

Nous sommes sur un shoot vertical où le tableau est fixe. Vous pouvez vous déplacer partout et vous devez détruire vos ennemis qui descendent vers vous en meute ou chacun leur tour.
La prise en main est simple, le tir classique se fait à la gâchette droite et le tir secondaire à la gâchette gauche. Le déplacement se fait au stick gauche. Et enfin, avec les boutons du joy-con droit vous allez pouvoir changer de vaisseaux en plein combat. Et c’est là, toute l’originalité de Xenoraid.
Si dans les Shump habituels vous pouvez changer d’armes avec des options chopées durant le niveau, le jeu de 10Tons vous permet de switcher ces armes grâce en fait au changement de vos unités volantes. Les boutons A,B,X ou Y représentent chacun un vaisseau, avec des caractéristiques différentes, certains étant plus rapides, d’autres causeront moins de dégâts, mais seront plus résistants… Peut-on parler ici de stratégie, pas vraiment, pas plus du moins, qu’un autre Shoot.

Outre cette possibilité de choix d’unité, Xenoraid marque une autre petite différence vis à vis de ses collègues. En effet le nombre d’ennemis à éliminer par map est prédéfini. X croiseurs, X chasseurs etc. et point de fin de mission tant que tous ne sont pas détruit. Ce n’est pas une innovation majeure, mais pourquoi pas. A noter que les paterns sont gérés de façon aléatoire et qu’il ne vous servira donc à rien d’apprendre le niveau par cœur.
Pour progresser plus facilement, vous allez récolter de l’argent. Une fois une belle somme amassée il vous sera possible d’améliorer vos armes, acheter des vaisseaux plus puissants, des canons qui chauffent moins vite etc.

Comme dit un peu plus haut, la map est fixe et donc tout au long du niveau on aura le droit à une seule image. Dur dur, d’autant que les ennemis sont eux aussi très peut inspirés. Quatre boss et six ou sept vaisseaux différents seulement. Les explosions n’ont elles rien d’extraordinaires. Vous le voyez, ce n’est pas de ce coté là non plus que Xenoraid se fait attirant. Coté musique, c’est plutôt ennuyeux aussi, car c’est discret, beaucoup trop discret.

5-6 heures pour terminer le mode solo. Un bel exploit pour un shoot !
A coté de ça, Xenoraid nous offre un mode survivor avec la possibilité de jouer en infini jusqu’à ce que nos quatre vaisseaux soient explosés. Notez aussi la présence d’un classement en ligne.
Ce qui rend aussi le jeu assez difficile, c’est la présence d’une sauvegarde seulement après trois ou quatre missions. Retour à la case départ si malheureusement vous décédez avant votre sauvegarde.
Il y a pas mal de frustrations dans le jeu. La difficulté aléatoire dû aux paterns tout d’abords, mais aussi cette fâcheuse tendance de certains ennemis à vous foncer dessus. Et puis il y a le fait de subir la progression de l’histoire dans la configuration de notre vaisseau. En effet à chaque début de chapitre notre escadrille repart de zéro, résultat, toutes options ou upgrade ont disparu.

Enfin, la durée de vie se voit un peu allongé grâce à la possibilité de jouer en coopération, jusque quatre simultanément. Et je crois que même si le challenge n’en est que plus facile, l’originalité du jeu est bel et bien là car combien de Shoot Them Up proposent la possibilité de jouer à plus de deux ?

Xenoraid est un nouveau venu sur la longue liste de ce genre élitiste et confidentiel. Il est difficile de se faire une place et surtout de marquer les esprits, dans ce style de jeu où ce que l’on veut principalement est simplement de passer du bon temps.
Ici, la lenteur du gameplay (sauf peut-être en mode Hard) est un frein au plaisir. On attend désespérément les paterns, on s’étonne d’une difficulté aussi aléatoire et mal dosée, on se désole d’une richesse visuelle aussi pauvre, bref, Xenoraid n’est pas le messie et le peu qu’il apporte au gameplay en fait nullement un bon jeu. Dommage.

Test réalisé par C2ric sur une version offerte par l’éditeur
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