Test : Yurukill: The Calumniation Games sur Nintendo Switch

Test : Yurukill: The Calumniation Games sur Nintendo Switch

8.1

SCENARIO

8.5/10

GAMEPLAY

8.0/10

GRAPHISMES

7.5/10

BANDE-SON

8.5/10

CONTENU ET DUREE DE VIE

8.0/10

Les plus

  • Un mix de gameplay qui fonctionne
  • Un shmup complet adapté à tous
  • Une bonne histoire dotée d'une traduction de qualité
  • Les voix japonaises renforcent l'immersion

Les moins

  • Des ralentissements en cas de surcharge
  • Le tactile non pris en charge

Test : Yurukill: The Calumniation Games sur Nintendo Switch

 

Genre : Aventure, Stratégie, RPG, Jeu de tir
Langues : Japonais Sous-titres : Allemand, Anglais, Français, Japonais, Coréen, Chinois
Développé par Izanagi Games
Édité par NIS America
Sortie France : 08/07/2022
Prix : 39,99€ sur l’eShop
Taille : 5703,00 MB Version 1.0.1
Joueur : 1
Age minimum : 12

Site Web Officiel

SCENARIO

Yurukill Express 999

Le réveil de Sengoku Shunju est un peu plus animé qu’à l’accoutumée. Incarcéré pour une petite durée de 999 ans, il se réveille dans une cellule qui n’est pas la sienne. Du coup il découvre de nouveaux camarades de bagne plus ou moins accueillants. Mais vous vous découvrirez vite un point commun: vous prétendez tous être innocents. Et ce malgré une condamnation en règle. Mais ne paniquez pas tout de suite, l’énigmatique Binko a une proposition à vous faire…

C’est là que l’on va vous faire parvenir une lettre pas complètement anonyme puisqu’elle semble venir du véritable coupable de votre affaire. Mais pas le temps de vous pencher dessus puisqu’il faut commencer les Yurukill Games. C’est donc en compagnie de votre exécutrice Rina Azami que vous empruntez le train pour découvrir votre première épreuve: celle des Tueurs de masse.

Aucune grève de prévue, vous arriverez à l’heure

S’il va falloir vous creuser les méninges pour en sortir indemne, gardez en tête que votre exécutrice peut vous tuer d’un seul doigt grâce à l’instant kill de sa tablette. Voilà, maintenant vous pouvez paniquer: bienvenue dans Yurukill: The Calumniation Games sur Nintendo Switch !

GAMEPLAY

Un shoot ’em up via la RC

Introduit scénaristiquement par la Réalité Cérébrale, le jeu propose un shmup à défilement vertical complet. Le vaisseau se dirige avec la précision du stick analogique et les tirs se déclenchent avec B (laissant fixes les modules acquis autour de votre vaisseau) ou A (ils tourneront autour). Pas de tir chargé comme le jeu le laisse entendre mais vous disposerez de bien plus puissant: la jauge d’Outburst.

Va-t-elle tenir à 100% jusqu’au boss ? Non.

Se remplissant au fil des morceaux d’ennemis récupérés, il faudra atteindre au moins 20 % pour déclencher:

  • Un tir à fragmentation (R ou ZR): Inflige des dégâts et détruit les projectiles ennemis tout en diminuant progressivement la jauge.
  • Une bombe à fragmentation (L ou ZL): Déclenche une explosion autour du vaisseau, vous rendant au passage invincible un court instant. Attention car cela vide intégralement votre jauge. Si vous la déclenchez à 100 %, elle permet de détruire un boss instantanément ! Enfin au moins une phase vu qu’ils en ont plusieurs. Désolé pour la fausse joie comme dirait Binko.

En plus de participer aux différents types de combo, ces 2 tirs permettent également d’attraper les têtes secrètes de Binko pour un rab de points non négligeable.

Augmentation du score ou meilleure attaque, ce choix diaboliquement cruel vous reviendra.

Faites entrer l’accusé

Yurukill: The Calumniation Games se déroule à la manière d’une enquête façon visual novel. Par l’intermédiaire d’écrans fixes (à faire dérouler par L ou R si besoin), vous fouillerez les différentes pièces à la recherche d’indices. Si vous jouez en mode portable, votre premier réflexe sera de tapoter l’écran. Malheureusement le tactile n’est pas pris en charge. Tant pis, le joystick analogique dirige très bien le curseur à l’écran.

Il passera en surbrillance sur les objets clefs

Comme tout bon jeu d’enquête, des indices seront à disposition (3 max, le dernier étant souvent la solution) pour débloquer votre situation. Et bien sûr il faudra écouter les différents personnages et lire entièrement chaque dossiers trouvés. Pourquoi ? Parce que le mode histoire mêle habilement shmup et réflexion. Je vous en parle dans le contenu.

GRAPHISMES ET BANDE-SON

Un rendu psychodélique

Plutôt sobre dans la partie visual novel, cela n’empêche pas d’observer de légers ralentissements suivant les effets graphiques utilisés. La partie shoot se veut plus psychédélique notamment lorsqu’il s’agit de briser les barrières psychologiques de son exécuteur. Et l’on constate aussi des ralentissements lorsque tous les effets s’accumulent à l’écran, aussi bien en portable que Switch dockée.

Tout est présent pour ralentir l’action

Si dans l’ensemble cela ne nuit pas à l’action, on peste un peu si notre vaisseau a déjà une vitesse lente. Du côté de la bande son, c’est du tout bon. Entre les morceaux typiquement rock (dont certains chantés) du shoot, on apprécie la qualité des voix japonaises.

Là où d’autres visual novel s’appuient sur l’exagération graphique des expressions faciales, Yurukill se repose sur des intonations précises et toujours bien placées. Comme beaucoup je ne comprends absolument pas le japonais mais l’intonation demeure universelle. Et ici elle fait mouche.

CONTENU ET DUREE DE VIE

Un parc d’attractions 100 % calomnies

Avant tout il faut choisir son mode de difficulté, impactant seulement la partie shmup. Vous démarrerez avec 5 vies dans chaque mode et par chapitre:

  • Easy: Dès que votre jauge d’Outburst atteint les 20 %, vous bénéficiez d’une bombe d’autodéfense si un ennemi vous touche. Cela vous évite de perdre une vie mais vous retombez à 0 %. Les ennemis sont peu résistants.
  • Normal: Même principe qu’en facile pour l’Outburst. Les adversaires sont plus coriaces.
  • Hell: Pas de bombe d’autodéfense. Les ennemis sont retors et c’est une pluie de boulettes.

Ensuite c’est parti pour une dizaine d’heures (en normal) alternant intrigues, énigmes, quiz et shoot ! Ce mélange improbable est à l’image des 5 équipes se battant pour sa survie: on se demande si cela va coller. Et puis tout s’imbrique méthodiquement, jusqu’au quiz (pour gagner jusqu’à 15 vies) ou à la présentation d’une preuve en plein combat pour espérer obtenir un semblant de pardon.

C’est 3 vies en moins si vous vous plantez !

Si les connaisseurs trouveront des petits clins d’œil à Ikaruga dans la partie shoot, les amateurs d’énigmes à base de logique ou de chiffres seront aux anges. Et ce malgré une petite redondance.

Mais comme les différentes histoires sont prenantes et relativement mâtures, on ne lâche pas l’affaire si facilement. Et si la partie tir n’est pas votre tasse de thé, le mode facile devrait vous permettre d’en voir le bout. Pour finir, une sauvegarde manuelle sur plusieurs slots est possible en complément de celle automatique.

Score attack

En plus du mode histoire, l’intégralité des 7 stages du shoot seront disponibles individuellement ou à la chaîne. Vous pourrez faire et refaire chaque stage avec votre vaisseau favori dans n’importe quel niveau de difficulté. Petit bonus: vous aurez 20 vies en facile, 10 en normal et 5 en hell. En plus de gagner en skill et de mémoriser les patterns des mecha-boss, la mise en ligne de votre score sera possible.

On regrette juste l’absence de suppléments une fois le jeu terminé comme une galerie ou un kiosque à musique.

Yurukill: the Calumniation Games sur Nintendo Switch réussit le pari improbable de réunir un visual novel saupoudré de psychologie et d’énigmes avec un shmup sympathique. Adapté à tous grâce à ses 3 niveaux de difficulté, il permet de se creuser un peu la tête dans une aventure aux multiples rebondissements tout en se défoulant dans les phases de shoot. De quoi sortir de l’ordinaire en cette période estivale s’annonçant aussi chaude que le mode Hell !

Test : Yurukill: The Calumniation Games sur Nintendo Switch réalisé par Pascal84 sur une version offerte par l’éditeur
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