Test : Baldur’s Gate and Baldur’s Gate II: Enhanced Edition sur Nintendo Switch

Test : Baldur’s Gate and Baldur’s Gate II: Enhanced Edition sur Nintendo Switch

Test : Baldur’s Gate and Baldur’s Gate II: Enhanced Edition sur Nintendo Switch

Genre : Aventure, RPG
Langues : Allemand, Anglais, Français
Développé par Beamdog
Édité par IdeaSpark Labs Inc.
Sortie France : 15/10/2019
Prix : 49,99€ sur l’eShop, 49,99€ version boîte
Taille : 7444,89 MB
Joueurs : 16+
Age minimum : 1

Site Web Officiel

La Switch accueille déjà une pléthore d’excellents RPG. Souvent remis au goût du jour pour offrir aux joueurs la possibilité de les découvrir ou de les redécouvrir en version portable. Même si graphiquement la console est en deçà de ses concurrentes. On éprouve un plaisir immense à jouer à Skyrim ou The Witcher 3 directement sous la couette. Donc on peut comprendre l’envie des éditeurs de porter un maximum de petits bijoux du passé sur la dernière née de Big N. Aujourd’hui, on remonte aux origines des RPG avec les versions améliorées de Baldur’s Gate 1 & 2.

Pionnier du genre sur PC, Baldur’s Gate a permis d’amener Donjons & Dragons sur un écran cathodique. Entamant ainsi la transition du jeu de rôle papier vers le RPG moderne sur console. La Switch a l’honneur de faire sienne cette légende du jeu vidéo, à nous de voir si elle est à la hauteur !

Du PC à la Switch

Beamdog avait déjà remis au goût du jour la saga Baldur’s Gate sur PC en 2012 et 2013, et ces versions sont amenées aujourd’hui sur Switch, avec quelques changements ici et là pour s’adapter à la console. Premier problème de taille : il a fallu abandonner le jeu au clavier et à la souris, remplacés ici par un menu radial parfaitement fonctionnel. En appuyant sur R2, on peut avoir directement accès à l’inventaire, aux sorts, au journal, aux cartes et bien plus encore tandis que L2 permet d’organiser son équipe. Il est également très facile de passer d’un personnage à un autre d’un simple appui sur L ou R. De ce côté là, le pari est complètement réussi et les contrôles ne paraissent pas moins instinctif que sur PC !

Un peu de modernité

Bien entendu, le plus gros changement réside certainement dans le fait que l’on peut déplacer les héros en temps réel juste avec un joystick. Un mécanisme tellement plus facile que les multiples clics à la souris de l’époque. Et cet ajout vient réparer un bug récurrent de ces jeux d’antan, à savoir les déplacements complètement anarchiques des IA, qui nous faisait bien souvent grincer des dents. Ici au moins, s’ils sont occupés à se manger les murs, on peut prendre le contrôle de leurs mouvements. Et ainsi leur montrer que l’araignée sanguinaire qui massacre leurs coéquipiers est plus problématique qu’un parpaing. On peut néanmoins toujours se servir d’un pointeur sur l’écran si on le souhaite, ce qui peut s’avérer utile en combat.

Du côté des nouveautés, on appréciera également la possibilité de mettre en surbrillance des objets ou des points d’intérêt dans les niveaux. Ainsi vous pourrez indiquer quoi faire à vos personnages, ce qui rend le tout beaucoup plus clair que sur PC à l’époque. Certains déploreront le manque de contrôles tactiles qui avaient été ajoutés sur les versions mobile du titre, mais tout est déjà si fluide ici que ce n’était en réalité pas vraiment nécessaire.

Persévérance

Bien évidemment, ce sont là des jeux old school avec tout ce que cela implique de gameplay un peu archaïque et souvent étrange pour les non initiés. Comme Baldur’s Gate est basé sur D&D, on retrouvera les lancers de dés arbitraires et les morts prématurées de personnages importants. Choses que l’on a oublié de nos jours. Au début, cela peut très vite être perturbant.

notamment lorsque des ennemis biens plus faibles arriveront à éradiquer l’équipe en un coup de chance, ou bien lorsque les héros se retrouveront incapables d’infliger même une égratignure à un misérable petit rat. Mais c’est là tout le charme de ces fantômes d’une autre époque. lorsque les jeux étaient absolument punitifs et jamais dirigistes, ce n’était clairement pas mieux qu’aujourd’hui. Cependant il a bien fallu passer par là pour un jour pouvoir tuer des dragons en Bordeciel.

Mourir et se relever

Que ce soit le système des combats où l’utilisation un peu obsolète de la magie, nombre de joueurs qui n’ont pas connu cette ère du jeu vidéo pourraient être perdus et vite se désintéresser de ces titres. Mais il suffit d’un peu de persévérance pour admirer l’ampleur de ces trésors d’un autre temps. Fort heureusement, le début du soft présente un tutoriel qu’il vaut mieux suivre religieusement pour pouvoir s’en sortir ensuite.

Alors faites attention ! Dans Baldur’s Gate 1&2, vos choix ont un impact très important sur la suite de l’aventure. Ce ne sont pas les dignes descendants du jeu de rôle papier pour rien ! Alors vous allez devoir être très impliqués dans l’aventure. Connaître vos personnages sur le bout des doigts et anticiper les actions, ce sont des jeux qui ne peuvent être suivis que d’un œil.

Le charme d’antan

Au niveau de la direction artistique, ne vous attendez pas non plus à des miracles. Ce sont là de très vieux jeux, et même s’ils ont bénéficié d’une petite refonte graphique, les développeurs ne pouvaient faire des miracles. Une option permet de zoomer dans le jeu isométrique, mais gardez vous d’en abuser, sauf si vous aimez admirer des personnages en bouillie de pixels. Ce n’est en aucun cas une critique négative, les graphismes font aussi le charme de ces perles du passé. Mais il faut néanmoins être conscient de la chose si l’on est vraiment attaché à la HD omniprésente aujourd’hui.

Old School assumé

Du côté du sound design, là encore le jeu accuse le poids des années, le doublage en anglais est très souvent ridicule et les bruitages tout autant. Néanmoins la musique n’a pas pris une ride et reste encore épique ! La durée de vie de Baldur’s Gate 1&2 Enhanced edition est absolument phénoménale ! Elle n’a sûrement pas son pareil parmis tous les RPG récents, même les plus acclamés. Car les deux jeux offrent certes un scénario différent, mais ils ne s’arrêtent pas là.

Ils se payent le luxe de compiler l’entièreté des nouvelles quêtes créées au cours des années qui viennent démultiplier le temps de jeu. Attendez-vous donc à vivre des centaines d’heures d’aventure à la sauce old-school, dans un RPG jamais détrôné !

Un portage réussi

Ce portage a été pensé dans ses moindres détails pour la Switch nomade et c’est sans doute la meilleure manière d’y jouer. Alors que le premier titre va vous permettre de vous balader dans un monde ouvert au loisir. Le second va plus vous lancer dans une quête précise avec un but à suivre, il se rapproche en cela des RPG modernes. Enfin, il faut noter que le multijoueur n’existe pas encore, mais le menu principal indique qu’une mise à jour sera prévue.

Test : Baldur’s Gate and Baldur’s Gate II: Enhanced Edition sur Nintendo Switch

Si vous n’avez jamais joué à Baldur’s Gate, alors vous aurez le choix entre deux teams. Celle qui adule ce jeu comme un pionnier, du genre déjà, mais aussi du jeu vidéo, et celle qui détestera catégoriquement ce jeu absolument punitif, brutal, et terriblement frustrant.

Quelle que soit votre position, tout le monde s’accordera à dire que c’est grâce à ces jeux là que le RPG est un genre si important aujourd’hui. Et la Switch a l’avantage énorme de nous en offrir toujours plus. Baldur’s Gate 1&2 Enhanced Edition est un portage réussi sur la dernière console de Nintendo, le titre paraît autant instinctif que sur PC. Et même s’il divisera le public, ceux qui sauront l’apprécier pourront s’y plonger des centaines d’heures durant.

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Test : Baldur’s Gate and Baldur’s Gate II: Enhanced Edition sur Nintendo Switch réalisé par Natingle sur une version offerte par l’éditeur
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