Test : Black Future 88 sur Nintendo Switch

Test : Black Future 88 sur Nintendo Switch

Genre : Action, Plateformes, Rogue-like
Langues et Sous-titres : Multilingue
Développé par Super Scary Snakes
Édité par Gambitious BV
Sortie France : 21/11/2019
Prix : 19,99€ sur l’eShop
Taille : 2000,36 Mo
Joueurs : 1-2
Age minimum : 3+

Site Web Officiel

Développé par le studio indépendant Super Scary Snakes, Black Future 88 est un action plateformer influencé par le cyberpunk à la Blade Runner. L’action se situe en effet dans le futur alternatif de 1988, une époque sombre et incertaine perturbée par un terrible cataclysme nucléaire. Un terroriste du nom de Duncan en est l’auteur et vit en tant que maître au sommet d’une tour de métal.

Les derniers bastions de l’humanité vivent en pleine nuit noire et le temps tel que nous le connaissons n’existe plus. Il sert de monnaie et nous avons exactement 18 minutes de vie devant nous. À quoi serviront-elles ? À tuer Duncan, le responsable du chaos.

On ne nous donne aucun répit. Tout démarre par un bref tutoriel dans lequel le jeu nous apprend les commandes de base. Puis le chronomètre est enclenché. Les 18 minutes s’égrènent à une vitesse alarmante. Le but est de terminer chaque tableau afin de monter les différents étages qui nous séparent du maître.

Nous avons le choix entre plusieurs personnages, chacun spécialisé dans un domaine spécifique (armes à feu, corps à corps…). Nous pouvons tirer, frapper, sauter et dasher. Ce dash s’avère très important car il nous offre l’occasion de bondir plus haut et d’esquiver – voire traverser – les tirs ennemis. Il faut donc faire bon usage des commandes pour finir les niveaux et en sortir indemne.

Evidemment, ce n’est pas aussi simple. La difficulté est saisissante. Les adversaires sont nombreux et coriaces. S’ils sont résistants, leurs armes sont aussi diablement efficaces. Ils tirent des balles ou lasers dans n’importe quel sens et certains sont très mobiles. La précipitation est un piège. Avec le temps qui s’écoule, Black Future 88 prend souvent des airs de run ‘n ‘gun, mais cela tend à nous porter préjudice. Il faut donc réfléchir vite et être assez agile avec les boutons pour éliminer tous les ennemis – boss y compris – et passer au stage suivant.

Il y a aussi des éléments de rogue-like. En effet, les tableaux sont générés de manière aléatoire. C’est un point positif, dans le sens où la partie ne sera jamais la même et cela favorise la rejouabilité. Paradoxalement, cela empêche toute forme de diversité. Les pièces sont souvent agencées de la même manière et on alterne facilité / difficulté. Impossible aussi d’apprendre de ses erreurs. Si on effleure le die ‘n retry dans la forme, dans le fond il faudra juste compter sur sa chance.

Tout est dans des tons de bleu/violet, tels les néons des années 80. Le style rétro-futuriste est assumé et on se plonge avec plaisir dans une ambiance rappelant les meilleurs films de science-fiction de l’époque. Les ennemis sont variés : planeurs, androïdes tueurs, torpilleurs et autres technologies avancées. Nos armes sont aussi futuristes : lasers, sabres électriques et autres canons. Les arrières plans sont vivants, à la fois sombres et flashy, mais ils manquent parfois de diversité.

Côté bande-son, l’immersion est totale. Pads, leads, beats et grosses nappes de claviers nous accompagnent jusqu’à la fin. C’est de la synthwave dans toute sa splendeur, froide et pessimiste, tout en restant mélodique. Difficile de ne pas monter le son à fond tant la musique est bonne.

Chaque partie dure 18 minutes, le temps de vie de notre héros. Cela peut paraître très court, mais il faut pouvoir traverser les nombreuses pièces qui composent la tour. Nous passons plus de temps à mourir et recommencer à zéro. Ce n’est qu’une fois que nous maîtrisons notre personnage qu’il est possible de terminer ces 18 minutes.

Mais le mode assisté est là pour nous aider. Il suffit juste de l’activer dans les options pour baisser le niveau de difficulté. On peut alors ralentir le temps afin de bien anticiper les actions d’un ennemi. Les patterns des boss sont aussi dévoilés pour mieux les connaître. Une manière de s’affranchir du système procédural mis en place dans ce soft.

L’expérience de jeu peut aussi se partager. Le mode co-op propose à un duo de s’allier pour mettre un terme à la suprématie de Duncan. Malheureusement, les parties ne sont pas si faciles, bien au contraire! Les combats sont bien plus hardcore. L’ensemble reste nerveux mais la confusion règne à tous les égards. Il y a trop d’éléments à l’écran, les chutes de frame rate pointent le bout de leur nez et l’écran freeze dès qu’on abat un ennemi. De quoi briser le dynamisme qui s’était installé jusqu’à présent.

Une fois Duncan vaincu, il n’est pas possible de sauvegarder et de recommencer une partie en gardant ses acquis. C’est dommage car on débloque au fur et à mesure tout un tas d’armes et de compétences spéciales. Avec un système de points, cela aurait pu donner envie de recommencer et d’améliorer son score, mais ces fonctions sont inexistantes.

Black Future 88 est un jeu nerveux et précis mêlant run n’ gun, plateformer et rogue-like. Soutenu par une direction artistique impeccable et une bande-son rétro-futuriste immersive, il plonge le joueur dans un monde cyberpunk où la tension est palpable. Nos 18 minutes de vie sont haletantes mais la difficulté en rebutera plus d’un. Le manque de rejouabilité ne donnera pas forcément l’occasion aux joueurs de recommencer une partie, même après avoir battu le maître des lieux. De courtes sessions sont sans doute plus adaptées.

 

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