Test : Blaster Master Zero 2 sur Nintendo Switch

Blaster Master Zero 2

Genre : Action, Aventure
Langues : Japonais, Anglais
Développé par Inti Creates Co. LTD
Édité par Inti Creates Co. LTD
Sortie France : 20/03/2019
Prix : 9€99 sur l’eShop
Taille : 170,92 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 12

Site Web Officiel

L’histoire de Blaster Master Zero 2 prend place directement après les événements du premier opus. Pour ceux qui n’y ont pas joué (ou ceux qui ont une petite mémoire), les développeurs ont eu l’excellente idée d’en proposer un résumé que je vous traduis ici, car malheureusement le soft n’a pas de sous-titres français. Si vous souhaitez garder la surprise, n’hésitez pas à passer les lignes suivantes et à aller directement soit au dernier paragraphe de cette section pour une brève introduction au scénario de ce deuxième volet, soit directement à la partie dédiée au gameplay.

Jason Frudnick, un prodige dans le domaine de la robotique, se retrouve projeté dans un monde parallèle alors qu’il poursuit un crapaud étrange dénommé Fred. Une fois sur place, il découvre un véhicule abandonné : Sophia III, un char de combat interplanétaire et tout terrain conçu pour repousser des mutants. Notre héros prendra ses commandes afin de parcourir cet étrange univers à la recherche de l’animal perdu. Ses aventures le guident jusqu’à Eve, l’androïde lié à Sophia III. Très vite, ils se lient d’amitié alors qu’ils exterminent les mutants. Ils finissent ensuite enfin par localiser le Mutant Noyau dans l’espace inter-dimensionnel et sauvent la Terre en éliminant définitivement cette menace sans précédent.

Néanmoins, avant de rendre son dernier souffle, le Noyau est parvenu à utiliser un parasite et à infecter Eve par la même occasion. Des cellules mutantes ont ainsi commencé à envahir et corrompre son corps. Malheureusement, aucun remède n’existe sur Terre. Bien décidé à sauver son ami, Jason décide d’explorer la galaxie à la recherche d’un moyen de guérir Eve. Accompagnés de Fred et de G-Sophia, une version améliorée de Sophia III utilisant un système nommé Gaia (voir plus bas), le binôme se dirige vers une première planète, Flosante.

Blaster Master Zero 2 est un Metroidlike, ce qui veut dire que pour avancer dans certaines zones, il vous faudra obtenir un arsenal précis, sans quoi vous pourriez vous retrouver bloqué-e-s. Souvent, ces améliorations vous permettent d’accéder à des boosts de points de vie ou de SP, mais dans d’autres cas plus intéressants encore, ils vous donnent également accès à des coordonnées débloquant de nouvelles planètes sur la carte et donc à des compétences dévastatrices que vous pourrez acquérir généralement suite à un combat face à un (mini-)boss. Ces affrontements sont un des points forts de l’opus, car ils sont à la fois bien pensés et globalement mémorables, notamment parce que c’est grâce à eux que vous dénicherez des clés dimensionnels vous ouvrant les portes de nouvelles brèches spatiales à visiter. À noter que l’utilisation de coordonnées et l’exploration de toute une galaxie donnent parfois l’impression d’être dans un véritable labyrinthe. De ce point de vue-là, le jeu réussi à mettre le joueur à la place du personnage principal, car il peut se retrouver aussi perdu que lui, d’autant que certaines phases laissent place à des énigmes, certes pas forcément très compliquées, mais tout de même fort plaisantes et gratifiantes. Bien que l’on se perde parfois dans les environnements, cela n’en devient pas frustrant, car nous sommes guidés par quelques indices donnés par les PNJs à qui il faut prêter une attention particulière dans ce soft. Les relations jouent un rôle important et c’est un ajout très plaisant que je vous laisse le soin de découvrir.

La différence principale entre ce second volet et le premier, outre l’intégration des planètes, c’est que Sophia III est à présent équipée du système Gaia, un système qui utilise la jauge bleue de SP. Cette dernière peut se recharger de trois façons différentes, dont la troisième est inédite et spécifique à G-Sophia : vous pouvez soit récolter des items bleus que vos ennemis ou les blocs que vous détruirez laisseront tomber ou alors vous pouvez décharger votre jauge complètement et elle se remplira automatiquement. La dernière option consiste à prendre de la hauteur, sauter et atterrir sur une surface plate ou à subir des dégâts. Il vous faudra donc faire preuve d’adaptabilité, car vous devrez jongler entre ces différentes options selon les situations dans lesquelles vous vous retrouverez dans le but d’en sortir victorieux.

Un autre ajout est celui des techniques de contre utilisables avec la touche X uniquement lorsque vous êtes hors de votre véhicule et dans une phase utilisant la vue du dessus dans des niveaux comparables à des donjons. Le titre en propose plusieurs aux effets tous très variés qui ont le mérite de pouvoir vous tirer de mauvaises situations. Attention, car dans cette phase de jeu, votre santé détermine également les techniques auxquelles vous avez accès ! Effectivement, plus votre santé est élevé, plus vous avez accès à des tirs aux effets très diversifiés allant du blaster de base à une sorte de mitraillette en passant par une tête chercheuse, un bouclier, ou encore un fouet paralysant. De fait, les affrontements prennent une dimension très stratégique, car il y a de nombreux tirs normaux (attaque chargée, tirs perçants, etc.), d’armes secondaires (souvent des missiles ou des sortes de bombes) et de contres à utiliser selon les situations et les faiblesses des ennemis. Ainsi, le joueur peut non seulement trouver son style de combat, mais également éviter de s’ennuyer.

Pour rappel, dans la saga Blaster Master Zero, le joueur est invité à jongler entre plusieurs phases et vues, parmi lesquelles celle que je viens de mentionner, ainsi qu’une vue en 2D à défilement latéral qui fonctionne à la fois à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur de votre tank. Enfin, vous avez également la possibilité de vous téléporter jusqu’à votre tank en ayant recours à Fred dans le menu ou de téléporter Sophia III jusqu’à vous à l’aide des points de sauvegarde.

La direction artistique du soft est de très bonne qualité avec ses deux prises de vue différentes. Les sprites sont très colorés, les environnements foisonnent de détails, chaque planète a son thème dédié avec son lot de surprises que je vous laisse découvrir pour plus de plaisir de jeu, le chara-design est top, les attaques ainsi que les divers effets qui s’enclenchent sont très sympas, et le bestiaire est assez varié dans l’ensemble, avec notamment des boss mémorables de part leur taille, les affrontements intéressants qu’ils proposent, et une musique entraînante. Cela nous amène d’ailleurs à mentionner la bande-son qui est assez réussie. Même si les pistes audio ne vont pas marquer les esprits plus que cela, il y a tout de même des titres dont on pourra se rappeler grâce à des séquences qui sortent du lot.

Le jeu propose seulement un mode aventure, mais avec un petit twist intéressant. En effet, si vous le terminez en ligne droite (possible en environ 5 heures), vous obtiendrez la mauvaise fin et vous passerez donc totalement à côté d’un pan de l’histoire du soft ! En revanche, si vous prenez la peine d’explorer chaque recoin de cet univers et de creuser un peu vos relations avec les autres personnages, vous pourrez débloquer la bonne fin — la fin secrète, donc — de ce second opus. Cela peut vous prendre entre 5 à 10 heures selon la façon dont vous vous en sortez dans la galaxie de Blaster Master Zero 2 qui, parfois, peut s’avérer être un vrai labyrinthe.

Blaster Master Zero 2 est une réussite au même titre que son prédécesseur. Ce second volet ne se contente pas de reprendre des mécaniques qui ont bien fonctionné, mais propose également des nouveautés bienvenues afin de rendre un gameplay déjà efficace encore plus intéressant. Les qualités de l’opus sont nombreuses : scénario prenant, plaisir Joy-Con en mains bien présent, direction artistique intéressante et durée de vie disons correcte… mais on se prend tellement au jeu qu’on aurait voulu que ce soit encore plus long ! Reste à voir si les développeurs vont nous proposer des mises à jour gratuites ainsi que des DLC payants pour faire durer le plaisir. C’était le cas pour le premier soft, notamment avec des guests tels que Shovel Knight ou Shantae. Une chose est sûre, les développeurs ont étendu et ouvert l’univers de Blaster Master Zero à un point qu’il est désormais possible de voir émerger de nouvelles séquelles/préquelles !

Test réalisé par LYNIX WITT sur une version offerte par l’éditeur
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