Test : Castlevania Advance Collection sur Nintendo Switch

Test :

7.5

SCENARIO

7.5/10

GAMEPLAY

8.0/10

GRAPHISMES

8.0/10

BANDE-SON

7.0/10

CONTENU ET DUREE DE VIE

7.0/10

Les plus

  • Metroidvania au top
  • Un gameplay riche
  • Un pixel-art détaillé

Les moins

  • Vampire's Kiss a mal vieilli

Test : Castlevania Advance Collection sur Nintendo Switch

Genre : Plateformes, Action, Metroidvania
Langues : Anglais
Développé & Edité par KONAMI
Sortie France : 24/09/2021
Prix : 19,99€ sur l’eShop
Taille : 673 MB
Joueurs : 1
Age minimum : 12+

Site Web Officiel

SCENARIO

La série Castlevania fête ses 35 ans d’existence, et à défaut d’avoir un nouvel épisode, c’est une collection de 4 titres GBA qui nous est transmise ici. A l’instar de la Castevania Anniversary Collection publiée en 2019 par Konami, l’éditeur nippon nous propose de replonger dans les opus qui ont fait la gloire de la licence dans les années 2000. Castlevania Advance Collection se compose des jeux suivants :

  • Castlevania Circle of the Moon (2001) : en 1830, le démon Camila réveille le comte Dracula. Morris Baldwin, un chasseur de vampire, et ses deux fils, Nathan et Hugh, tentent d’empêcher le rituel. Mais Dracula, ayant de nouveau ses pouvoirs, fait s’effondrer le sol sous les pieds des deux enfants, avant de capturer Morris. Pour sauver son père, Hugh décide de ne pas faire équipe avec Nathan, suite à divers différends familiaux, forçant l’autre fils à travers le château seul. C’est ce personnage que nous incarnons.

  • Castlevania Harmony of Dissonance (2002) : en 1748, 50 ans après que Dracula ait été vaincu par Simon Belmont, son descendant, Juste Belmont, reçoit la visite de son meilleur ami, Maxim Kischine. Ce dernier, couvert de blessures, lui apprend que Lydie, amie commune, a été mystérieusement enlevée. Maxim est amnésique et ne se souvient que de l’endroit où la jeune fille pourrait être retenue. Il emmène donc Juste devant un château non répertorié, et c’est ici que commence l’aventure.

  • Castlevania Aria of Sorrow (2003) : en 2035, l’étudiant Soma Cruz en échange scolaire au Japon, entre dans un temple ancien pour assister à une éclipse solaire. Malheureusement, il traverse par mégarde un portail qui le transporte dans le château de Dracula, en plein cœur de l’éclipse. Soma est donc contraint de le parcourir pour s’en sortir, ainsi que ses amis qui sont aussi prisonniers de cette dimension.

  • Castlevania Vampire’s Kiss (1995) : il s’agit du remake SNES de Rondo of Blood dans lequel nous incarnons Richter Belmont. Ce dernier doit sauver sa petite amie et sa sœur, aux mains de l’infâme Dracula.

GAMEPLAY

Ces épisodes GBA étaient très attendus sur Switch, et pour cause, leur gameplay n’a pas pris une ride. Suites directes de Symphony of the Night, ce sont des Metroidvania exigeants dans lesquels le joueur parcourt des châteaux labyrinthiques. Pour débloquer de nouvelles zones, il faut récupérer des améliorations, cachées dans diverses pièces. La progression ne se fait pas de manière linéaire puisqu’il faut souvent revenir sur nos pas pour prendre un passage qui n’était pas accessible. Le scrolling est à la fois horizontal et vertical. A la manière d’un RPG, nous gagnons en niveau, devenons plus fort et améliorons notre équipement. Si les commandes peuvent paraître rigides au début, on finit par y prendre goût.

Dans Castlevania Circle of the Moon, c’est un peu l’impression que nous avons au début. Un personnage lent, qui ne saute pas très haut. Il possède de plus une arme unique, son fouet. Mais très rapidement, nous trouvons des bottes, qui permettent d’aller dans les hauteurs. La sensation de progression est déjà évidente, les mécaniques du jeu nous sont présentées, et le bestiaire classique (squelettes, chauve-souris, morts-vivants) nous met dans le bain. Un système de cartes est mis en place pour nous permettre d’utiliser des pouvoirs. Récupérées sur les ennemis, ces cartes ont deux types : action et attribut. A nous de les combiner pour améliorer notre magie!

Castlevania Harmony of Dissonance, lui, est plus fin que son prédécesseur. Visuellement plus réussi, le gameplay est davantage porté par l’action. La prise en main est immédiate, avec des mouvements qui nous sont déjà familiers. Le système de points d’expérience est rapide et efficace, ce qui ne contraint pas le joueur à farmer de longues heures pour être à la hauteur. La gestion de l’inventaire, notamment au niveau des magies, est intuitive. Les boss sont mémorables. Ce jeu est une vraie réussite.

Dernier jeu à avoir conquis la GBA, Castlevania Aria of Sorrow est différent de ses prédécesseurs. Si l’histoire se passe également dans le château de Dracula, le personnage incarné Soma Cruz ne se meut pas de la même manière. Etudiant sans lien avec la chasse aux vampires, il n’est pas équipé du traditionnel fouet mais de diverses armes (épées, haches…). S’il ne possède qu’un petit couteau au début du jeu, son arsenal s’améliorera considérablement, avec à termes des armes légendaires. De plus, à l’instar du système de cartes de Circle of the Moon, Soma peut absorber les âmes de ses ennemis pour effectuer de la magie, et les effets sont plus qu’intéressants.

Quant à Vampire’s Kiss, ce jeu est plutôt à voir comme un bonus, car il n’a aucun lien direct avec la GBA. Portage SNES de l’épisode Rondo of Blood, il est plus ancien et cela se ressent dans les commandes. Moins fluide, plus difficile à manier, le personnage incarné est d’une rigidité sans pareille. La progression est lente et les sauts imprécis. Mais de cette manière, on se rend compte de l’évolution technique en l’espace de quelques années : passer de Vampire’s Kiss à Circle of the Moon est assez parlant.

GRAPHISMES ET BANDE-SON

Le pixel est à l’honneur sur les 4 jeux, et il faut dire que le rendu est toujours aussi incroyable, même sur Nintendo Switch. Bien que certains effets accusent leur âge, ça passe toujours très bien à l’heure actuelle. Les détails apportent beaucoup à l’atmosphère, magnifiée par des musiques chiptune aux relents gothiques. Mention spéciale à la bande son de Harmony of Dissonance, une des plus réussies du quatuor.

CONTENU ET DUREE DE VIE

Comme évoqué plus tôt, la collection se compose de 4 jeux Castlevania. Ils n’ont pas été modifiés, ce qui signifie qu’il n’y a pas de contenus complémentaires (pas de niveaux bonus, pas de nouvelles armes, etc). Leur durée de vie correspond à ce qui faisait à l’époque de la GBA. Pour des Metroidvania/jeux de plateforme, on est plutôt autour de 5-10h chacun pour tout faire à 100%.

En revanche, la collection possède quelques petits bonus exclusifs qui font toujours plaisir. A l’instar des 3 dernières compilations de Konami (Anniversary Collection / Arcade Classics Anniversary Collection / Castlevania Collection), nous avons des galeries avec des concept-art et des croquis d’époque. Un lecteur de musique est présent, avec la possibilité de jouer les ost de tous les jeux présents.

Des options d’affichage nous permettent de choisir entre standard, pixel perfect, ou plein écran. Des slots de sauvegarde sont aussi de la partie. Enfin, il est possible de mettre une image en arrière plan de l’écran de jeu.

Castlevania fait partie de ces séries qui ne prennent pas de rides, malgré le temps qui passe. Les trois jeux GBA proposés dans cette Castlevania Advance Collection valent largement la peine d’être possédés. Et si le prix des éditions physiques originales en rebuteront plus d’un, celui de cette version Nintendo Switch saura convaincre (20€). Les portages sont fidèles, avec de nombreuses options de confort. Le gameplay est toujours d’actualité et le plaisir procuré inimitable. Il faut simplement ne pas être allergique aux pixels ou aux commandes un peu rigides. Mais c’est une fois que nous nous adaptons aux contrôles que l’aventure peut réellement commencer.

Test : Castlevania Advance Collection sur Nintendo Switch réalisé par Mataï sur une version offerte par l’éditeur
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