Test : Catherine: Full Body sur Nintendo Switch

Test : Catherine: Full Body sur Nintendo Switch

Genre : Action, Casse-tête
Langues : Anglais, Japonais Sous-titres : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien
Développé par ATLUS
Édité par SEGA
Sortie France : 07/07/2020
Prix : 49,99€ sur l’eShop, 39,99€  version boîte
Taille : 14632,00 MB
Joueurs : 1-2
Age minimum : 18

Site Web Officiel

Des pressions et des potes

Le Stray Sheep est le bar incontournable pour Vincent Brooks, trentenaire tourmenté. Les discussions s’enchainent avec ses potes Toby, Orlando et Jonny. Les verres aussi. Ce qui n’aide pas Vincent à prendre une importante décision: doit-il épouser Katherine, sa petite-amie depuis 5 longues et heureuses années ? Cette dernière lui met la pression pour effectuer le grand saut et sceller leur amour. Elle utilise même sa mère comme moyen de convaincre Vincent. Mais rien n’y fait. Et puis vient le jour où Katherine lui annonce qu’elle est en retard…sur son cycle menstruel. La pression monte d’un cran et Vincent va devoir se décider vite. Très vite.

Marié puis arrivera…

Une histoire de Q ?

Histoire de complexifier son choix, Vincent va d’abord rencontrer Rin. Elle fuit un mystérieux personnage. Cette charmante jeune femme amnésique va trouver refuge au Stray Sheep. Elle devient même la pianiste du bar. Mais Vincent va décrocher le pompon lors de sa rencontre avec Catherine. Caractère opposé de Katherine, elle va littéralement croquer Vincent. L’irréparable est commis: Vincent a trompé sa future femme.

Katherine. Catherine. Rin. Mais s’appelle-t-elle vraiment Rin ?

Que les cauchemars commencent.

…un joli bébé !

Catherine propose 2 type de gameplay: une partie réflexion/action et une partie proche de l’animé interactif. Commençons par le gameplay des cauchemars.

Sheeppendales

Les cauchemars sont retransmis dans l’émission Golden Playhouse, émission de type téléréalité. Mais attention: une téléréalité basée sur la réflexion et potentiellement mortelle. Chaque participant se retrouve métamorphosé en mouton devant escalader au plus vite une avalanche de blocs. À chaque étage, se trouve un confessionnal où l’on nous posera une question. Et notre réponse changera inévitablement le cours de l’histoire. Rien à voir avec le confessionnal de Loft Story donc.

Ici la voix

L’Empyrée State Building

Les ascensions ne seront pas une partie de plaisir. Il faudra être rapide, consciencieux et efficace pour éviter de nombreux Love is Over. Vincent se dirige très bien quelque soit la configuration de la Switch. Les ascensions sont fluides, Vincent escalade les blocs 1 par 1 facilement sans pouvoir sauter. Attrapez un bloc pour le mettre où bon vous semble avec A et avec B laissez vous tomber si vous êtes en équilibre. Quelques items, vite indispensables, se déclencheront avec Y. Une pression sur L effacera votre dernier déplacement de bloc: c’est le Undo. Simple, efficace mais diablement retors. Une traditionnelle jauge de combo est aussi présente. Des pièges s’ajouteront au fil de l’aventure pour notre plus grande souffrance. Et pour couronner le tout, chaque fin de stage aura son propre boss: il faudra escalader encore plus vite pour éviter qu’il vous attrape !

Un (rare) combo exceptionnel

Après toute cette pression, il est tant d’en prendre une lors de la phase interactive.

Mérinos, le matelas des réveils en beauté

Vincent n’a pas le bon matelas vu sa tête au réveil. S’il a survécu à sa nuit de cauchemar, il passera sa soirée au Stray Sheep. C’est le point névralgique de cette partie. Chaque soir, détendez-vous en causant avec les clients, buvez (avec ou sans modération), payez-vous une partie du jeu rétro Raiponce ou faites un tour aux toilettes pour récupérer une surprise.

Mais surtout libre à vous de répondre comme bon vous semble aux sollicitations de « vos » femmes. Votre téléphone ne cessera de sonner: messages ou appels, vous aurez le choix de répondre ou non. Et chaque parole écrite ou prononcée est considérée comme un acte. Silence compris. Et chaque acte entraîne une conséquence sur l’histoire.

Je réponds quoi ?

D’autres lieux sont au rendez-vous, mais vous serez principalement spectateur. Tant mieux, cela vous permettra de souffler un peu.

Le style Atlus

Ne tournons pas autour du pot: nous sommes devant une production Atlus (Persona). Et même si elle date de 2011, la réalisation graphique alternant anime et CG fonctionne toujours à merveille. La Switch n’a aucun mal à faire tourner le titre. On notera toutefois un léger aliasing (nomade et dockée) lors des phases de grimpettes et un poil plus prononcé dans certaines cinématiques ou au bar. Rien de grave, vos yeux brilleront par l’éclatant style du jeu.

Vincent découvre le rendu Switch !

J-Pop X Bizet, Chopin et compagnie

L’empreinte musicale détonne. En même temps, il ne pouvait en être autrement ! Des remix de morceaux classiques tels que l’Arlésienne, Guillaume Tell ou encore la Marche Funèbre vous accompagneront lors des ascensions. L’impact tragique n’en est que meilleur. Des titres J-pop ou d’ambiance animent les séquences interactives.

Les voix sont par défaut anglaises (Troy Baker double Vincent avec panache et dépit). Les puristes passeront dans les options pour mettre les voix japonaises.

Catharsis: Full Body en solo

Pour un jeu qui ne devait pas sortir du Japon, il a pourtant une histoire universelle: l’amour et l’engagement qui en découle. Les adultes bien tassés (je n’ai pas dit vieux, hein !) trouveront écho dans certains choix à faire. Les 13 fins possibles en disent long sur les possibilités offertes. Mais attention: les puzzles peuvent être un frein pour les néophytes. Le jeu a donc le bon goût de proposer un mode sans danger pour profiter pleinement du scénario.

Ou bien vous vous lancez en mode facile afin de transpirer un peu, répondez honnêtement aux questions et profitez de la révélation que le titre apportera. Pour les amateurs de challenge, le mode difficile porte très bien son nom. Bon courage.

Le mode Remix changera uniquement la forme de certains blocs, façon Tetris. L’histoire restera identique.

Ne sous-estimez pas la porté du titre.

Babel Web

Un « petit » guest

Le multi-joueur est local ou online. Choisissez un des 13 personnages (dont Joker) et partez à la conquête de Babel: 4 niveaux + classement solo ou Colosseum/Arène en ligne: 13 niveaux. Au moment du test, les parties en ligne comportaient du lag, réduisant vos chances de gagner. Comment ça c’est une excuse facile ?

50% lag + 50% pas doué = 100 % perdu !

En local, rien à dire. Les parties s’enchaînent bien et c’est un plaisir d’enlever des blocs sous les pieds de l’adversaire. Le Undo sera désactivé pour des raisons évidentes de jouabilité en local et en ligne.

Titre unique en son genre, s’adressant à un public adulte de par ses messages et les questions qu’il pose, Catherine: Full Body réussi son rendez-vous au comptoir de la Nintendo Switch. La partie casse-tête est diabolique, tout comme l’histoire et ses nombreuses fins. Malgré son âge, Catherine n’a pas pris une ride. Sa version Full Body attend patiemment toutes joueuses et joueurs souhaitant un dépaysement vidéoludique.

 

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