Test : FoxyLand sur Nintendo Switch

Test : FoxyLand sur Nintendo Switch

 

Genre : Aventure, Plateformes, Arcade
Langues : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Japonais, Russe
Développé par BUG-Studio
Édité par Ratalaika Games
Sortie France : 29/11/2019
Prix : 4,99€ sur l’eShop
Taille : 29 Mo
Joueurs : 1 joueur
Age minimum : 3 ans

Site Web Officiel

FoxyLand est un jeu édité par Ratalaika Games et développé par BUG-Studio. Sorti initialement sur smartphones, il a ensuite été adapté sur de nombreuses plateformes et donc ici, sur Nintendo Switch.
Dans ce soft, nous incarnons un jeune renard dont la dulcinée à été sauvagement enlevée par un aigle. Héros que nous sommes, nous décidons donc de pourchasser le vil volatile au travers de quelques niveaux afin de récupérer notre chère et tendre. En ce qui concerne le scénario il n’est pas question de retournements de situations ou de péripéties incroyables. Ici il est simplement question de donner un objectif au joueur qui le pousse à terminer l’aventure. 

C’est une astuce très utilisée dans les jeux de manière générale et plus particulièrement lorsqu’il s’agit du système de plateformes. Nous devons évidemment sauter de partout et passer de niveau en niveau. La dulcinée étant simplement une excuse pour faire tout ça. Mais là où Mario utilise cette technique, parce qu’il a autre chose à apporter et qu’il crée quand même un univers autour de ce scénario, dans Foxyland ça n’est clairement pas le cas.

Image prise quelques secondes avant le drame.

Ce qui se mettra en travers de notre chemin seront des animaux tout ce qu’il y a de plus banal dans des environnements type prairie et ce tout au long du jeu. Au niveau donc du scénario et de l’univers, tout reste étonnamment “vanilla”. Aucune prise de risque ni inventivité, c’est donc terriblement classique. Le pitch d’ailleurs nous est présenté au travers d’une mini-cinématique au lancement du jeu. Tellement anecdotique que lorsque que je suis arrivé à la fin de l’aventure, j’avais complètement oublié la quête principale. 

Concernant le gameplay il est traditionnel là aussi. On se déplace et saute sur les ennemis pour les tuer. Il y a des leviers pour débloquer un passage la plupart du temps. L’objectif principal étant de suivre la piste de diamants que nous a laissé notre renarde sur son passage, donc récupérer chacun d’eux dans tout le niveau pour passer au suivant. Des cerises peuvent être collectées de manière totalement facultative, bien qu’en ramasser un certain nombre fasse augmenter la note de trois étoiles à la fin du niveau. Celles-ci permettant aussi d’acheter quelques objets esthétiques dans une boutique, tels qu’un pantalon, un bandana et autres.

Les fameux obstacles en question

On notera tout de même l’effort de recherche qu’il y a eu concernant les niveaux, certains étant simplement de la plateforme pure alors que d’autres font la part belle à des énigmes avec des leviers. Malheureusement, l’initiative est là, le résultat par contre est quant à lui, plutôt mitigé. Par exemple le niveau composé uniquement d’une énigme avec six leviers qui débloquent le passage s’il on trouve la bonne combinaison.

Ce stage a plusieurs problèmes de conception. Par exemple le fait qu’on ne puisse pas voir les différents blocs controlés par les leviers en même temps qu’on les actionne. Ce qui fait qu’on doit se souvenir de la configuration précédente pour savoir ce qui a bougé après chaque action. Ensuite, actionner un levier en particulier est extrêmement hasardeux puisqu’ils sont tous collés et que le saut est assez infernal lorqu’il requiert de la précision. Notamment parce que le jeu demande beaucoup trop de précision. Ce qui fait que trouver la combinaison est un réel défi. 

Comme abordé précédemment il vous faudra donc être extrêmement précis, ça se ressent surtout dans deux situations. Premièrement, quand il est question de sauter sur un ennemi pour le tuer, il est bien trop facile de tomber sur sa gueule et qu’on se fasse frapper à la place, occasionnant beaucoup de frustrations. Deuxièmement, c’est quand on se retrouve face à ces obstacles mouvants de bas en haut et que notre museau dépasse un tout petit peu de la plateforme, sachant que ceux-ci one-shot, je me suis retrouvé de nombreuses fois à être juste exaspéré par cette situation.

Dans Foxyland, on meurt quand même beaucoup. Ce qui est assez normal dans un jeu de plateformes me direz-vous. Mais le plus problématique, c’est que souvent on meurt pour rien ou pour de mauvaises raisons, rendant le gameflow irritant au possible et rarement vraiment amusant.

Je pense que l’aspect graphique est celui sur lequel j’aurais le moins de choses négatives à dire.Puisqu’il faut dire que c’est plutôt beau. Le jeu n’a pas une esthétique incroyable, loin de là, il n’y a qu’un seul décor tout du long, le tableau de fond se répète tous les deux mètres ce qui est particulièrement voyant. C’est très franchement plutôt correct, les graphismes sont acceptables même si oui, ça manque de prise de risque, on reste dans du très classique.

La bande son quant à elle est oubliable au possible. Rien de marquant. Je ne crois même pas que la musique principale change à un moment du jeu et les effets sonores sont comme tout le reste. Classiques.

Là, on va toucher au point qui fâche. La durée de vie.

Depuis le début je critique pas mal d’aspects, mais vous ignorez combien de temps j’ai passé dessus pour remarquer tout ça.
Eh bien, il m’aura fallu 50 minutes pour le terminer.

Il y a en tout, 36 niveaux, certains se passent en quelques secondes, quelques minutes pour les plus durs. Plus 3 niveaux d’Halloween dont deux sont des repompes d’autres niveaux et un qui est plutôt sympathique avec un boss squelette à combattre, mais eux aussi se finissent très rapidement. Si vous donnez le jeu à un enfant, peut-être qu’il y passera 3/4 heures pour les niveaux les plus techniques. Mais pour n’importe quelle personne ayant un minimum touché à du jeu vidéo dans sa vie, il ne faudra pas plus d’1h30 pour le terminer.

Début du premier niveau d’Halloween

Et malheureusement, pas une bonne heure et demi. Je ne vais pas dire qu’elle est mauvaise, loin de là. Mais quand même parsemées de pas mal de frustrations avec suffisamment peu d’amusement pour que ça en vaille le coup.

Pour 0,59€ sur Steam actuellement en promo, je pourrais même pas vraiment vous le conseiller. Alors pour 4,99€ sur l’eshop je vous laisse imaginer. Foxyland n’est même pas un si mauvais jeu, il est seulement médiocre. Ni vraiment bon, ni vraiment mauvais. Mais surtout beaucoup trop classique et court pour vous apporter quoique ce soit qui puisse en valoir la peine.

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