Test : HoPiKo sur Nintendo Switch

HOPIKO

Genre : Plateformes, Arcade
Langues : Français, Allemand, Espagnol, Russe, Anglais
Développé par Laser Dog
Édité par Merge Games
Sortie France : 10/01/2019
Prix : 9,99€ sur l’eShop
Taille : 325,06 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 3 ans

Site Web Officiel

Le scénario de HoPiKo est tout simple, mais pas ordinaire pour autant. La cinématique du début nous montre l’intérieur d’une vieille console, et on découvre que des petits personnages se chargent de la maintenir en état de marche à chaque instant. Seulement voilà, un virus, appelé Nanobyte, vient semer le trouble en infectant toutes les consoles, et c’en est fini du jeu-vidéo…

Fort heureusement, un des petits ouvriers a survécu, c’est celui que l’on va incarner, HoPiKo, et on va devoir l’aider à sauver le gaming pour de bon !

La première chose à dire, c’est que le gameplay de HoPiKo est rapide, très rapide ! A tel point qu’il n’est pas rare de terminer 5 niveaux en moins de 15 secondes, c’est pour dire. Au delà de la vitesse, c’est un jeu brutal qui va faire jouer vos réflexes et votre mémoire musculaire au niveau des doigts, car tout va reposer sur la rapidité et la précision de vos réactions. Il s’agit d’un plateformer où votre personnage se trouve dans une posture fixe, et vous devez viser puis l’envoyer vers la prochaine plateforme jusqu’à détruire le virus de chaque niveau, sans l’envoyer dans le décor sous peine de mort immédiate. Le but est donc assez simple, il suffit d’aller d’un point à l’autre du niveau le plus vite possible, en visant avec le joystick droit et en le relâchant pour projeter votre petit bonhomme sans manquer la plateforme. Dans HoPiKo, c’est vous contre les niveaux, il n’y a pas réellement d’ennemis auxquels faire face, pas besoin de se battre, mais un seul coup de travers et c’est terminé. Pour pimenter l’aventure, il y a toutes sortes de petits ajouts intelligents au fur et à mesure de votre avancée, qui rendent les niveaux beaucoup plus complexes, par exemple des lasers à éviter, des pièges et toute sorte d’objets mouvants qui vous forceront à maîtriser la physique du jeu à la perfection pour espérer en venir à bout. Prenons l’exemple d’un niveau typique : vous visez pour envoyer votre petit bonhomme sur le bord d’une plateforme pour la faire pivoter et dévier un laser, avant de vite sauter dans un canon et de provoquer une explosion avec R pour expédier votre héros à une vitesse démesurée vers le virus avant que deux portes ne se referment et vous bloquent le passage. Vous l’aurez donc compris, vous allez perdre sans cesse mais vous ne ferez que vous améliorer avec le temps, et il n’y aura rien de plus satisfaisant que de tracer votre route dans les niveaux à une vitesse expéditive et un doigté parfait. Même si les contrôles sont assez bien maîtrisés, il peut arriver d’envoyer HoPiKo dans le décor sans faire exprès en appuyant par erreur sur le joystick, et c’est parfois frustrant. Néanmoins, la Switch a l’avantage de proposer les contrôles tactiles, qui peuvent être plus aisés à prendre en main. Sachez que si vous envoyez HoPiKo à la tombe, vous recommencez les cinq mini niveaux qui composent le level, ce qui peut paraître rageant, mais en réalité tout va si vite que cela signifie perdre entre 15 et 30 secondes, donc rien de bien grave.

Une fois que vous aurez bouclé ces 5 niveaux, le jeu vous montre votre temps, et vous pouvez obtenir un check dans chacun des niveaux si vous avez été très rapide, et ainsi obtenir des level bonus. Dans chaque stage, il y a aussi une petite GameBoy à récupérer, vous obligeant à faire une petite déviation, et elle permet de débloquer de nouveaux thèmes chiptunes. Ainsi, le jeu est un réel challenge, mais il sait récompenser les joueurs qui ne veulent pas lâcher l’affaire, avec différentes choses à débloquer, notamment un mode speedrun pour ceux qui trouveraient que le jeu n’est pas assez hardcore !

Visuellement, le soft est assez simple, mais vous n’aurez pas bien le temps d’admirer les graphismes de toute façon, tant le gameplay est rapide. Les niveaux utilisent peu de couleurs, uniquement 2 dominantes à chaque fois, que ce soit noir sur rouge, rouge sur noir, noir sur jaune etc…

En terme d’audio, la bande son est réussie, les thèmes chiptunes sont variés avec 15 musiques supplémentaires à débloquer. Les pistes vous font bien comprendre que vous vous lancez dans un jeu qui ne vous laissera pas vraiment de répit, et en cela c’est un succès !

HoPiKo va avoir une durée de vie très variable en fonction des joueurs, il propose 50 niveaux plus 5 bonus, qui vont parfois se finir en moins d’une seconde, mais quelle que soit votre habileté sachez bien que vous allez beaucoup mourir, et vous pourrez aussi bien finir le jeu en quelques heures que vous arracher les cheveux à recommencer des niveaux encore et encore. De plus, le mode speedrun vient enrichir l’aventure pour ceux qui n’en aurait pas assez et qui voudraient plus de vitesse !

La version Switch a l’avantage de proposer les contrôles physiques et tactiles, combinant donc les atouts des versions mobiles et des versions consoles, mais elle n’apporte en dehors de cela rien de nouveau dans son contenu.

HoPiKo est une pépite du die and retry, offrant de vraies moments de plaisir gratifiant quand on en maîtrise les mécaniques, simples au premier abord mais redoutables en pratique. C’est un jeu qui est garanti de vous rendre addict, que vous soyez un joueur occasionnel ou un hardcore gamer, il peut vraiment plaire à tout le monde, même aux speedrunners puisqu’il propose un mode taillé pour eux. Certes ses graphismes n’ont rien d’exceptionnels, mais tout a été axé sur le gameplay, et il est tellement excellent qu’il n’y avait nul besoin de faire du zèle au niveau visuel, de toute façon, à moins d’être un cyborg, la vitesse de jeu ne vous permettra pas vraiment d’admirer la beauté des décors !

Test réalisé par Natingle42 sur une version offerte par l’éditeur
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