Test: I Am The Hero sur Nintendo Switch

I Am The Hero

Genre : Arcade, Action, Aventure, Combat
Langues : Japonais, Anglais, Espagnol, Français, Allemand, Russe, Chinois
Développé par Crazyant
Édité par Ratalaika Games
Sortie France : 30/11/2018
Prix : 9,99€ sur l’eShop
Taille :  390Mo
Joueurs : 1-3

Site Web Officiel

Au début de l’aventure, nous retrouvons le personnage alors qu’il va “enquêter” sur ce qui se trame dans un hôpital. Nous ne savons pas grand chose de notre héros. Ni son nom, ni son âge, ni d’où il vient. Les seules informations fournies sont ses exploits passés. À son actif, de nombreuses victoires face à des adversaires tels que des dragons, des ninjas ou même des terroristes !

Si vous voulez vous défouler, vous venez d’ouvrir le bon test. I am the hero est un beat them all à l’ancienne. Votre personnage va passer d’écran en écran en éliminant sur son passage les vagues d’ennemis qui ne se gêneront pas pour le submerger. Votre meilleure arme ? Vos poings. Le personnage principal est une brute épaisse qui déborde de puissance. La moindre de ses actions, que ce soit des uppercuts, des piétinements au sol ou des attaques aériennes, fera voltiger les ennemis au point de faire trembler l’écran à certains moments.

Le jeu vous incite d’ailleurs à effectuer des combos aériens car ce n’est que dans les cieux que les ennemis seront entièrement vulnérables. Le panel de mouvements à votre disposition afin de neutraliser vos adversaires  est d’ailleurs plutôt étoffé. En plus des attaques dites “basiques”, vous débloquerez également des coups spéciaux qui consommeront une barre d’énergie mais qui présenteront l’avantage de vous rendre invincible le temps de terminer l’enchaînement. Enfin, le jeu récompense le risque en permettant de réaliser une riposte destructrice si vous frappez au moment où on tente de vous toucher.

En cas de blessures trop importantes, vous pourrez vous soigner grâce à des objets perdus par vos ennemis vaincus. Mais ne comptez pas trop sur ces derniers ! En effet, l’acquisition de ces objets de soins est trop aléatoire et n’est pas systématique. Dans ce jeu, mieux vaut privilégier l’esquive et éviter tout dégât trop violent. Une dernière remarque en ce qui concerne la maniabilité de votre personnage : les sauts sont quelques peu imprécis et malheureusement trop rigides.

Vous serez récompensé à chaque fin de niveau soit par une nouvelle compétence soit par un nouvel allié. Ces derniers seront simplement des ennemis déjà battus possédant chacun leur gameplay. Ainsi vous pourrez à tout moment passer du héros à l’allié sélectionné. Ce dernier fera également office de “vie” supplémentaire si jamais vous vous retrouvez au tapis. Hélas, le panel de coups est beaucoup moins varié chez ces alliés de fortune mais certains se montreront ridiculement puissants en faisant presque de l’anti-jeu.

Si vous vous sentez un peu seul, aucune inquiétude ! Le titre se joue de un à trois joueurs, autant de personnages “clones” au t-shirt de couleurs différentes pour se reconnaître.

Même si ce type de gameplay est intéressant, il sera déconseillé de jouer en multijoueurs sur tous les niveaux. Rien qu’à deux, avec la multitude d’ennemis et d’effets visuels à l’écran, le jeu se retrouve saccadé, ce qui provoque des ralentissements trop handicapant pour un jeu de combat. Même seul, certains passages seront une véritable plaie, non par manque de technique de la part du joueur mais à cause de l’impossibilité de réagir face aux ralentissements. Ajoutez à cela les ennemis qui ont la fâcheuse tendance à vous maintenir à terre car la frame d’invincibilité au moment de se relever est beaucoup trop courte, voire inexistante, et vous pourrez voir votre barre de vie se réduire comme peau de chagrin en toute impuissance.

D’autres soucis techniques ternissent la qualité du jeu comme des chargements parfois longs, voire infinis pour certains cas, ou encore la traduction française approximative. 

Le titre brille grâce à ses performances graphiques. Les développeurs se sont autorisés toutes les folies. Du design des ennemis totalement déjantés au bloc géant de 100 combos qui écrase vos adversaires lorsque vous atteignez les dits combos, le pixel art est tout à son honneur. L’humour est omniprésent et vous le ressentirez même en vous faisant percuter par des punchlines de rappeur. Les décors ne seront pas énormément variés, la faute à une aventure un peu courte, mais auront chacun leur identité et leur vie propre.

La bande-son, quant à elle, est fantastique: un rock brutal accompagne vos échanges polis et les bruitages ont été réalisés avec soin pour les différents types d’ennemis, leur donnant à chacun une identité propre.

Le jeu ne propose que 6 niveaux. Bien sûr, il sera possible de les refaire dans différents modes de difficulté. Néanmoins, pour la première partie il ne faudra pas plus de deux heures pour voir la fin. Pour varier les plaisirs, vous disposez de deux autres modes de jeu. Un mode “Stage de combat” et un mode “Combat défi” (notez la traduction de ces titres). Le premier consiste à enchaîner le plus de vagues possible jusqu’à ce que mort s’en suive pour terminer dans un classement mondial. Le second est un contre-la-montre où il faudra battre le plus rapidement possible des adversaires. Petit bonus pour l’aventure principale : des collectibles optionnels sont cachés pour qui veut les trouver.

I am the hero fait honneur au rétro gaming et aux amoureux de pixel art. La direction artistique plaira sans difficulté, d’autant plus qu’elle va de paire avec l’humour omniprésent. Son gameplay nerveux séduira les amoureux de beat them all mais se montrera exigeant, même dans la difficulté standard. On s’amusera à faire grimper le compteur de combos en jonglant avec les ennemis lorsqu’ils nous en laissent le temps. Car hélas, le titre aurait pu être une meilleure expérience si il n’avait été gâché par des soucis techniques. En premier lieu, les ralentissements lorsque les ennemis sont nombreux à l’écran, particulièrement handicapant dans un jeu dans lequel il faut être réactif. Un peu moins dérangeant, les traductions (du moins le français) n’ont clairement pas bénéficié d’un grand soin. Enfin, quelques bugs viendront ternir le tableau.  Néanmoins, pour le prix auquel il est possible de se le procurer, I am the hero demeure un bon défouloir.

Test réalisé par Nadium sur une version offerte par l’éditeur
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