Test : Infernium sur Nintendo Switch

INFERNIUM

Genre : HORREUR, SURVIE
Développé et édité par CARLOS CORONADO
Sortie France : 12/04/2018
Prix : 22,95€ sur l’eShop
Taille : 1 Go

Site Web Officiel

Que dire…ce jeu en vue subjective nous demande d’explorer l’enfer selon Carlos Coronado, le développeur.

Le protagoniste est doté d’un pouvoir de téléportation et de télékinésie qui va lui permettre de se déplacer et d’interagir avec son environnement.

Au fil de son avancée, il devra fuir des créatures dont tout contact le tue instantanément et se frayer un chemin dans les méandres des lieux, en évitant les pièges qui y sont disséminés.

Sans préambule, il atterrit dans un lieu inconnu, nous ne savons ni qui il est, ni ce qu’il fait là. Bienvenue en enfer.

C’est là que le bas blesse.

En 1er lieu, un didacticiel ultra minimaliste nous indique comment utiliser les 2 commandes de base, à savoir se téléporter et absorber des orbes lumineux à proximité. Point. On devra comprendre toutes les autres interactions par nous même et c’est laborieux.

Entrons dans les détails. Le protagoniste possède un pouvoir, qui est concentré dans un symbole en forme de clou, présent sur son index droit. Il doit recharger son pouvoir en absorbant des orbes lumineux avec sa main. Il pourra obtenir des « clous » supplémentaires qui viendront se positionner sur ses autres doigts et il pourra ainsi ouvrir des portes magiques infranchissables auparavant.

Autre particularité du Gameplay, il n’est pas possible de se soigner ni d’attaquer (du moins dans un 1er temps, certains ennemis pourront être détruits grâce à un pouvoir obtenu ultérieurement), la fuite est la solution, mais il faudra bien calculer son coup pour réussir à s’enfuir sans se faire toucher, car en cas de contact, la sanction est immédiate. Si votre personnage meurt, vous atterrissez au purgatoire, dont vous devrez sortir pour recommencer.

C’est le 2ème point négatif : on doit faire face à un phénomène de Die and Retry, tellement présent que ça en devient lourd, très lourd. Autant les actions et le mode de déplacement sont intéressants, autant la maniabilité est désastreuse, sans parler des points de sauvegarde trop peu nombreux.

Je ne vais pas en dire plus, il y a d’autres détails du Gameplay qui sont importants, mais le minimalisme assumé du Didacticiel a une raison d’être : la découverte, la sensation de pression et d’être livré à soi-même participent à l’intérêt d’Infernium. Je m’en voudrais de vous gâcher ce plaisir et vous souhaite une bonne prise de tête.

De ce que j’ai vu, la qualité de l’image est meilleure sur Steam, mais la Switch offre un rendu plus qu’honnête et suffisamment à la hauteur pour que cela n’entache pas l’immersion.

Au niveau des sons, c’est impeccable, bien calculé et bien dosé, tout comme les musiques, qui font leur effet quand une créature surgit et vous poursuit.

Le jeu contient 17 niveaux générés aléatoirement, pour une aventure non linéaire. De plus, en fonction de la manière dont vous évoluerez dans l’histoire, plusieurs fins seront possibles, dont une qui mettra un terme à l’aventure au bout de 1 heure ou 2…mais on peut facilement compter une 15aine d’heures pour explorer tous les niveaux. La durée de vie est extensible, avec l’option partie + qui offre un contenu étoffé.

A noter que nous pouvons choisir différentes langues dans le menu, mais la traduction française est approximative et comme l’affichage est particulièrement rapide, nous n’avons pas toujours le temps de lire et d’en comprendre le sens.

Tel un artiste dont le moyen d’expression est le jeu vidéo, le développeur nous livre sa vision de l’enfer. Infernium peut être comparé à une œuvre d’art d’un style très particulier qui séduira les uns et rebutera les autres.

Une chose est sûre, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, ce jeu ne laisse pas indifférent. Même quand on n’accroche pas, on se surprend à osciller entre l’envie d’abandonner et celle d’aller plus loin.

Malheureusement, un gameplay laborieux gâche l’expérience globale. Si en plus l’univers et le côté un peu barré-abstrait d’Infernium ne vous parle pas, cela devient vite pénible, voir douloureux.

Ce mélange des genres rassemblant une cuillère de Survie et d’Horreur toute relative, une pincée de puzzle, une poignée de Die and Retry et une louche d’aventure onirique cauchemardesque, peut ne pas convaincre.

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2 commentaires sur “Test : Infernium sur Nintendo Switch”

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