Test : Lapis x Labyrinth sur Nintendo Switch

Lapis x Labyrinth

Genre : Action, Plateformes
Langues : Anglais
Développé par Nippon Ichi Software
Édité par NIS America
Sortie France : 31/05/2019
Prix : 29,99€ sur l’eShop, 39,99€ version boîte
Taille : 748,68 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7 ans

Site Web Officiel

L’histoire se déroule dans un village installé à l’entrée d’un labyrinthe. Longtemps lieu de rendez-vous des aventuriers qui voulaient s’y risquer, la fréquentation a drastiquement diminué, si bien que la petite bourgade se retrouve presque à l’abandon. Vous incarnez les derniers aventuriers ayant répondu à l’appel, l’ultime espoir pour renflouer les caisses vides et redonner le goût de vivre aux habitants.

Comme dans de nombreux titres estampillés Nippon Ichi Software vous êtes libres de former l’équipe que vous désirez. Le choix se réalise parmi 8 classes de personnages possédant chacune leur spécialité. À vous de composer le groupe de quatre joyeux lurons qui vous conviendra le mieux à commencer par leur apparence avec les quelques options de personnalisations (couleur, voix, design alternatif). Rassurez-vous, il sera possible de jongler parmi tous vos personnages tout au long de l’aventure, le jeu nous incite à tester les nombreuses combinaisons possibles.

Une fois votre équipe formée, vous voilà dans le village, le hub principal du jeu par lequel vous repasserez après chaque plongée dans le labyrinthe. Ici, il sera possible de recruter de nouveaux coéquipiers, forger et vendre des équipements, personnaliser votre équipe de diverses manières. Mais toutes ces possibilités ne vous seront pas offertes dès le début. Le soft vous fera traverser différents biomes, composé de 7 niveaux. Ce n’est qu’au terme de chacun de ces “mondes” qu’un nouveau bâtiment sortira de terre.

Maintenant, concentrons nous sur le vif du sujet, le gameplay au sein des donjons. Votre équipe apparaît de manière singulière : vos personnages sont empilés (ne cherchons pas de logique) et vous contrôlez le personnage du bas de la pile. À partir de là, un grand panel d’attaques s’offre à vous. Pour commencer vous avez les coups de base qui se modifient en fonction de la direction du stick. Les coups spéciaux fonctionnent de manière similaire à la différence près qu’ils consomment des unités de la barre des class skills.

Ces mêmes unités servent également aux assist orders, un coup spécial lancé par un des membres de votre tour. Pour continuer dans la profusion d’éléments à l’interface, la jauge d’attaque EX qui se remplit avec le temps permet de réaliser une attaque combinée avec les quatre membres de l’équipe. Ce n’est pas fini ! Votre personnage, à force d’attaquer les ennemis, entrera en état de High Voltage durant lequel un bonus de classe lui sera appliqué. Finissons par le Fever mode qui se déclenchera avec encore une autre jauge, un système festif dans lequel votre équipe invincible provoquera des explosions de gemmes à chaque ennemi trucidé, des fever gems qui appliqueront aléatoirement un bonus.

Si tout cela semble extrêmement indigeste sur le papier (et pour cause, même en jeu lors du tutoriel, toutes ces notions ont vite fait de vous embrouiller), dans les faits, paradoxalement, vous n’allez faire attention à aucune de ces jauges. En effet, l’action à l’écran mélange dynamisme et total chaos avec la profusion d’éléments laissés par les ennemis, sans parler du Fever mode qui dissimule tout bonnement les personnages derrière les pluies de gemmes incessantes. Là où le titre aurait pu être technique en alternant d’un personnage à l’autre en fonction de la situation, on obtient finalement un bon gros défouloir sans prise de tête et parfois (trop) confus dans les couloirs labyrinthiques des donjons. Il sera assez commun de voir un personnage tomber de la tour suite à un coup puissant et de ne pas réussir à le repérer pour le récupérer.

Ces donjons se divisent en plusieurs étages. Dans chacun d’entre eux, vous devrez briser suffisamment de cristaux pour ouvrir le portail vers l’étage suivant. Si certains niveaux se traversent sans prise de tête, d’autres enchaînent les culs-de-sac qui vous feront tourner en bourrique. De plus, un timer de 5 minutes se déclenche au début de chaque stage. Une fois arrivé à son terme, un fantôme géant apparaît et vous poursuivra jusqu’à vous toucher, résultant en un échec pur et dur de la mission.

Au terme des donjons, en fonction de vos performances, vous obtiendrez un certain nombre de clés à utiliser sur des coffres renfermant des armes ou artefacts à la rareté variable. Dans cette variété d’armement chez tous les personnages, on découvre une personnalisation poussée. En effet, vous choisissez votre équipement en fonction des bonus qu’il vous fournit. Par exemple, prendre une lance moins puissante mais qui offre un bonus de taille contre les dragons sera parfois plus efficace dans certaines situations. Des classes spécifiques sont d’ailleurs davantage tournées vers les bonus d’assistance qu’elles apportent plutôt que vers les statistiques de base. Mais on remarque très rapidement que peu importe les bonus passif des armes, il suffit de prendre celles avec la meilleure attaque pour terminer le jeu sans aucune difficulté.

Malgré toutes les variables existantes, la routine s’installe assez vite. Vous descendez dans le donjon, vainquez le boss, améliorez votre équipe et continuez sans autre objectif annexe.

Là où le Lapix x Labyrinth brille, c’est bien par son visuel. Dans un design résolument chibi, les personnages sont faciles à distinguer avec leurs petites bouilles empilées. Dans des décors colorés, détaillés et vivants, notre équipe combat des groupes d’ennemis aux apparences variées dans une fluidité irréprochable d’animation des sprites. Pour le coup, ce n’est pas moins de 100 designs distincts de monstres que vous croiserez lors de vos voyages dans les profondeurs du labyrinthe, même si certains seront des déclinaisons d’une même famille de monstre. Le côté musical demeure sur la lignée des autres jeux du studio, des musiques survoltées accompagnant l’action comme on aime.

Par contre, côté bruitage, les voix des personnages ont tendance à être assez agaçantes, en particulier lorsqu’on enchaîne les mêmes actions qui résultent à un véritable brouhaha. Le côté décalé japonais permettra d’ailleurs le choix étrange de pouvoir mettre des voix masculines ou féminines sur des personnages aux sexes clairement opposés.

Pour voir le bout des 10 biomes qui composent l’aventure principale, comptez une quinzaine d’heures. Si au départ, les bâtiments offrent de vraies nouvelles mécaniques comme la forge ou la boutique, les derniers n’auront pas autant d’impact en se contentant d’améliorer ceux déjà existants.

Un compendium très complet recense toutes les armes récupérées et ennemis croisés, à compléter à 100% pour ceux atteint de collectionnite aigüe.

Si vous cherchez un titre sans prise de tête à l’action effrénée, Lapis x Labyrinth pourra vous occuper de longues heures. Le soft offre un panel de personnalisation sympathique (même si on l’aurait voulu plus poussé), d’une part avec l’équipe d’aventuriers dont on fera les combinaisons les plus efficaces et d’autre part avec les armements lootés en donjon. Dommage que le titre ne propose pas un gameplay plus lisible car l’idée de fond est amusante! Empiler des aventuriers pour se perdre dans des labyrinthes en tuant des ennemis à la pelle dans un rythme survolté pour récupérer toutes les richesses qui explosent à l’écran, ça a du charme ! Pour terminer, n’oublions pas que le jeu est intégralement en anglais, mais l’histoire étant particulièrement secondaire, cela ne représente absolument pas un frein à la découverte.

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Test réalisé par Nadium sur une version offerte par l’éditeur
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