Test : Lego Ninjago sur Nintendo Switch

Lego Ninjago

Genre : Action
Langues : Multilingues Sous-titres : Multilingues
Développé par Traveler’s Tales Games
Édité par Warner Bros
Sortie France : 20/10/2017
Prix : 59,99€ sur l’eShop, 31,98€ version boîte (Fnac)
Taille : 7,67 Go

Site Web Officiel

À Ninjago, un être maléfique sème chaos et destruction. Il s’agit du seigneur Garmadon.
Son objectif : régner un jour sur la ville. C’est pour cela qu’une unité secrète composée de six apprentis ninjas a été créée dans l’espoir de déjouer ses plans, tout en protégeant les citoyens de Ninjago.

Le joueur incarnera chaque personnage même si le héros central est le ninja vert : Lloyd.
Entraînés par le grand maître Wu, l’oncle de Lloyd, ces jeunes vont devoir apprendre à maitriser l’art du spinjitsu, autrement dit « l’art ou la technique de la spirale ».
Mais quelque chose me dit, que vous ne serez pas au bout de vos surprises…

Sur papier, on s’attend à un vrai parcours du combattant afin de devenir un grand maître Ninja.
Et pourtant, rien de très compliqué. Que vous soyez apprenti ou maître dans l’art du gameplay, vous devriez tout de même avoir les compétences requises pour devenir un véritable expert puisque, comme dans les précédents jeux issus de la série Lego, vous bénéficierez d’une équipe prédéfinie, au nombre de 2 ou plus.

Vous débutez votre aventure ninja en trombe, en apprenant rapidement le maniement des armes (Katana, double Katanas, Lance, Arc,…) et l’apprentissage des différentes techniques d’attaque.
Ces techniques sont très simples à réaliser, il s’agit de taper l’ennemi en martelant la touche « Y » et/ou en réalisant des enchaînements d’attaques en sautant pour déclencher « la voie du Faucon plongeant», ou en activant une attaque des plus dévastatrices au doux nom de « l’envol du dragon ». Au gré de l’aventure, vous aurez aussi la possibilité d’avoir des capacités d’ingéniosité (dégâts plus importants, pièces x2, durée d’une attaque plus longue,…) sans oublier qu’un Shinobi doit se montrer agile, c’est pourquoi, lors de vos déplacements, vous serez amené à garder l’équilibre sur une corde ou des piquets et même courir sur les murs !

Notez que chaque personnage se voit attribuer une arme spécifique, mais ce n’est pas tout puisqu’au fur et à mesure de votre avancée, les 6 protagonistes manipuleront un spinjitsu élémentaire, s’inspirant des 5 éléments chinois.
Pour déclencher son pouvoir, il vous faudra faire preuve de patience en maintenant la touche « y » enfoncée et puis de la relâcher. L’attaque élémentaire sert également à activer certaines mécaniques du jeu ou bien à obtenir les précieux Lego dorés qui servent à débloquer des personnages et des monuments dans le jeu, en plus d’être utiles en combat.

Bien entendu, l’aventure ne se résume pas qu’à cela. Si vous avez déjà joué à d’autres jeux issus de la licence, vous savez très certainement qu’il y aura des petites phases du genre « shooter » ou bien qu’il faut savoir casser, (re)construire des objets ainsi que ramasser des pièces, dans l’unique but de débloquer des tenues pour créer et personnaliser votre propre personnage ninja. Pour ceux ou celles désirant devenir rapidement riches, un dojo sera disponible dans chaque zone une fois le niveau terminé. Dans cette salle, il faudra survivre et vaincre des ennemis lors de quelques rounds tout en ramassant les pièces afin de grossir votre score. La petite astuce réside dans l’art du combo. Plus le combo est important, plus vous multipliez les gains et meilleur sera votre classement. Si vous avez triomphé des épreuves, vous obtiendrez en plus d’une pièce dorée, de nouveaux personnages.


Un mode multijoueur local est aussi présent. Trois modes d’affrontement vous seront proposés en arènes : la « confrontation des samouraïs » où vous devrez collecter un maximum de drapeaux dans votre camp ou bien les obtenir et les garder le plus longtemps possible ; le « butin mystique » et « L’ultime arme ultime », reposent sur le même principe.

 

 

Ce que personne ne peut reprocher à TT Games, c’est l’ambiance, l’âme qu’il donne à ses jeux.
Encore une fois, le level-design est très propre, assez complet et fortement inspiré des films d’arts martiaux des années 70/80, tout en baignant dans une certaine modernité si on pense à la ville de Ninjago.

Même les musiques sont recherchées, un peu feng-shui par moment ou très rythmées à la « Kung-Fu Fighting ».
Le doublage français est correct, même si, différent de celui du film. On aura sans doute envie de se replonger dans un bon film d’époque. Un bien fou quand on baigne dans une immersion totalement en accord avec le sujet dont traite le studio. Pourtant, il fallait bien trouver un défaut. En effet, j’ai rencontré une baisse de framerates aussi bien en mode portable que sur ma TV. Quelques personnages coincés dans un étage inférieur au mien aussi.
L’expérience de jeu était plus fluide en jouant avec la tablette.

L’apprenti ninja que vous êtes sera amené à progresser dans la quête principale scindée en plusieurs chapitres, en visitant les régions qui composent l’île de Ninjago. Chaque zone est constituée d’un niveau. Une fois ce niveau terminé, vous avez accès à un mode libre bien que semi-ouvert, mais néanmoins plaisant et suffisant. Si l’on décide de ne se focaliser que sur le scénario, il suffira d’une douzaine d’heures de jeu pour en venir rapidement à bout.

Pourtant, tout maître-bâtisseur sait qu’il est intéressant de faire les quêtes annexes car sans cela, on risque de passer à côté du soft. Il est agréable de débloquer des monuments du jeu, ramasser les pièces, obtenir des personnages, mettre au tapis des vilains, faire des courses, retrouver des parchemins ou peaufiner son ninja personnel.


D’ailleurs, il est possible de le partager avec d’autres joueurs de Switch à Switch à l’aide d’un code fourni lors de la création. Il est toujours possible de faire l’aventure en étant seul ou accompagné, chacun avec un joy con en main, idem pour les parties multijoueur pour augmenter la durée de vie.
Comptez alors une trentaine d’heures.

N’ayant pas vu le film, j’ai été agréablement surpris et conquis par le jeu.
Si comme moi, de base, l’univers des shinobis vous intéresse ou encore si vous êtes un mangeur de film d’arts martiaux, alors Lego Ninjago peut énormément vous plaire malgré les petits défauts techniques, le monde semi-ouvert ou encore la personnalisation qui fait un peu pâle figure comparée aux jeux récents de la franchise.
Je pense, que l’on peut aisément pardonner ces petits soucis quand l’originalité du scénario, l’univers, les références cachées et le fun sont présents.
Un jeu moyen pour les puristes pointilleux, un bon jeu pour les grands comme les petits qui savent à quoi s’en tenir. Et qui sait, peut-être aurez-vous envie de (re)découvrir par après le film dans son entièreté si à un moment, vous ressentez le besoin de revoir certaines séquences du jeu.

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Test réalisé par Serial_Gameur sur une version offerte par l’éditeur
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