Test : METAGAL sur Nintendo Switch

METAGAL

Genre : Action, Plateformes, Arcades
Langues : Anglais, Français, Allemand, Italien, Espagnol
Développé par Retro Revolution
Édité par Ratalaika Games
Sortie France : 29/03/2019
Prix : 4,99€ sur l’eShop
Taille : 65,01 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7

Site Web Officiel

L’aventure de METAGAL commence in medias res. Le général Creeper envoie ses soldats capturer le Dr. Ray et ses GAL (des cyborgs qu’il a conçu) afin de s’en servir comme arme pour dominer le monde. Alors que les androïdes tentent de sauver leur créateur, une de leurs sœurs (GAL.0X) intervient et s’interpose pour les empêcher de nuire à son maître, qui n’est nul autre que le commandant des troupes ennemies !

Face à cette menace sans précédent, l’érudit prie en son fort intérieur que Meta, la dernière de ses créations, puisse venir à leur secours. Ray parvient à lui transmettre un message afin de lui expliquer la situation et lui demander de battre l’armée maléfique de Creeper. Néanmoins, Meta ne sent pas à la hauteur, c’est pourquoi son créateur la rassure : livrer cette bataille va réveiller en elle un potentiel jusqu’alors insoupçonné, car Meta est la GAL.00, l’androïde de combat METAGAL ! À vous de prendre ses commandes pour la mener jusqu’à la victoire… Le sort de la planète dépend de vous !

L’inspiration de METAGAL semble évidente : du nom du soft à son esthétique en passant par le game design et les mécanismes de jeu ou encore la possibilité de choisir le niveau par lequel on souhaite commencer, le titre de Retro Revolution puise clairement dans les formules qui font le succès de la saga Mega Man. Beaucoup d’éléments y sont identiques, ce qui en fait un jeu à la fois simple à prendre en main, efficace, mais également dans lequel le challenge est au rendez-vous. On saute, on attaque, on dash, on utilise des aptitudes, c’est-à-dire les compétences des boss (les autres GAL, manipulées par Creeper, ayant chacune leur point faible, comme dans la licence de Capcom), obtenues une fois vaincus, qui consomment une jauge d’énergie bleue se rechargeant automatiquement ou à l’aide d’orbes à la couleur correspondante.

On peut évidemment trouver des capsules de soin, mais aussi des rouages à utiliser avec parcimonie ayant une double utilité. En effet, ceux-ci peuvent vous servir afin de vous ramener à la vie (ce qui est pratique, car le jeu propose certes quelques checkpoints, mais ils sont assez rares) ou pour recharger une petite quantité de PV (un comme les tanks du fameux Blue Bomber) quand vous le souhaitez en utilisant votre jauge bleue. Enfin, vous pourrez également trouver des améliorations bien cachées (énergie qui se recharge plus vite, réduction des dommages subis, apprentissage de nouvelles attaques dévastatrices, ainsi de suite), souvent accessibles grâce aux pouvoirs de vos sœurs.

Autre différence, mais non des moindres : la possibilité d’incarner les autres GAL une fois que vous les avez vaincus. Ce faisant, c’est un tout autre gameplay qui s’offre à vous, car chacune d’entre elle à ses spécificités, notamment dans son arsenal. Cependant, il faut préciser que seule METAGAL est capable d’utiliser les techniques de ses sœurs. Ainsi, l’aventure prend une autre forme, car on redécouvre les environnements à travers des mécaniques variées. Selon l’androïde que vous choisirez, il sera plus ou moins aisé de venir à bout de cet opus.

Vous pouvez donc y voir une sorte de mode de difficulté déguisé, ce qui est assez ingénieux, d’autant que les morts dues à une chute dans le vide, à un impact sur des piques ou à une vague de flammes se multiplient volontiers. Cela dit, c’est surtout le level design qui vous donnera du fil à retordre, car il est plus ardu d’en venir à bout que de triompher des boss. Sur ce point-là, le titre pèche un peu, car les affrontements manquent de dynamisme. Heureusement, les vies sont illimitées et les parties sauvegardées régulièrement, ce qui rend ce soft bien plus abordable que ses aînés étant donné qu’il n’y a pas de Game Over.

La direction artistique du jeu est une formidable réussite tant au niveau des graphismes que de la bande-son. Certaines des pistes restent en tête et le tout est très cohérent. Les environnements en 2D sont détaillés et diversifiés, avec un pixel art très coloré, rendant les actions et les effets à l’écran parfaitement lisibles. Les animations ainsi que les quelques « cinématiques » sont très agréables à voir. De plus, le bestiaire est plutôt varié (environ 40 ennemis aux patterns distincts). On sent bien une vibe de nostalgie venant directement de l’ère 16 bits. Les personnages sont sympathiques, mais on regrettera toutefois que Creeper ne soit pas plus charismatique et original.

Avec ses 8 niveaux terminables plus ou moins rapidement (entre 5 à 20 minutes globalement), le jeu se boucle en 2 à 3 heures. La durée de vie du soft augmente grâce à la rejouabilité permise par la possibilité de jouer avec chacune des 4 autres GAL, mais étant plus puissantes que leur sœur, l’aventure avec elles est encore plus courte, puisqu’il faut compter environ 1 heure pour en venir à bout. Si l’on calcule avec ses données, disons qu’il y en a pour 7 heures, ce qui est très honorable pour un jeu vendu à moins de 5€. De plus, les fans de scoring seront ravis d’apprendre que vos performances sur chaque niveau vous récompensent ou sanctionnent d’une note allant de F pour les plus mauvais à S pour les meilleurs, de quoi vous donner une raison de plus de réincarner les personnages et d’explorer à nouveau l’univers du titre.

Alors, METAGAL est-il le digne successeur de Megaman ? Bien que le titre dispose de qualités indéniables, comme une direction artistique aux petits oignons, il est compliqué de faire mieux que le Blue Bomber dès lors que l’on s’approche d’un jeu de plateformes et de shooter. Sans jamais l’égaler, le titre de Retro Revolution parvient néanmoins à rendre là un très bel hommage à la licence de Capcom grâce à ses mécanismes originaux et à ses quelques trouvailles bien pensées. On citera notamment la possibilité d’incarner les autres GAL et le système de renaissance avec les rouages, rendant le jeu moins punitif et donc moins frustrant. Le vrai point fort du jeu restera indéniablement son rapport qualité-prix : 5€ pour au total environ 7 à 10 heures de jeu, c’est clairement une bonne affaire et il serait vraiment dommage de passer à côté de ce jeu indépendant.

Test réalisé par LYNIX WITT sur une version offerte par l’éditeur
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