Test : Mistover sur Nintendo Switch

Test : Mistover sur Nintendo Switch

Test : Mistover sur Nintendo Switch

Genre : Aventure, RPG, Stratégie
Langues : Anglais, Japonais Sous-titres : Anglais, Japonais, Coréen, Chinois
Développé par Krafton
Édité par Krafton
Sortie France : 10/10/2019
Prix : 27,99€ sur l’eShop
Taille : 1065, Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7

Site Web Officiel

Mist et mystères

Mistover nous entraîne au royaume d’Arta, qui n’a pas connu un passé très joyeux. Autrefois, un sombre vortex, connu sous le nom de Pillar of Despair, est apparu, et a manqué de causer l’anéantissement du monde. Car de ce dernier émergeait un épais brouillard, le mist, qui donnait naissance à des espers. Ceux-ci ne laissaient dans leur sillage que mort et désolation.

L’apocalypse

Puis un beau jour, ce fut fini. Le brouillard cessa de s’étendre, les espers retournèrent dans ses limbes. Mais le peuple d’Arta redoutait que tout cela ne recommence. Aussi, de courageux aventuriers bravent les dangers du vortex, pour résoudre ses mystères.

Vous êtes de ces derniers, explorant les méandres de terres dévastées par un brouillard qui ne vous veut pas que du bien, afin de trouver l’origine de tout cela, et d’empêcher une apocalypse qui pourrait, cette fois, être définitive.

Vivre et survivre

Mistover plonge donc le joueur dans un environnement où un seul mot d’ordre règne : survivre. Ce dongeon crawler demandera de prêter particulièrement attention à deux points lors de l’exploration des donjons. Le premier, la jauge de fullness, correspond à une forme d’énergie. Nécessaire pour utiliser les capacités hors combat des personnages (par exemple le paladin peut détruire les obstacles), elle permet aussi de récupérer un peu de vie à chaque mouvement. Mais en contrepartie, elle se vide. Et si elle atteint zéro, ce sera la mort de chacun des membres de l’expédition.

Un sombre donjon

La deuxième jauge correspond quant à elle à la luminosité. S’il est possible de se déplacer, même sans voir grand-chose autour, cela représente un danger car les ennemis ne seront pas repérés et risquent de briser la formation au combat.

Car évidemment, les donjons ne sont pas vides, et les mauvaises rencontres ne seront pas rares, débouchant sur des affrontements où la tactique sera au premier plan. En effet, votre groupe a une formation prédéfinie avant de partir en exploration. Outre les classiques capacités qui ne pourront être utilisées qu’au premier, deuxième ou dernier rang, et qui cibleront des ennemis à des positions précises, des capacités combinées pourront aussi être lancées si les bons personnages se côtoient. Et ces dernières, bien que coûtant un peu plus de MP, auront des effets dévastateurs.

Combat
La meilleure défense est la fuite

L’exploration se termine au choix du joueur, qui peut décider de fuir le donjon quand tout se passe mal. Car le plus terrible des dangers représente la mort : une fois la jauge de PV descendue à zéro, le personnage passe en état de limbo. Si un allié l’aide, quitte à perdre un tour de jeu, il survivra. Mais si c’est un monstre qui l’attaque, la mort sera définitive. Pas de résurrection possible. Et comme le jeu fait des sauvegardes automatiques à chaque action, pas de retour en arrière possible non plus. Fuir le donjon, quitte à perdre argent, expérience et objets trouvés, sera donc un moindre mal comparé à la mort définitive d’un personnage clé.

Noir c’est noir

Comme déjà précisé, le monde d’Arta a échappé à une catastrophe, ce qui a laissé des traces. Forêts mortes, bâtiments en ruines et autres ossements seront légion. Même le village, hub principal, est plutôt triste, surtout si on tarde trop et que le vortex gagne en puissance, faisant souffler un vent aux sombres teintes sur les bâtiments.

De même, la lumière qui baisse au fur et à mesure de l’exploration renforce cette ambiance oppressante. Et ce n’est pas le design des ennemis qui va changer la donne. Pas de monstres mignons, mais un bestiaire effrayant. Mais pour peu qu’on accroche à cette ambiance, la direction artistique est soignée, et en combat les illustrations lors des attaques sont très belles, dans un style comics.

Artwork d’une attaque combinée

Les musiques sont un peu moins marquantes, discrètes, mais ça colle à l’univers inquiétant du jeu. De plus, avec le doublage japonais, les combats gagnent en dynamisme, les personnages parlant, commentant l’action.

Au fond du donjon

Genre du dongeon crawler oblige, Mistover repose sur l’aléatoire avec la génération de labyrinthes. Pour progresser dans le scénario, il faudra ainsi remplir des quêtes, obtenus dans le hub du jeu, simple menu pour accéder aux différents bâtiments du village. Celles-ci demanderont d’explorer les donjons, en accomplissant différents objectifs, comme collecter des items par exemple. Classique, mais efficace. Il est cependant capital de ne pas se focaliser uniquement sur l’objectif principal des requêtes, le jeu faisant planer en permanence la menace de l’apocalypse, sous forme d’une horloge.

Et il faudra vraiment explorer pour reculer l’heure du cataclysme. Il sera notamment nécessaire de trouver des clés pour ouvrir des coffres, activer les fleurs à lumière ou tuer suffisamment d’ennemis. Avec de surcroît, plusieurs zones et classes de personnages avec leurs lots de capacités et compétences propres, on peut en avoir pour de longues heures avant de parcourir en entier le mist. Surtout si l’on prend un mode de difficulté élevé, demandant d’être encore plus prudent et attentif lors des déplacements.

Exploration d’un donjon

Mistover ne plaira pas à tous les joueurs. Ainsi les néophytes du genre et les adeptes de jeux joyeux et simples à prendre en main risquent d’être rebutés par ce jeu, qui sanctionne tout de suite les erreurs.

Cependant, si on accepte la difficulté et que l’on prend le temps de maîtriser le jeu, on aura envie d’y retourner. C’est répétitif, mais accrocheur, et le scénario raconté à la troisième personne, comme dans un roman, donne son charme au jeu. La direction artistique rappelle forcément Darkest Dungeon, mais le jeu arrive à se distinguer. Et les développeurs assurent un suivi du jeu, on peut noter par exemple qu’au Japon, une version physique avec une collaboration avec Guilty Gear sera bientôt disponible.

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