Test : Overcooked Special Edition sur Nintendo Switch

Overcooked: Special Edition

Genre : Party Game / Ceci n’est pas une simulation / Arcade
Langues : Français
Développé par  Ghost Town Games
Édité par Team 17
Sortie France : 27/07/2017
Prix : 19,99 € sur l’eShop / 37,99€  version boite sur Amazon
Taille : 786,43 MB

Site Web Officiel

En général pour les Party Games l’histoire est à mettre de coté car c’est clairement la chose la moins intéressante du jeu, suffit de voir les Mario Party pour s’en rendre compte rapidement. Je dis bel et bien en général, car Overcooked est l’une des exceptions qui confirment la règle. Et oui, car il y a une histoire. Certes elle est courte, mais son originalité et son second degré valent clairement que l’on s’y attarde un petit peu. Quelle originalité, quelle fraîcheur, c’est un régal !

Sortez votre carnet de note, car voilà le menu de Overcooked Special Edition !

Voilà qu’un gros monstre fait de spaghettis bolognaise attaque votre ville. Rha l’horreur, “Nous allons tous mourir” dirait Bohort dans Kaamelott. The World is on Fire !!! Des boules de feu tombent du ciel, ça sent fort la fin du monde, l’apocalypse finale ! Un véritable cauchemar. Bref ça sent sérieusement le cramé à la cuisine du chef Alain Ducasse. Mais faites quelque chose !!!
Vous êtes en haut d’un immeuble, avec autour de vous des fourneaux tout neufs offerts par Philippe Etchebest lors de sa venue pour Cauchemar en Cuisine. Vous êtes seul (enfin 4) face à ce plat Italien pas cher, mais vraiment très énervé. Votre Roi, le Roi Oignon (très belle moustache au passage) va vous demander de nourrir le monstre jusqu’à le tuer par explosion, comme dans la Grande Bouffe voyez ? Malheureusement ça se déroule plutôt mal, car vous êtes forcement mal entraîné et comme un premier service foireux dans Cauchemar en Cuisine, le Roi vous vire ! You’re Fired ! Clairement vous n’êtes pas opérationnel. Voyant le service vraiment nul qui vient d’avoir lieu, le Roi à la tête d’oignon et la belle moustache vous envoie alors dans le passé afin de progresser et ainsi faire de vous l’élite de la cuisine. Il ne faudra pour autant pas oublier de sauver le monde de ce plat de pâtes froid et rebutant.

Overcooked est avant tout un Party Game local (car il n’y a pas de mode en ligne), mais aussi c’est un jeu d’arcade brut, sans fioriture. Ne vous attendez surtout pas à quoi que soit de logique ou une once de simulation. Si vous connaissez tous les épisodes de Gordon Ramsey, sachez qu’ils ne vous serviront à rien.
Que vous soyez seul à jouer ou à quatre, le jeu vous proposera un gameplay identique. Vous allez être une brigade de cuisine composé de deux membres minimum. Seul ou deux, il y a aura deux cuisiniers, à trois vous serez trois et enfin, à quatre… heu, et bien vous serez quatre ! Incroyable.
La difficulté de ce jeu en mode solo est juste digne de l’enfer. Il va falloir avec votre seul pad, gérer le travail de deux personnes. Pour cela il faudra switcher entre les deux gars et je peux vous garantir (demandez donc à Nintend’Alerts) qu’après quelques niveaux le travail demandé est tel que l’on donne immédiatement sa démission à la Chef de brigade Anne Sophie Pix.
Overcooked est clairement un jeu Multi et je vais dès à présent vous expliquer pourquoi.

Dans une cuisine toute neuve, offerte par qui vous savez et sans doute décorée par Valérie Damidot, vous êtes devant des bacs à légumes, des casseroles, des plans à découper et enfin, un évier. Au top chrono vous avez 2 minutes (ou 4 dans les niveaux plus éloignés) pour envoyer un maximum de plats aux clientes et clients dans la salle de l’autre coté du passe-plat.
Pour bien faire votre travail, il faudra être coordonné le mieux possible entre cuisiniers pour faire vos plats. Prendre trois tomates, ou trois oignons, pour préparer une salade ou une soupe, couper la première sans oublier de faire chauffer la seconde, sans la brûler (attention Paul Bocuse vous regarde). Dès que le tout est prêt il faut envoyer rapidement, sans perdre de temps, et sans oublier ensuite de nettoyer les assiettes une fois qu’elles sont revenues.
A deux, tout cela reste assez difficile à gérer. A trois cela commence à être gérable et surtout très agréable. C’est ici que le fun fait son apparition. L’ambiance à trois ou à quatre est juste démente. Mais revenons à notre gameplay, car comme aurait pu dire Jean François Piège, chaque chose en son temps.

Après être revenu dans le passé grâce au Roi du Royaume Oignon, vous voilà sur une carte, pour le moment vide de tout décor. Au fil de ces maps, les niveaux et les décors apparaîtront, vous laissant le choix d’avancer ou bien de peaufiner votre technique dans le tableau précédent. Et un peu à la façon des jeux indé sur téléphone, la victoire dépendra des points amassés et du nombre d’étoiles récolté en fin de mission.
Maintenant que vous avez compris les bases du gameplay avec votre intervention face au plat de pâte géant, la difficulté va augmenter par pallier.
De la simple soupe, oignon ou tomate, le challenge va vite se compliquer. Il faudra ensuite faire un burger avec salade, steak et pain, du Fish and Ships, ou bien une pizza avec quatre ingrédients ou autres Burritos ! C’est chaud Chef !! Mais il y a encore plus chaud ! Et oui, les développeurs ne vont pas se contenter de vous faire faire toujours la même chose dans les mêmes conditions. Car là où le niveau s’élève vraiment, c’est dans la conception des tableaux. Certains seront dans l’espace, d’autres sur la banquise, avec un sol glissant, alors que d’autres verront la cuisine se transformer à cause d’un tremblement de terre. Vous n’avez encore rien vu, car imaginez des rats vous chaparder vos légumes ou bien encore la cuisine qui se déplace de gauche à droite car vous êtes sur un bateau. Enfin, pour info, les DLC présents de base dans la version Switch sont plus ardus encore (imaginez devoir faire des soupes carotte carotte oignon, ou carotte oignon patate ou encore carotte patate patate… sur des tables qui se déplacent dans une cuisine deux fois plus grande que dans les premiers niveaux!!!

La réelle difficulté réside en fait dans votre gestion des actions. Jusque la première minute tout se passe bien, mais ensuite, une erreur peut arriver par manque de concentration. Et en général comme à la télé, tout part de travers et votre équipe se loupe complètement mais rassurez-vous, Philippe Etchebest ne viendra pas fermer votre restaurant. Résultat, derrière vos manettes c’est engueulades et rires en chaîne avec vos potes. S’organiser et bien répartir les tâches sera essentiel avant le coup d’envoi, sauf que souvent la déconcentration viendra vous jouer un mauvais tour. Attention de ne pas oublier la soupe sur le feu, sinon, tout s’enflamme et là ce n’est plus Overcooked mais The Firemen sur Super Nintendo.

Overcooked est mignon. Je ne sais pas trop quoi vous dire de plus si ce n’est que c’est kawai avec la possibilité de jouer avec un petit chat par exemple. L’animation est claire, sans ralentissement que l’on soit en mode dock ou en mode portable. Les Joy-cons de la Switch peuvent paraître peut-être un peu petit mais ils sont vraiment idéals pour ce type de gameplay à très peu de boutons. La prise en mains est vraiment très bonne. Et on peut y jouer des heures sans se crisper à cause de sa taille, alors que l’on peut se crisper à cause de nos échecs et de la médiocrité de vos commis/amis.
La musique quant à elle est simple et colle bien au jeu. Elle est vraiment très agréable et ne cherche pas à nous mettre la pression. Mais j’avoue ne plus trop y avoir prêté attention tant on est occupé par la mission qui nous est confiée.

La durée de vie d’un tel jeu est plutôt illimitée. Du moins à 4 lors de soirées dînatoires, car seul ou à deux, le jeu est, je le répète, d’un intérêt très limité. Overcooked vous garantit une soirée réussie et des douleurs sévères aux abdominaux grâce à vos crises de rire. Pour terminer tous les tableaux ainsi que les DLC présents (« Lost Morsel » et « Festive Seasoning »), il faudra bien une dizaine d’heure, voir vingt. Ça c’est pour le mode mission/histoire car outre quelques tableaux à déverrouiller ainsi que des personnages supplémentaires, il y a un mode VS.
Et ce mode est un plus infernal pour rallonger encore la durée de vie. Vous voulez défier vos amis, vous vous sentez supérieur à eux ? Essayer donc ce mode VS absolument magique.
Le principe est simple, c’est le même que le mode histoire, à la différence que vous êtes 2 contre 2 dans une cuisine découpée façon miroir. Vous avez 5 minutes pour avoir  plus de pourboires que vos adversaires. 5 minutes c’est long, très long et le rush va vous faire transpirer ! Imaginez vivre ça en vrai, dans un restaurant 2 ou 3 étoiles… l’horreur totale !

La prise en main très simple du jeu et l’ambiance pousse à la consommation. J’ai rarement vu un Party Game me tenir aussi longtemps en haleine, du moins pas depuis Bomberman ou mon petit Duck Game.

Si tu n’as pas d’amis… prends un Curly, ou n’importe quel jeu Switch. Par contre si tu as des amis, Overcooked est clairement un jeu à sortir immédiatement. Cette cartouche deviendra un incontournable de tes soirées. Fun, facile à prendre en mains, c’est un tueur de jeu de société. La Switch est en plus le support idéal pour ce genre de concept simple. Transportable tu pourras partager la bonne humeur partout où tu vas, c’est mieux qu’un sachet de Curly à mon avis.
Seul petit reproche possible, la non possibilité de jouer en ligne avec les amis loin de chez toi.
Mais lorsque je me remémore les fous rire entre copains à domicile, je peux te dire que ce problème n’en est plus vraiment un, car ce n’est jamais mieux qu’en étant tous dans la même pièce. CQFD

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Test réalisé par C2ric sur une version offerte par l’éditeur
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