Test : Red Faction Guerrilla Re-Mars-tered sur Nintendo Switch

RED FACTION GUERRILLA RE-MARS-TERED

Genre : Jeu de tir, Action
Langues : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Japonais, Coréen, Russe, Chinois
Développé par Deep Silver Volition
Édité par THQ Nordic GmbH
Sortie France : 02/07/2019
Prix : 29,99€ sur l’eShop, 29,99€ version boîte en vente ici
Taille : 14850,98 Mo
Joueurs : 1 à 16
Age minimum : 16 ans

Site Web Officiel

Notre Switch accueille une licence qu’aucune console Nintendo n’avait hébergé depuis la GameCube, la série des Red Faction, avec une version remastered de Red Faction Guerrilla, un jeu sorti en 2009 sur Xbox et PS3 à l’origine. Étrange choix qu’ont eu les développeurs d’amener ce titre sur la dernière console de Big N, mais néanmoins pas dénué d’intérêt, car même si le jeu n’avait pas été un échec commercial, son total de ventes n’était pas à la hauteur de sa qualité, car il est toujours considéré comme un des meilleurs titres open world de l’époque, alors voici un bon moyen de le (re)découvrir ! En termes de scénario, Red Faction: Guerrilla Re-Mars-tered (appréciez le jeu de mot) est la suite directe du premier Red Faction sorti en 2001, dans les grandes lignes, l’histoire se déroule dans un avenir dystopique où les humains ont épuisé les ressources terrestres, mais Mars reste une planète riche en minéraux, alors une société va l’exploiter en promettant aux terriens monts et merveilles s’ils viennent travailler pour eux sur la planète rouge. Cependant, on s’en doute un peu, cette entreprise va en fait exploiter les ouvriers et les faire vivre dans des conditions lamentables.

Nous voilà maintenant 50 ans plus tard, et nous allons prendre les traits d’Alec Manson, un terrien qui se rend sur Mars pour retrouver son frère mineur et commencer une nouvelle vie. Malheureusement, dès notre arrivée, notre frère est éliminé par les Forces de Défense Terrienne (EDF pour Earth Defense Force, tout lien avec une entreprise énergétique serait fortuit) car il serait un partisan de la Red Faction, une association terroriste qui se bat contre la toute puissance de l’EDF sur Mars et pour ainsi regagner le libre arbitre des travailleurs. Du Marxisme sur Mars, même dans mes rêves les plus fous je n’y avais pas encore pensé ! Comme Alec est lui même mineur, que son frère vient d’être lâchement assassiné devant ses yeux et qu’il a une prédisposition pour la destruction en tous genres, on imagine vite de quel côté il va se tourner. C’est donc sous la bannière de la Red Faction que nous allons venger notre frangin et récupérer les moyens de production martiens à grands coups de pioches et de bombes !

Dans Red Faction Guerrilla, vous allez donc devoir réaliser des missions de destruction pour venir à bout de l’EDF. Vous aurez d’abord pour armes un marteau et des explosifs pour faire exploser un maximum de bâtiments et en récupérer les matériaux pour les revendre pour le bien de la cause, puis vous débloquerez des outils plus meurtriers encore. À vous de voir si vous préférez venir à bout de vos ennemis en les attaquant frontalement, ou en les écrasant sous les débris de leurs places fortes que vous aurez taillés en pièces, personnellement j’ai vite choisi l’option la plus fun et la plus destructrice. Comme toute bonne association terroriste, vous allez devoir mettre à terre tout ce dont l’EDF se sert pour fonctionner sur Mars, des générateurs aux lieux de repos, tout va devoir passer sous votre marteau. Le seul bémol va ressortir des phases plus “narratives” où il vous faudra affronter un boss pour faire avancer l’histoire, et il faut reconnaître que les phases de duel sont assez pauvrement réalisées, sans la possibilité de tout casser le jeu devient vite médiocre. Les contrôles dans ces moments là son ainsi parfois bancals, et il est donc relativement difficile de viser correctement au pistolet, d’autant que les ennemis sont de vrais kamikazes qui ne vous laisseront guère droit à l’erreur. Avant chaque mission, un long texte de débrief va vous être lu en même temps qu’il est affiché à l’écran, et avouons que l’on va vite s’en ficher, la narration n’est pas efficace quand elle fonctionne comme cela. Notez aussi qu’il est relativement impossible de jouer en difficulté plus haute que “normale”, tout bonnement parce que les ennemis seront ridiculement imbattables, et qu’ils vous tueront en un coup ou presque. Chaque mission se réalise dans une carte qu’on pourrait qualifier d’open world, puisque l’on vous indique des points d’intérêt à atteindre et détruire, mais vous aurez le loisir de vous promener comme bon vous semble avant de réaliser les objectifs. Malheureusement, plus le jeu avance et plus la difficulté monte en flèche, même en mode facile, et comme les ennemis ont une fâcheuse tendance à apparaître de partout sur la carte, vers la fin vous ne chercherez plus qu’à détruire les bâtiments le plus vite possible pour éviter de vous faire tuer. Il y a enfin un dernier point négatif à relever dans le gameplay, il s’agit de la conduite des véhicules, si l’on peut appeler ça conduite. Certes, on sait que la gravité est différente sur Mars que sur Terre, mais est-ce bien la réalité que de faire flotter chaque appareil équipé d’un moteur dès que l’on lance le contact ? D’autant que vu la vitesse risible des véhicules même à pleine puissance, il vaut mieux parcourir le monde à pieds, cela est bien plus rapide et surtout plus maniable.

Ce sont beaucoup de critiques négatives que je viens de faire là, mais il ne faut pas être défaitiste pour autant, pour un jeu de 2009 c’est du relativement bon travail, et on a tout de même plaisir à tout casser autour de nous ! Certaines missions sont d’ailleurs très inventives, elles forment des sortes d’énigmes où l’on a un nombre limité d’outils qu’il faut utiliser à bon escient pour réaliser l’objectif, et c’est un réel plaisir que de se prendre pour un ingénieur en destruction de bâtiments (si ça n’existe pas il faut inventer ce métier !).

En termes de graphismes, si l’on excuse les vidéos narratives en FMV de l’époque qui n’ont pas bien vieillies, ce remaster propose une refonte presque totale, les jeux de lumière ajoutent une réelle profondeur aux décors, et tout a été lissé pour minimiser le côté très polygone des jeux de l’époque. Certaines choses peuvent montrer qu’il s’agit d’un jeu d’une ancienne génération, mais la remasterisation a été efficace, le jeu est au niveau de certains projets actuels.

Pour l’environnement sonore on repassera par contre, les véhicules ne font pratiquement aucun bruit, le doublage français est passable, et les musiques ne sont vraiment pas mémorables, difficile de retenir un bon point dans tout cela, même en 2009 cela était médiocre.

Red Faction Guerrilla Re-Mars-tered était déjà sorti sur PC et PS4, et beaucoup se plaignaient de baisses de framerate et de bugs incessants qui parfois obligeaient à redémarrer le jeu. Fort heureusement, cette version Switch semble ne pas souffrir de ces problèmes, que ce soit en mode TV ou portable. Le soft est vaste, avec beaucoup d’items à trouver et collectionner pour améliorer les équipements, et les missions sont aussi nombreuses que variées. En termes de scénario le jeu ne casse pas trois pattes à un canard martien, mais le gameplay attractif ne vous empêchera pas de vous amuser jusqu’à une dizaine d’heures, voire plus si vous souhaitez vous promener plus en profondeur sur la planète rouge.

Le titre propose même un mode multijoueur, et tous les DLC sont inclus.

Red Faction Guerrilla Re-Mars-tered est un remake de qualité, et le portage sur Switch n’a pas été fait à la va-vite. Le scénario est relativement maigre, mais le gameplay tient la route, il est réellement amusant de détruire tous les bâtiments que l’on trouve sur son chemin. Rapidement oublié après sa sortie en 2009, c’est une bonne idée que de le faire ressortir sur consoles modernes avec une refonte graphique plus au goût du jour, et même si l’on ressent qu’il provient d’une plus ancienne génération, il n’a pas à pâlir face à d’autres titres plus modernes. Cette version Switch semble en plus ne pas souffrir des nombreux bugs dont se plaignent les joueurs PC ou PS4, alors autant en profiter. Malgré quelques mécaniques assez troublantes, on peut vite s’accrocher à la lutte d’Alec contre le pouvoir en place, je suis certain que ce titre aura ainsi droit à une reconnaissance méritée pour de bon cette fois !

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Test réalisé par Natingle42 sur une version offerte par l’éditeur
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