Test : Redeemer – Enhanced Edition sur Nintendo Switch

Redeemer – Enhanced Edition

Genre : Combat, Action
Langues : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Russe
Développé par Sobaka Studio 
Édité par Ravenscourt
Sortie France : 19/07/2019
Prix : 29,99€ sur l’eShop, 20,99€ version boîte ICI 
Taille : 3455,06 Mo
Joueurs : 1-2
Age minimum : 16 Ans

Site Web Officiel

Vasily pensait avoir enfin trouvé la sérénité au sein d’un groupe de moines exerçant dans un temple Shaolin oublié des hommes et de Dieu. Pourtant, cet ancien mercenaire va comprendre que l’on n’échappe pas à son destin et qu’une fois fiancé à la mort celle-ci finit toujours par nous retrouver. Il est donc l’heure pour lui de faire face à ses anciens camarades venus le soustraire par la force à sa paisible retraite.

L’une des cutscènes qui ponctuent le jeu. Vous remarquez des dialogues dignes d’Audiard !

Hé non, ceci n’est pas le scénario du dernier film de Chuck Norris ou de Steven Seagal ! Il s’agit bien d’un jeu-vidéo boosté à la testostérone que nous propose aujourd’hui Sobaka Studio sur notre console Nintendo Switch. Une histoire qui, à priori, ne va pas mettre les neurones des joueurs en huit. Pourtant Redeemer cache bien son jeu puisque son intrigue monte crescendo. En effet, alors qu’au départ nous pensons assister à une simple histoire de revanche, petit à petit, quelque chose de beaucoup plus sordide commence à se tramer autour de notre moine/ mercenaire.
Sans trop vouloir en dévoiler, Redeemer pourrait même, par certains aspects, avoir des faux airs de Resident Evil… Ceci dit, il ne faut pas s’attendre à du David Lynch non plus, ce jeu reste avant tout un prétexte pour se défouler.

Tout dans ce « run & gun » est fait pour que le joueur prenne un maximum de plaisir. Tout d’abord, le fait que Vasily soit un expert du maniement des armes (de poings ou à feu) mais aussi du combat au corps à corps permet de découvrir une multitude d’exécutions toutes plus barbares et gores les unes que les autres. Le mercenaire peut même utiliser certains éléments du décor pour se débarrasser de ces ennemis. Ainsi, une branche d’arbre bien pointue ou un four à pain en pierre peuvent devenir des stèles à ciel ouvert sanguinolentes pour qui viendrait se frotter à notre héros. De plus, une des nouveautés de cette version est l’amélioration de Vasily. Si sa panoplie de combo est plutôt limitée au départ du jeu, la récupération de parchemins ou de tablettes, disséminés çà et là dans les niveaux, permet de la faire grandir à vue d’œil. À cela viennent s’ajouter des aptitudes que le joueur pourra débloquer selon son style de jeu. Un adepte des poings développera le côté moine de Vasily alors qu’un fanatique des armes pourra choisir dans des attributs plutôt militaires.

Un bien bel exemple de démembrement dans les règles de l’art !

Mais là où le gameplay de redeemer devient intéressant, c’est dans l’évolution de la difficulté du jeu. Si dans un premier temps, les joueurs pourront s’en donner à cœur joie et taper gaiement dans le tas, très vite la résistance et le nombre des ennemis vont nous obliger à jouter de façon stratégique. Dès lors, une bonne étude de terrain avant de se jeter dans l’arène sera primordiale et l’option d’exécution furtive dans le dos de vos ennemis deviendra indispensable. Cependant, ne vous méprenez pas nous sommes loin d’un jeu d’infiltration. Tout ceci reste un défouloir avant tout.

Redeemer bénéficiant du moteur Unreal Engine 4, ses graphismes sont un véritable régal pour les yeux ! Pour commencer, les développeurs ont  particulièrement soigné les effets de lumière. Les reflets du feu, par exemple, ondulent sur les murs et personnages pour un rendu hyper-réaliste. Mais ce n’est pas tout, lors des combos il arrive que la caméra zoom sur le coup final avec, en prime, un effet « bullet time » très cinématographique. Enfin, le système de vue en « top-down » permet des passages à couper le souffle comme le prouve la photo ci-dessous. Cependant, la caméra placée en hauteur par rapport à l’action peut s’avérer être aussi une faiblesse dans certains cas, notamment lorsque la Switch est en mode nomade (son petit écran devenant alors parfois très fouilli).

Des décors qui donnent parfois le vertige !

La bande-son du jeu est, quant à elle, bizarrement très calme. Pas de techno tonitruante ou de hard rock survitaminé. L’idée ici est de plutôt mettre en avant les bruitages et cela afin de plonger le joueur dans l’action. Les os craquent, l’eau clapote… bref, nous y sommes presque !

Outre le système de progression cité plus haut, cette version dite « Enhanced » apporte surtout un mode coop en réseau local plutôt sympathique. Le fait de casser du méchant avec un pote donne un vrai plus au soft, qui pourtant ne manquait déjà pas de charme. Le mode arène, hérité de la version originelle est, quant à lui, toujours présent et permet aux joueurs de participer à des battle royales endiablées.

Voilà ce qui arrive lorsque les joueurs jouent les têtes brûlées.

 

Comme souvent dans ce genre de jeu, la durée de vie est peut-être le gros point faible de redeemer car une fois terminé la vingtaine de niveaux (comptez, en gros, 20 min pour chacun) il y a peu de chance que le joueur le recommence de si tôt. Sauf, peut-être en mode coop, pour le fun.

Pour conclure, l’ajout de l’amélioration du personnage et du mode coop ne paraissent pas être des raisons suffisantes au rachat du jeu. Redeemer – Enhanced Edition, s’adresse donc surtout aux personnes n’ayant pas eu l’occasion de jouer à la première version. Pour les autres, même deux ans après sa sortie, le titre n’a rien perdu de son charme barbare et réserve donc de bons moments de gaming.

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Test réalisé par Edelric sur une version offerte par l’éditeur
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