Test : Shovel Knight – King of Cards sur Nintendo Switch

Test : Shovel Knight – King of Cards sur Nintendo Switch

Genre : Plateformes, Aventure
Langues et sous-titres : Multilingue
Développé et édité par  Yach Club Games
Sortie France : 10/12/2019
Prix : 8,99€ sur l’eShop
Taille : 207 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 7+

Site Web Officiel

Shovel Knight est de retour après deux ans d’absence. Le grand vainqueur du meilleur jeu indépendant aux Game Awards de 2014 se dote en effet d’une nouvelle extension, King of Cards, qui met fin à la trilogie entamée par Plague of Shadows en 2015 et Specter of Torment en 2017. Toujours proposé par Yacht Club Games, ce DLC est gratuit pour les détenteurs du jeu de base, ou au prix de 8.99€ pour les autres.

Cette troisième campagne de Shovel Knight agit comme une sorte de préquel. En effet, nous incarnons King Knight, un des chevaliers de l’Ordre des Sans-Quartiers. Sauf qu’ici, il n’est pas encore roi. Vêtu de son armure dorée, il rêve de diriger le royaume. Mais la tâche est difficile lorsque l’on vit encore chez maman! A bord de son dirigeable, il va se lancer dans un championnat de cartes afin de vaincre les trois champions et devenir le roi des cartes.

Nous nous retrouvons avec un chapitre digne des plus grands jeux de plateformes. King Knight traverse plusieurs dizaines de petits niveaux dans lesquels il saute par-dessus des gouffres et vainc des ennemis. A l’instar de Shovel Knight ou de Specter Knight, le roi possède une attaque qui lui est propre. Ainsi, il peut effectuer un coup d’épaule percutant à la Wario Land. Ce dernier lui permet de détruire des éléments du décor, d’éliminer ses opposants, mais aussi de rebondir contre les murs. De cette manière, il effectue un saut en toupie pour traverser de plus longues distances ou casser des blocs difficiles à atteindre.

Il ne faut pas hésiter un seul instant à utiliser les murs comme point d’appui. Sans eux, nous n’allons pas très loin. Cela demande une bonne dose d’agilité et de patience. On est très tenté par enchaîner les coups d’épaule pour se propulser, mais ils peuvent nous envoyer droit dans le vide s’ils sont mal utilisés. Ce n’est pas une fatalité, car il n’y a pas de vies. Par contre, nous perdons une partie du butin ramassé jusqu’ici. Heureusement, il n’est pas perdu. Un sac flotte au-dessus de l’endroit où nous sommes morts. Attention à ne pas tomber en tentant de le récupérer!

Les niveaux sont courts mais exigeants. Les sauts doivent être calculés, et les checkpoints ne sont pas nombreux (un ou deux tout au plus par stage). Mais le level-design est très satisfaisant. Les constructions sont ingénieuses et les boss plutôt charismatiques. La carte du monde se divise en trois grandes zones qui ne peuvent que rappeler celles de Super Mario Bros 3. D’autant plus que des passages secrets permettent d’accéder à des niveaux cachés…

L’écriture, elle, est des plus réussies. Notre futur roi est désinvolte et absurde au plus haut point. Les discussions avec les différents personnages sont drôles et révèlent la personnalité loufoque du chevalier doré. Certains situations burlesques mettent en lumière l’aspect humoristique de ce DLC, loin de l’atmosphère sombre des précédents opus.

Enfin, le jeu de cartes « Joustus » fait partie des nouveautés les plus intéressantes de ce King of Cards. Pour y jouer, il faut aller dans des tavernes et affronter les champions locaux. Le but est de récupérer des gemmes sur un plateau en utilisant des cartes qui ont chacune une direction (des flèches). On peut alors pousser les cartes de son adversaire dans le sens autorisé. Le jeu aurait mérité un petit turoriel pour comprendre toutes les règles et leurs subtilités mais on finit par s’y faire.

Le gagnant peut voler les cartes des perdants pour mieux construire son deck. Apparaît alors un côté « collection de cartes » à la Pokémon ou Yu-Gi-Oh!. Plus nous en avons, et plus nous diversifions nos pouvoirs et capacités. Certaines cartes atypiques sont trouvables uniquement dans les stages cachés. Cela favorise grandement l’exploration, et c’est un réel plaisir de prendre le temps nécessaire à la constitution de son deck. Bien plus qu’un mini-jeu, le Joustus est un jeu…dans un jeu!

Les amateurs de pixel-art vont, une fois de plus, adorer les graphismes de ce Shovel Knight : King of Cards. La palette de couleurs est celle de la NES. Bien que limitée, elle n’empêche pas la création d’un monde atypique peuplé de personnages charismatiques. Notre King Knight en est le parfait exemple !

Les musiques sont de nouveau l’oeuvre de Jake Kauffman. Les thèmes chip-tune des anciens morceaux ont été arrangés et il y a très peu de nouveautés. Mais cela fait parfaitement l’affaire. C’est entraînant, très old-school, et en parfait accord avec les graphismes.

Nous avons ici une trentaine de niveaux qui se finissent en une toute petite dizaine d’heures si on joue sans aller dans les détails. Néanmoins, la durée de vie est largement augmentée grâce au Joustus.

Ce tournoi de cartes n’est pas nécessaire pour finir le DLC mais il nous donne l’occasion de faire une pause « réflexion » entre deux niveaux de plateformes. En plus de cela, la collection nous pousse à aller encore plus loin, et les parties sont plutôt addictives.

King of Cards est un très bon épisode qui clôt avec brio la trilogie de DLC des Shovel Knight. Yacht Club Games arrive encore une fois à attirer notre attention avec un personnage absurde aux mouvements atypiques. Tout est particulièrement soigné : du gameplay au level-design, en passant par les décors en pixel-art, sans oublier les musiques rétro et les dialogues. C’est précis et beau, malgré une difficulté légèrement élevée. Et en plus de cela, on nous offre un jeu de cartes simple mais efficace, avec une notion de collection. Un vrai régal.

Test : Shovel Knight – King of Cards sur Nintendo Switch réalisé par Mataï sur une version offerte par l’éditeur
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