Test : Shovel Knight – Showdown sur Nintendo Switch

Test : Shovel Knight – Showdown sur Nintendo Switch

Genre : Action, Jeu de combat, Plateformes
Langues et Sous-titres : Multilingue
Développé et édité par Yacht Club Games
Sortie France : 10/12/2019
Prix : 8,99€ sur l’eShop
Taille : 196 Mo
Joueurs : 1-4
Age minimum : 7

Site Web Officiel

Les développeurs de Yacht Club Games gâtent tous les amateurs du chevalier à la pelle et de jeux rétro en pixel-art. Après Shovel Knight: King of Cards, mélangeant plateforme et jeu de cartes, c’est au tour de Shovel Knight: Showdown de débarquer sur Nintendo Switch. Annoncé comme un DLC, il pourrait plutôt s’agir d’un opus à part entière puisqu’on a ici droit à un jeu de combats où de nombreux personnages s’affrontent.

L’histoire est simple et un bon prétexte pour que tous les protagonistes de l’univers de Shovel Knight se rencontrent. Un miroir magique a été modifié afin de piéger l’Enchanteresse, le chef de l’Ordre des Sans Quartier. Toutefois au moment d’activer le dispositif, rien ne se passe comme prévu. Tout éclate et les héros se retrouvent dans un univers parallèle. Même s’ils se chamaillent sans cesse, ils devront comprendre ce qu’il s’est passé pour repartir dans leur monde d’origine.

Dans Showdown, on ne traverse pas de A à Z plusieurs niveaux pour récupérer des joyaux et vaincre des boss. Nous choisissons notre personnage parmi une sélection (Shovel Knight, Specter Knight, King Knight, Black Knight…) puis nous nous retrouvons dans une arène face à trois adversaires. Il faut leur faire perdre toutes leurs vies et survivre pour remporter la victoire.

Les commandes sont très faciles à prendre en main. Peu importe qui nous incarnons, les boutons à presser sont au nombre de quatre. Un pour le saut, le coup “simple”, le “spécial”, et un pour parer.

Les protagonistes ont des compétences propres qu’il faut utiliser à bon escient, comme le dash d’épaule de King Knight. Chaque coup fait perdre un cœur. S’il n’y a plus de cœur, il n’y a plus de vie! De plus, il est possible de tirer partie du terrain. Rien ne nous empêche donc de propulser nos opposants dans un précipice, de la lave en fusion, ou des pics. Une chute fait instantanément perdre une vie. On peut alors choisir de frapper sans relâche ou d’opter pour la stratégie.

Des power-ups font parfois leur apparition afin de nous donner un petit coup de boost en pleine bataille. On lance des bombes ou on recrute des compagnons. Mais rien ne vaut la coopération pour aller plus loin. En effet, un second joueur peut nous assister. Les parties sont certes plus faciles, mais bien plus divertissantes. Si nous décidons de jouer à quatre, en deux contre deux ou en battle royale, les batailles sont alors nerveuses et particulièrement déjantées selon les techniques de chacun!

On retrouve l’univers coloré tout en pixel art de Shovel Knight. Les niveaux provenant des anciens épisodes sont reconnaissables ainsi que les combattants qui conservent leur identité visuelle. Bien qu’on soit très proche de la NES côté technique, le dessin reste suffisamment détaillé.

Fidèle à elle-même, la musique est de nouveau signée par Jake Kauffman. Le style chiptune fait parfaitement l’affaire grâce à un rythme dynamique et des mélodies entêtantes.

Si le gameplay est très simple, le contenu est généreux.

Le mode histoire propose différents récits selon le personnage incarné. Une bonne idée pour favoriser la rejouabilité. Les dialogues avec les “knights” varient mais la fin reste la même avec l’affrontement du miroir en guise de big boss. On réalise divers défis dans 28 arènes atypiques, qui parleront à tous les amateurs de la licence.

L’avantage, c’est que chacune a ses spécificités comme un scrolling horizontal ou la présence de PNJ agressifs qui nous mettent des bâtons dans les roues. On est loin de flirter avec la linéarité. Les histoires peuvent se compléter en solo ou en binôme, chacune d’entre elle durant une petite vingtaine de minutes pour de courtes sessions.

Même si ce mode histoire est fort sympathique, tout l’intérêt de Showdown réside dans son mode bataille. Le mot multijoueur prend ici tout son sens. À deux, trois ou quatre, on opte soit pour des combats à mort avec des règles prédéterminées, soit pour une course aux trésors dans laquelle il faudra récupérer le plus de gemmes. Le choix de Chester génère aléatoirement une partie pour mieux nous surprendre.

Cela peut paraître surprenant, mais il n’y a absolument pas de mode online. Affronter des joueurs du monde entier aurait pu ouvrir des possibilités, surtout pour les plus solitaires qui doivent se contenter du l’IA. Cet aspect sera peut-être disponible lors d’une prochaine mise à jour, mais cela n’empêche en rien le plaisir d’un petit fight rétro en solo.

Toutes les parties et actions que nous faisons donnent l’occasion de débloquer du contenu. Il peut s’agir de trophées mais aussi de nouveaux niveaux et de personnages. Si six combattants sont disponibles au tout début, on peut en débloquer jusqu’à 12 autres, skins compris, dont l’Enchanteresse ou Reize. C’est alors un vrai plaisir de pouvoir incarner les grands méchants, au même titre que les héros des opus précédents.

Shovel Knight: Showdown est une expérience multijoueur des plus sympathiques qui change du traditionnel plateformer rétro. Proche d’un TowerFall Ascension dans son système d’arène et sa façon de coopérer, il met en scène une multitude de personnages de Shovel Knight dans des stages aux couleurs des anciens jeux. Même si les combats sont nerveux, on regrette toutefois un mode histoire trop facile, et un mode bataille trop limité par les capacités spéciales de nos combattants. Quoiqu’il en soit, le déblocage de contenu ainsi que l’univers atypique du chevalier à la pelle apportent une forte rejouabilité. À noter aussi que ce DLC est offert à tous les possesseurs de Shovel Knight : Treasure Trove, tout comme King of Cards.

Test : Shovel Knight – Showdown sur Nintendo Switch réalisé par Mataï sur une version offerte par l’éditeur
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