Test: The Princess Guide sur Nintendo Switch

  The Princess Guide

Genre : RPG, Action, Stratégie
Langues : Japonais Sous-titres : Anglais
Développé par NIS America
Édité par NIS America
Sortie France : 29/03/2019
Prix : 39,99€ sur l’eShop, 39,99€ en version boite ici
Taille : 1574,96 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 12

Site Web Officiel

Comme son nom l’indique, The Princess Guide est l’histoire d’un guide et des princesses qu’il va instruire. Fort de nombreuses expériences sur le champ de bataille et désigné comme l’un des meilleurs combattants du royaume, votre avatar est en pleine crise existentielle et décide de quitter l’armée pour trouver des réponses à ses questions. Avant qu’il ne parte, son aîné lui propose de devenir instructeur, un rôle qui lui permettrait d’aider les autres tout en en apprenant plus sur lui-même. L’idée s’avère finalement plus qu’intéressante car pas moins de 4 princesses vont faire appel à ses services.

Une fois votre personnage personnalisé (sexe, voix, portrait et même caractère), vous aurez la possibilité de commencer votre histoire avec l’une des quatre protégées. Pour vous aider dans votre choix, voici un aperçu de chacune d’entre elles :

Vous pourriez commencer  avec Liliartie, la princesse guerrière de la province d’Alix. Qui dit guerrière, dit fort tempérament ! Et pourtant, sa naïveté la rend attendrissante voire attachante. Véritable boule d’énergie, elle compense avec un appétit d’ogre. D’ailleurs, vous la surprendrez très régulièrement avec de la nourriture dans les mains (situation pas très “princesse”, nous vous l’accordons).

En deuxième choix, vous disposez de Veronica, princesse sorcière et patronne de la Rusty Magic Guild. Son but ? Dominer le monde. Véritable tyran, elle n’hésite jamais à transformer en grenouille ceux qui l’ennuient ou qui parlent trop.

Autre choix possible, Monomaria, la princesse de la rose. Elle et sa famille se trouvent dans une mauvaise posture : une dette financière énorme ! Du coup, la moindre économie s’avère importante pour Monomaria et elle ne rate jamais le jour de promotion de la vente d’oeufs. Tout au long de l’histoire, elle fera toujours son possible pour redorer le blason familial. Humble et travailleuse, elle combat avec une arme, tout ce qu’il y a de plus classique : une bonne grosse sulfateuse.

Pour finir, vous pourriez choisir la plus pieuse des quatre princesses, Alpana, cheffe d’un culte prônant la paix. Sa tendance à se jeter entre deux armées pour leur demander de stopper le conflit risque de vous attirer des ennuis.

Dans tous les cas, vous serez amenés à instruire les quatre princesses, peu importe avec laquelle vous commencerez.

Dans The Princess Guide, vos personnages sont représentés par des curseurs, du moins sur la carte du monde. Cette dernière apparaît comme un jeu de plateau: les villes et les points d’intérêts sont reliés par des traits. Votre but sera de déplacer vos troupes le long de ces derniers jusqu’au lieu de mission. Cependant, des monstres déambuleront également sur la carte. Dès lors que l’un d’eux croise votre chemin, un combat s’enclenchera. Il est à noter que tous ces déplacements se font en temps réel. Les troupes pourront donc se fatiguer. Ce n’est qu’après quelques heures de repos (que l’on comptera en seconde heureusement) que vous aurez la possibilité de les déployer à nouveau.

Le défaut de cette carte du monde réside dans le fait que très peu de zones sont exploitées. En effet, vous ne pourrez explorer que les endroits où une mission apparait, les autres lieux ne faisant figure que de décors. Pour les petites cartes, cela ne pose pas trop de problème. Par contre, le principe devient très vite redondant sur les grandes maps vers la fin de l’histoire.

Lorsque vous entrez en mission ou que vous croisez un groupe d’ennemis, vous passez à la phase “action”. Vous contrôlez alors votre personnage, que ce soit l’avatar, la princesse ou n’importe quelle autre unité recrutée. Accompagné de votre petite armée (composée de trois duo d’unités maximum), votre personnage va combattre les ennemis se mettant sur son chemin dans ce qui s’apparente à des mini-donjons générés aléatoirement et totalement linéaires.

De nombreuses actions sont disponibles.”Attaque” et “coup spécial” seront les gestes basiques pour se frayer un chemin. En plus de cela, vous disposez de deux modes de jeu. En mode Commander (par défaut), il est possible d’ordonner à ses troupes de foncer dans le tas, une charge cependant limitée car vous ne pouvez utiliser cette action que quatre fois par équipe. À utiliser avec parcimonie donc !

En Battle Mode (enclenché en gardant un bouton appuyé), la caméra se rapproche de votre personnage principal. Les offensives se modifient légèrement. C’est dans cette configuration que l’unité pourra lancer son attaque EX, une charge puissante variant en fonction de l’arme équipée. Encore une fois, cette dernière est limitée par un compteur et sera à utiliser préférentiellement dans les moments tendus comme les combats contre des boss.

Dans chaque donjon, vous croiserez des reliques, sous de nombreuses formes. Statue de soin, piège à dents de scie, ronces vivantes… Toutes ces reliques vous seront à priori hostiles. Mais à priori seulement ! En effet, vous pouvez les conquérir et, une fois en votre possession, ces derniéres (aux utilisations limitées une fois de plus) feront le nettoyage au sein des troupes ennemies. Rien de plus jouissif que de déclencher la chute d’un rocher géant pour écraser les gredins qui vous en veulent !

En plus d’être sacrément utile pour déblayer le chemin, capturer les reliques va faire croître le pourcentage de Dominance de la carte. Ce facteur vous permet de changer la stratégie de vos troupes, octroyant un bonus temporaire de défense, d’attaque, ou de soin.

On regrettera malheureusement la similarité de toutes les missions dont l’objectif sera toujours de faire le ménage. Le titre aurait gagné à proposer des buts plus variés. La facilité de l’ensemble mettra de côté le stress de mourir et même si vous êtes mis au tapis, vous pouvez recommencer plusieurs fois le donjon sans malus.

Nous allons ensuite aborder un des aspects les plus importants: la personnalisation des princesses ! Dans chaque chapitre, vous aurez une protagoniste principale à instruire. Par le biais d’actions dans les donjons, vous débloquerez des Knowledge materia, du savoir, que vous allez devoir inculquer à votre protégée. Cependant, il ne suffit pas de les trouver pour les assimiler. Comme des succès, il va falloir réaliser des actions spécifiques pour maîtriser chacune d’entre elles. Mais pourquoi s’ennuyez à leur apprendre des Knowledge materia ? En donner une à votre princesse fera grimper ses statistiques et débloquera de nouvelles troupes ou compétences passives. Voilà comment à partir d’un système, somme toute très simple, vous accédez à un principe addictif. Pour finir, les Knowledge materia servent également de composant pour fabriquer de nouvelles armes à équiper à vos unités.

Un autre aspect de l’éducation des princesses, se retrouve sous forme de Félicitation ou de Réprimande. Durant l’histoire, vous serez amené à de nombreuses reprises à choisir l’un ou l’autre. Au bout du compte, le choix est totalement anecdotique car seuls changeront les dialogues.

Comme de nombreux titres de Nippon Ichi, The Princess Guide se dote de personnages colorés aux design manga et aux voix japonaises. La 2D des characters en donjon est très réussie mais les décors sont très répétitifs, sans parler des mêmes dizaines d’ennemis que vous retrouverez sans cesse.

Par contre, l’interface et l’affichage des textes ont une vraie identité et c’est un véritable plaisir de naviguer dans les menus (une fois domptés). Très simple, la carte du monde a le mérite d’être variée en nous faisant voyager dans des territoires forestiers, volcaniques ou enneigés. L’OST est très dynamique mais tourne hélas assez vite en boucle à cause d’une faible quantité de pistes audios. Accompagnant les dialogues, les arrières-plans et illustrations sont d’une qualité irréprochable.

8h de jeu seront suffisantes pour atteindre la fin du titre. Il sera conseillé de faire plusieurs sauvegardes pour ne pas avoir à tout refaire si vous voulez voir les différentes fins. En post-game, vous disposez de donjons optionnels. Vous pouvez y ajouter quelques heures si vous désirez maximiser les statistiques de vos princesses.

The Princess Guide fait partie de cette catégorie de jeu qui possède de bonnes idées, mais qui ne les exploite pas assez. On regrette la carte du monde sous-exploitée et qui s’avère plus contraignante qu’amusante ou également le concept de Félicitation/Réprimande des princesses qui aurait pu avoir un véritable impact sur l’évolution des personnages. Heureusement, l’univers coloré et l’humour omniprésent des discussions font sourire. Les combats ne gagnent en difficulté que vers la fin de l’aventure et resteront toujours un peu confus. De plus, vous n’évoluerez que dans des décors de donjon trop redondants. On ne peut que saluer le point positif du titre, les princesses au coeur du gameplay. Chacune a une personnalité bien à elle et on se plaît à les conseiller pendant les quelques heures de l’aventure. Leur personnalisation s’avère simple (un peu trop), s’opérant par des succès et même des mini-jeux.

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Test réalisé par Nadium sur une version offerte par l’éditeur
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