Test : The Walking Vegetables: Radical Edition sur Nintendo Switch

The Walking Vegetables: Radical Edition

Genre : Jeu de tir, Action, Arcade
Langues :Français, Allemand, Espagnol, Anglais
Développé par Still Running
Édité par Merge Games
Sortie France : 08/11/2018
Prix : 12,99€ sur l’eShop
Taille : 277,87 Mo
Joueurs : 1-2
Age minimum : 7

Site Web Officiel

The Walking Vegetables commence alors qu’une invasion extraterrestre menace la Terre en donnant vie à des végétaux. Les fruits et légumes en ont gros sur la patate (et c’est le cas de le dire pour les pommes de terre) et prennent vie pour le plus grand désespoir des humains. C’est à ce moment là que notre personnage, un chauve barbu sans nom, se fait contacter par le chef de la police. D’un lancer rageur de son téléphone, vous voilà directement dans le tutoriel. Vous êtes un vieux qui a roulé sa bosse, mais il va falloir reprendre les armes pour éradiquer les légumes zombies.

Le titre est un rogue-lite twin-stick shooter, un genre représenté par des titres de qualité tels que The Binding of Isaac ou Enter the gungeon. Au début de chaque partie, vous arrivez sur une carte au volant de ce qui ressemble à une DeLorean, armé de votre pistolet, de votre matraque et… de votre café.

Pour le côté rogue-lite, chaque partie se fera sur une carte générée aléatoirement, avec ses bâtiments, décors, et ennemis. Votre progression, bien que parsemée de morts, se verra récompensée régulièrement par ce qui pourrait s’apparenter à des succès, qui une fois équipés feront office de bonus qui faciliteront votre prochaine partie. Ne vous attendez pas à devenir une machine de puissance : Il faudra choisir entre maximum quatre succès à équiper, et ces derniers sont loin de se débloquer à la pelle, il faudra les mériter (sauf celui qui demande juste de mourir 10 fois…).

De plus, des événements aléatoires peuvent survenir, comme la rencontre d’un sympathique fantôme qui va vous donner une arme obtenue lors d’un précédent run. Enfin, des cristaux que vous conserverez d’un run à l’autre, vous permettront de débloquer des fonctionnalités comme le voyage rapide ou de nouvelles armes dans les magasins que vous allez croiser. Cette précieuse monnaie, vous ne la mériterez qu’en battant le boss de fin de niveau.

Et de l’armement, vous allez en avoir une belle variété. Que ce soit le lance-Grenade, fusil extraterrestre, lance-flamme ou l’épée géante, il y en a pour tous les goûts. Cependant, ne vous attendez pas à traverser le jeu les doigts dans le nez parce que vous êtes bien équipés, ce serait la plus grosse erreur. Tout peut arriver dans ce monde de légumes et les vagues d’ennemis vont surgir à chaque écran pour essayer de vous avoir. Plus d’une fois, confiant de mon arsenal tout neuf et avec un peu trop de confiance, je me suis retrouvé mort dès le premier niveau, et même pas contre le boss. Il faudra savoir utiliser la roue des armes et alterner entre elles pour pouvoir survivre.

Pour ce qui est de la structure du jeu : chaque niveau est décomposé en plusieurs écrans. Il faudra en compléter un certain nombre avant de pouvoir débloquer un événement spécial qui fera apparaître le portail vers le boss de fin de niveau.

Entre temps, c’est la course à l’armement, surtout au début d’un run où vous êtes quasiment nu avec vos armes de base, utilisables mais limitées. C’est là qu’interviennent les bâtiments à chaque écran. Totalement optionnels, certains seront ouverts, d’autres nécessiteront une clé. L’utilité de ces lieux, en-dehors de taper sur des tomates et des patates, c’est qu’en les terminant, vous débloquerez un coffre de taille variable dans lequel peut se cacher une arme aléatoire. Ainsi, même si les clés sont monnaies rare, on essaiera en premier lieu de s’équiper un minimum face à l’adversité avant de vraiment tenter de suivre les flèches roses fluos indiquant le prochain écran à terminer.

Avec les armes viennent les munitions. Le jeu vous incite à casser le décor. Bancs, sac poubelle, mobiliers, panneau de signalisation, derrière chaque élément peut se cacher des munitions, des coeurs ou des clés. Le soft sera toujours très généreux pour que vous puissiez continuer à envoyer des rafales. Pour le reste, ce sera un peu plus variable. Certains éléments du décor vous aideront même pendant vos combats comme la pompe à essence qui déclenchera une déflagration lors de sa destruction, laissant derrière elle un parterre enflammé.

Dernier aspect génial du jeu : son multi. Rien de plus grisant que de décimer les hordes de légumes avec un.e ami.e, le fun et le carnage sont vraiment présents. 

Le jeu est en pixel art. À partir de là, tout est permis que ce soit le look rétro de votre personnage ou les têtes déjantées des fruits et légumes que vous allez croiser. Les développeurs nous en offrent d’ailleurs une belle brochette, de quoi avoir l’impression de ne pas croiser sans arrêt les mêmes ennemis. Les coloris très contrastés font la part belle aux années 80. Que ce soit le rose des enseignes, l’environnement paradisiaque avec ses palmiers, ses bouts de verdure ou ses grosses fosses communes pleines de sacs poubelle.

Accompagnant vos échanges de tir, une musique rythmée, survoltée au synthétiseur qui va s’intensifier plus vous approcherez de la mort.

En tout point, que ce soit sur le visuel ou l’audio on trouvera de gros airs de ressemblance à Hotline Miami, ce qui n’est en soi pas un mal car le tout mis ensemble fonctionne merveilleusement bien !

Pour commencer, finissez une fois le jeu. Pour arriver au bout d’un run, après avoir assimilé les mécaniques, il vous faudra quelques heures. Une fois maîtrisé et avec un peu de chance dans l’armement, il est tout à fait possible d’en voir le bout en une heure. Mais il serait dommage de vous arrêter là car le jeu a tellement à proposer. Des secrets sont disséminés et rendront les run imprévisibles.

Comme tout titre du genre, la rejouabilité est extrêmement bonne à partir du moment où vous allez vouloir  tout débloquer. Vous avez une multitude d’armes à acheter, 22 succès à atteindre dont certains un peu plus challengeant comme celui dans lequel il faudra faire le jeu sans jamais ouvrir sa roue d’arme. Le multijoueur ajoutera de l’intérêt si vous voulez découvrir ou redécouvrir le jeu avec un(e) partenaire. Bref, des dizaines d’heures en perspective à presser des jus avec des armes à feu.

Avec un univers coloré à l’humour omniprésent, The Walking Vegetables est un titre qui fait bien les choses. La prise en main est instinctive et quasi immédiate. Ce n’est pas pour autant que cela en devient enfantin. Le challenge reste présent sans être insurmontable, une parfaite entrée en matière dans le genre pour ceux qui n’ont jamais essayé et un bon divertissement pour ceux qui sont plus habitués aux titres du même style. Slalomer entre les fruits et les légumes, vider ses chargeurs et terminer à la batte de baseball, ces activités vous occuperont des heures et des heures sans réelle frustration car en général, la mort vient par une erreur de votre part. Le jeu se veut juste et sait récompenser le joueur un peu explorateur. En somme, si vous voulez vous venger des légumes qui ont traumatisé votre enfance, foncez les yeux fermés.

Test réalisé par Nadium sur une version offerte par l’éditeur
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