Test : Turok 2 Seeds of Evil sur Nintendo Switch

Turok 2 : Seeds of Evil

Genre : FPS, Aventure
Langues : Anglais Sous-titres :Anglais, Français, Espagnol, Italien
Développé et édité par Night Dive Studios
Sortie France : 09/08/2019
Prix : 17,59€ sur l’eShop
Taille : 596.67 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 16+

Site Web Officiel

Héros de la bande dessinée du même nom créée par Rex Maxon en 1954, Turok est aussi le protagoniste principal d’une série de jeux-vidéo dont les origines remontent aux années 90. Le premier opus sort simultanément sur PC et Nintendo 64 et met en scène un amérindien chasseur de dinosaures dans des décors de jungle ou de temple antique. Réputé pour ses effets de brouillard déroutants, il fait ensuite place au second épisode Seeds of Evil qui se démarque par ses graphismes et sa compatibilité avec l’Expansion Pack. Vingt-et-un ans plus tard, le voilà qui bénéficie d’un remaster sur Nintendo Switch.

Nous incarnons le nouveau Turok, un dénommé Joshua Fireseed. Ce dernier rencontre à son tour l’étrange Adon, qui lui conjure d’affronter le Primagen pour sauver la terre perdue. Il s’agit ni plus ni moins d’un extra-terrestre enfermé dans un vaisseau spatial. Bloqué par des totems d’énergie, il ne peut pas s’échapper. Cependant, il a fait appel à ses sbires pour détruire ces fameux totems. La mission de Turok est donc de trouver ces cinq artefacts, d’exterminer toutes formes de menaces, et de mettre un terme à la suprématie du Primagen.

Turok 2 se situe dans la continuité du premier épisode. On retrouve ce FPS à l’ambiance préhistorique, saupoudrée de science-fiction : voyages dans le temps et maîtrise des technologies antiques sont légion. Toutefois, on va bien au delà de la progression linéaire. Non seulement nous traversons six mondes différents (ville, jungle, grotte…) mais en plus nous devons atteindre des objectifs et réaliser un certain nombre de quêtes, comme libérer des enfants ou activer des leviers. De cette manière, on se rapproche beaucoup plus d’un GoldenEye 007.

Cela nous permet de parcourir des tableaux plus vastes et d’éviter toute redondance. Les niveaux sont donc variés, quoiqu’un peu tortueux. Il est en effet très facile de se perdre dans ce dédale. Heureusement pour nous, des points de passage nous permettent de sauvegarder et de récupérer des munitions.

Les ennemis sont beaucoup plus menaçants. Ils apparaissent en grand nombre et sont assez vifs. Certains sont vicieux, comme les petits compsognathus, d’autres bourrins comme les aliens ou les robots. Leur intelligence artificielle est assez bien développée et il ne sera pas rare de rencontrer une créature qui se cache, qui appelle du renfort, ou qui fuit.

Nous pouvons, de toute manière, compter sur notre arsenal, bien complet. Pistolets, fusils, arcs, couteaux et autres armes de destruction massive, il y a de quoi faire la peau aux dinosaures, surtout lorsqu’il est possible de les démembrer, littéralement !

A l’époque, Turok 2 était considéré comme très beau. Vingt-ans plus tard, le soft peut paraître désuet mais n’en reste pas moins agréable à regarder. Les décors sont variés et la palette graphique assez riche. L’ensemble est toutefois très polygonal et baveux. Tout le monde n’appréciera pas. En revanche, le brouillard (qui empêchait de voir arriver les dinosaures à distance) est beaucoup moins présent et le jeu tourne à 60 FPS. C’est donc d’une fluidité à toute épreuve, même si les passages dans les portails spatio-temporels peuvent, à l’occasion, générer une baisse de frame rate.

La bande-son est orchestrale, avec des violons tempétueux et un piano aux notes graves qui apportent quelque chose de nerveux. Lorsque nous nous trouvons avec Adon entre deux dimensions, harpe et instruments à cordes génèrent des arpèges mystérieux. Il y a donc deux atmosphères distinctes, une plus menaçante, l’autre plus douce.

Ce portage apporte quelques modifications qui peuvent soit soulager les néophytes, soit faire crier les puristes. En effet, l’aventure peut paraître simplifiée pour plusieurs raisons. Tout d’abord, des indications apparaissent sur notre écran dès que nous activons des interrupteurs. Cela nous permet de savoir ce qu’ils déclenchent pour éviter de nous perdre.

De plus, certains niveaux semblent avoir été raccourcis, pour éviter d’enchaîner sans cesse les allers-retours. Ensuite, les passages purement plateformes sont moins nombreux. Il n’y a même plus besoin d’être adroit car notre personnage s’accroche automatiquement aux rebords si besoin.

Gros point noir toutefois pour les amateurs de multi : alors que la version originale bénéficiait d’un multijoueur en local, et que le portage sur Xbox One laissait place au multijoueur en ligne, ce mode n’est tout simplement pas présent sur la Nintendo Switch.

La durée de vie peut être plus ou moins conséquente selon la difficulté. En effet, les points de passage sont assez éloignés les uns des autres et les munitions s’épuisent très vite. Le côté labyrinthique des niveaux y est aussi pour quelque chose car il n’est pas impossible de tourner en rond. Il faudra une petite dizaine d’heures, en moyenne, pour terminer le jeu.

Que dire alors de ce portage sur Nintendo Switch ? Turok 2 bénéficie toujours d’un gameplay nerveux, d’un level-design recherché et d’armes diversifiées. Du point de vue technique, ce remaster n’apporte rien de bien nouveau. Les graphismes restent polygonaux à souhait et les textures manquent encore de détails. En plus de cela, on perd l’accès au multijoueur local. À cause de ce manque d’innovation, il est presque certain que ce portage parlera davantage aux connaisseurs de la licence, les souvenirs, eux, étant intacts.

Test réalisé par Mataï sur une version offerte par l’éditeur
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