Test : Warriors Orochi 4 Ultimate sur Nintendo Switch

Test : Warriors Orochi 4 Ultimate sur Nintendo Switch

 

Genre : Action, Hack ‘n Slash
Langues : Japonais Sous-titres : Anglais
Développé par Omega Force
Édité par Koei Tecmo
Sortie France : 17/01/2020
Prix : 69,99€ sur l’eShop, 59,99€ version boîte
Taille : 2135,95 MB
Joueurs : 1-2
Age minimum : 12+

Site Web Officiel

Si vous n’êtes pas familiers des jeux dits Warriors ou Muso, sachez qu’il s’agit d’une grosse saga développée par Omega Force et éditée par Koei Tecmo depuis 1997. Mélangeant hack ‘n slash et action tactique, elle se compose de la série Dynasty Warriors (Chine), de Samurai Warriors (Japon), et de Warriors Orochi (le crossover de ces deux univers). Ces licences sont très populaires, avec une soixantaine de jeux sortis jusqu’à présent en comptant les déclinaisons (Hyrule Warriors, Fire Emblem Warriors…).

Ici, nous nous intéressons au dernier épisode en date, Warriors Orochi 4, qui revient cette année en édition « Ultimate ». Il s’agit d’une version améliorée, pleine de contenus et garantissant plus d’une centaine d’heures de jeu. L’histoire se passe directement après les événements de Warriors Orochi 3. Les héros de Samurai Warriors et de Dynasty Warriors se séparent après avoir travaillé ensemble dans un monde parallèle pour mettre fin à la menace de l’Hydre. Mais Zeus, qui a tout observé depuis l’Olympe, décide de fabriquer des bracelets Ouroboros pour créer des liens particuliers entre les mortels.

Sauf que tout ne se passe pas comme prévu. Son fils, Perseus, se met à éparpiller les anneaux aux quatre coins du globe, obligeant les guerriers à se réunir de nouveau. La suite est rocambolesque. Ce n’est pas la cohérence du scénario qui fait l’intérêt des Warriors, mais bien son gameplay et surtout, son contenu.

Warrior Orochi 4 Ultimate est un pur Musou. Les habitués du style ne seront pas dépaysés puisqu’on retrouve des grands espaces, ainsi que des héros affrontant de grosses armées composées de centaines de soldats et de généraux. L’action est au rendez-vous en permanence. Ainsi, nous réduisons à néant les forces ennemis grâce à de nombreux coups spéciaux et combos.

Dans le même temps, nous devons remplir des objectifs, comme prendre d’assaut une base, éliminer des commandants adverses ou vaincre un certain nombre de fantassins. L’intérêt réside dans le gain d’expérience, assez conséquent selon les stages, mais aussi l’obtention d’armes qui sont à améliorer grâce à des éléments récupérés sur les cadavres.

La prise en main est assez rapide avec des commandes simples. L’ensemble est intuitif, avec une mini-map claire et sans fioritures, de quoi se déplacer avec aisance. Nous dirigeons trois guerriers, jouables en alternance, et accompagnés de quatre soutiens en arrière-plan. Chaque personnage a une classe qui détermine ses capacités : Power, Speed, et Technique, et un arbre de compétences. A nous de choisir ce qui nous correspond le mieux.

Très vite, on tape sur tout ce qui bouge et on se défoule en enchaînant des combos et des attaques dites « musou » avec nos armes géantes. Il y a désormais la possibilité d’utiliser de la magie en les alternant avec les attaques physiques. A cause de cela, les héros de Dynasty Warriors n’ont plus de seconde attaque musou et ceux de Samurai Warriors sont privés de leurs coûts spéciaux. Néanmoins, l’apparition des pouvoirs ouvre de nouveaux horizons grâce aux Trésors Sacrés qui rendent les combats encore plus spectaculaires. Ajoutons à cela une attaque unique à 7 et le tout est grandiose. 

Le  nombre d’ennemis tués à la chaîne augmente au fur et à mesure. Plus nous enchaînons les combos, plus nous sommes puissants. Si en plus nous trouvons une graine divine sur le corps d’un monstre nommé « Chaos Origin », nous pouvons entrer en mode rage et oublier de surveiller nos jauges, qui normalement se remplissent au bout d’un certain temps. Nous sommes alors presque invincibles vis à vis des généraux, plus puissants et plus réactifs que les centaines de soldats qui font offices de chair à canon.

Warriors Orochi 4 Ultimate réussit la prouesse d’afficher à l’écran des centaines  d’ennemis sans aucune baisse de framerate, aussi bien dans des environnements vastes (prairies, plaines…) que dans des milieux confinés (forteresses, tourelles…). Il y a un peu de clipping et d’aliasing, mais ce n’est pas très gênant dans ces cas là. C’est fluide, et c’est le principal.

Les jeux de la licence Warriors n’ont jamais eu des graphismes d’exception. Cette épisode ne déroge pas à la règle. Les décors, vides, ne sont pas incroyables et manquent de couleurs. Mais comme on est constamment dans le feu de l’action, ils font tout à faire l’affaire. Les personnages sont charismatiques et détaillés, et les cinématiques valent le coup d’œil.

Les musiques sont dynamiques mais loin d’être mémorables. Il est en effet difficile de prêter attention aux mélodies lorsqu’on massacre des armées entières. Différents styles de musiques se mélangent mais ne se démarquent pas : musique traditionnelle asiatique, électro, metal, pop…bref, un véritable pot-pourri.

Les doublages sont en japonais et tous les textes sont en anglais. Il n’y a aucune traduction française à ce jour. Si le sous-titrage n’est pas gênant, il est clair que naviguer dans les différents menus ne sera pas évident pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Shakespeare.

Le contenu de ce Warriors Orochi 4 Ultimate est tout simplement exceptionnel. Il offre tout d’abord différents modes de jeu.

Story : le « classique » mode histoire qui démarre avec trois personnages seulement. Nous enchaînons les niveaux et découvrons les différents scénarios qui approchent la centaine!

Battle Arena : un mode online. On affronte d’autres joueurs sur des cartes où il faut capturer toutes les bases.

Challenge Mode : un mode où il faut remplir des objectifs variés pour gagner des points. Le score est visible en ligne et on peut tenter de battre les records mondiaux.

Infinity Mode : la grosse nouveauté de cette version Ultimate qui consiste à atteindre le sommet de 12 tours. Ces dernières correspondent aux signes du zodiaque et se composent de 5 étages. Plus nous progressons, plus les défis sont difficiles. Mais les récompenses valent le détour (personnages, armes, matériaux…).

Le soft nous donne aussi la possibilité de recruter un total de 177 héros, avec leurs propres armes et techniques, ce qui est tout à fait énorme! Il rassemble l’intégralité des guerriers de Dynasty Warriors et de Samurai Warriors, ainsi que des nouveaux : Zeus, Athena, Loki, Ares, Odin, Gaia, Hades, Yang Jian, Perseus, mais aussi Achille, Ryu Hayabusa et Jeanne D’Arc.

Le piège, c’est de ne plus savoir où donner de la tête. En effet, il devient compliqué d’entraîner tous ces combattants sans se lasser. Mais les plus persévérants pourront tous les monter au niveau 100, et même les promouvoir jusqu’à 9 fois pour développer leurs compétences et en faire des surhommes.

On retrouve l’intégralité du Season Pass qui inclut musiques, montures, costumes, armes, et trésors. Enfin, nous ne sommes plus obligés de profiter du jeu en solo puisque nous pouvons inviter un second joueur à coopérer. Et en local s’il vous plait !

Warriors Orochi 4 Ultimate est sans aucun doute le Musou le plus complet à ce jour. Le jeu n’est en effet pas avare en contenu. Grâce à ses nombreux personnages, arbres de compétences, scénarios, armes et modes, il bénéficie d’une rejouabilité importante et d’une durée de vie dantesque. Toutefois, les graphismes sont pauvres et les musiques manquent d’originalité. Le gameplay peut paraître lourd et répétitif mais on adore les combats remplis d’adrénaline et la possibilité d’envoyer en l’air des soldats par centaine. Mais après tout, n’est-ce pas cela que l’on recherche quand on s’attaque à un hack ‘n slash de Omega Force / Koei Tecmo?

 

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