Test : Guns, Gore & Cannoli 2 sur Nintendo Switch

GUNS, GORE & CANNOLI 2

Genre : Action, Arcade, Plateformes
Langues : Japonais, Anglais, Français, Allemand, Italien, Espagnol, Coréen, Néerlandais, Portugais, Russe, Chinois
Développé par Crazy Monkey Studios, Claeysbrothers
Édité par Crazy Monkey Studios
Sortie France : 02/08/2018
Prix : 12,99€ sur l’eShop
Taille : 1281,36 Mo

Site Web Officiel

Guns, Gore & Cannoli 2 est la suite directe du premier volet portant le même nom. Dans ce premier soft, vous incarniez l’italo-américain Vinnie Cannoli, mafieux habitant Malfrat-ville. En parlant de malfrats, c’est une de ces bandes qui, devenus fous, décident de créer une « gnolle » ayant la faculté de transformer l’intégralité de la population de la petite cité en zombies, monstres sanguinaires. Pour pallier à cette erreur et rétablir la paix, le gouvernement a décidé de raser entièrement la ville à l aide d’une bombe réduisant toute la population à l’état de poussière… Toute ? NON ! En effet notre héros a réussi à survivre à tout cela. Intrigué par cette survie, les grands pontes décident de capturer notre bon Vinnie afin de le juger et de le mettre en prison. Cependant, faute de preuves, ils n’eurent d’autre choix que de le relâcher.,,,

Notre histoire se déroule environ 15 ans après ces événements, en 1944, durant la seconde guerre mondiale. Alors que les français résistent, que les allemands dominent et que américains, anglais et russes tentent de renverser le IIIème Reich, notre mafiosi Cannoli débute son périple attaché à une chaise, prêt à passer un sale quart d’heure. En effet, deux individus se tiennent face à lui et expliquent qu’il va être livré au Don Sombre non sans être maltraité au préalable.

Bien heureusement, n’écoutant que son courage et accompagné d’une bonne remarque bien cinglante, notre protagoniste va briser ses liens et flanquer une raclée à ces freluquets qui le retienne contre son gré. Ainsi libre, armé d’une batte de base-ball et d’une tronçonneuse, vous devrez vous frayer un chemin parmi une horde d’ennemis prêt à tout pour vous arrêter et vous livrer au grand méchant.

Durant tout le jeu, de nombreux éléments historiques viendront animer le jeu, comme des voitures de la Gestapo, des membres de la SS ou encore des posters de propagande Nazi ornés de croix gammées.

Or, même si vous trouvez de nombreuses références rappelant les horreurs que la population mondiale a vécu durant cette ère, rassurez-vous, cette aventure ne se veut pas du tout sérieuse et est complètement déjantée.

Il est clair que si vous n’avez pas touché au premier du nom, les commandes de jeu vont certainement vous déstabiliser, mais après quelques minutes, vous vous rendrez vite compte à quel point, la disposition des actions sur la manette est ingénieuse.

De ce fait, vous déplacerez Vinnie avec le joystick gauche et, avec le  droit, vous pourrez viser à 360 degrés. Jusque la rien de fantastique me direz vous… Tenez vous bien car là ou le jeu se démarque de ses confrères, c’est de par sa commande de saut, que vous utiliserez à foison, et qui s’effectue avec la touche ZL. Alors oui, je peux concevoir que cela est déroutant, mais lorsque vous maîtriserez l’aspect technique, vous vous rendrez vite compte à quel point ce système est censé et vous en viendrez à vous demander pourquoi les autres éditeurs n’y ont pas pensé plus tôt !

Grâce à la touche R, vous aurez la possibilité d’afficher la roue des armes. Allant de la simple batte de base-ball au lance flamme ou encore au lance-roquette, vous pourrez durant votre périple amasser une quinzaine d’armes différentes qui seront évidemment un atout non négligeable pour anéantir les nombreux méchants auxquels vous devrez faire face et ce de manière très gore. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le bestiaire est vraiment imposant. En effet face à vous se dresseront des mafieux, des soldats allemands, des zombies et même des rats mutants…

Vous aurez aussi le plaisir de botter les fesses de vos adversaires en leurs assénant quelques coups de pieds bien placés, les envoyant valser dans les encadrements de portes.

Dés le début du jeu, vous aurez le choix de faire le soft  en solo, en multi jusqu’à quatre en local ou encore en ligne avec des joueurs du monde entier. Cette dernière option est un ajout par rapport a son prédécesseur et c’est du tout bon.

Cinq modes de difficultés allant du facile au hard-core s’offriront aussi à vous. Ayant ainsi testé plusieurs levels différents, je peux vous garantir que même en facile, durant certains passages, vous suerez sang et eau pour venir à bout de vos ennemis.

Le jeu est réalisé en 2D dynamique. Les décors réalisés façon bande dessinée vous plongeront dans un univers datant de l’époque 39-45 et ce à la perfection. Les petits clin d’œil apportent un immense plus dans l’immersion de cette période de notre histoire.

Vous profiterez de quelques animations très bien réalisées, vous donnant le sentiment d’être face à un vrai film aux thèmes mafieux italiens des années 40. Prenez le film « Le Parrain », ajoutez y un rendu dessin animé et vous êtes dans Guns Gore & Cannoli 2.

L’animation des ennemis est elle aussi vraiment approfondie. En effet, ce coté « fait main » rend  vie à vos opposants et la mobilité, sans lag ou accrocs des personnages, est vraiment parfaite.

Mais il n’y a pas qu’au devant de la scène que tout se joue. En arrière plan, vous pourrez constater une belle fluidité de mouvements avec comme par exemple, les feux, les explosions et autres, apportant un visuel très lisse et bluffant.

En ce qui concerne les musiques, ces dernières vous offrirons une immersion totale dans cette époque des années quarante. Durant les phases de combats ou de (rares) visites paisibles, vous pourrez ainsi entendre les ritournelles de l’époque.

Les voix seront en anglais mais vous bénéficierez d’une traduction en français de haut vol, sans censure!

Aie… Et oui, c’est là que le bât blesse. En effet, bien que extraordinairement drôle et amusant, la durée de l’histoire est somme toute beaucoup trop courte.

Comptez environ quatre heures pour terminer l’histoire principale.

Bien que les différents modes de difficultés ainsi que la possibilité de rejouer les missions augmentent légèrement le temps passé sur le soft, je suis extrêmement déçu que le studio ne nous ai pas offert la possibilité de parcourir une histoire plus longue car lorsque nous y sommes, nous n’avons clairement pas envie d’en sortir, soyons honnête… Ainsi les stages et les boss sont trop peu nombreux et le final arrive bien trop vite.

Je vais être honnête, ce jeu est une pépite que tout bon amateur de run and gun se doit de faire.

L’histoire quelque peu loufoque est splendide, le gameplay ambitieux est juste génial et les graphismes lisses et terriblement fluides sont sublimes.

Seul regret : la durée de vie de l’histoire qui à mon sens est bien trop courte et bien en deçà de ce que l’on peut attendre de nos jours.

Enfin, les remarques cinglantes de notre Vinnie Cannoli national sont au rendez-vous et ce que je peux vous dire, c’est que cela fait du bien.

Test réalisé par Hylians sur une version offerte par l’éditeur
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