Test : Kotodama : the 7 Mysteries of Fujisawa sur Nintendo Switch

Kotodama : the 7 Mysteries of Fujisawa

Genre : Visual novel, Aventure, Casse-tête
Langues : Japonais Sous-titres : Anglais
Développé par PQube et ART Co
Édité par PQube
Sortie France : 31/05/2019
Prix : 24,99€ sur l’eShop, 34,99€ en version boîte
Taille : 1012,92 Mo
Joueurs : 1
Age minimum : 12 ans

Site Web Officiel

Après Tokyo school life, PQube s’offre un nouveau visual novel : Kotodama. Encore une fois, on est là dans un jeu destiné aux joueurs souhaitant s’imprégner du Japon et de son folklore.  L’histoire prend place dans un établissement scolaire et met en scène un étudiant qui vient d’y arriver. Cette fois-ci, c’est de mystères qu’il s’agit puisqu’on est vite amené à intégrer un club — passage quasi obligé pour les élèves japonais — qui fait des recherches sur des phénomènes occultes arrivant dans l’établissement. Très vite on se rend compte qu’il y a toujours une explication rationnelle à ces derniers, bien que, tout ne soit pas aussi simple.

Le principe du visual novel étant de proposer une histoire, façon roman interactif, il n’y a, par conséquent, pas vraiment de gameplay. Les fonctionnalités habituelles sont présentes, comme le mode automatique qui permet de poser la manette et de profiter du scénario tranquillement sans avoir à appuyer sur des boutons pour passer les dialogues. Dans le même genre, on trouve une fonction avance rapide qui peut s’avérer parfois bien pratique.

La vraie nouveauté de ce titre est de proposer au joueur d’utiliser la faculté que possède le personnage principal : le kotodama, qui fait référence à des croyances japonaises anciennes et qui signifie littéralement l’âme, le pouvoir des mots. Ainsi, à la fin des enquêtes, quand le personnage en cause est identifié, il résiste et ne veut pas révéler ce qu’il sait, il appartient alors au joueur de le « mettre à nu » grâce à ce pouvoir et l’amener vers la confession. On se situe alors dans le fantasia, une sorte de fantasme du personnage principal dans lequel chaque mot placé le rapproche un peu plus de la vérité tout en dévêtant l’opposant.

Même si la métaphore de la mise à nu se révèle intéressante, on a malgré tout un peu de mal à intégrer ce déshabillement — de garçon comme de fille — qui ne va toutefois pas jusqu’à la nudité mais montre tout de même les sous-vêtements dans des scènes aux sons, disons, plutôt suggestifs. Les mots sont représentés par des sphères qu’il faut déplacer en ligne pour former des trio et les éliminer. Chacune de ces éliminations fait augmenter la jauge de bonheur de l’adversaire — l’amenant à retirer des vêtements — en sachant qu’elle doit être remplie en un nombre limité de mouvements. Il est également possible de procéder à des tests — chatouilles avec une plume ou pichenette par exemple — qui sont prédéfinis et qui, suivant le risque de mécontentement, rapportent plus ou moins de mouvements supplémentaires. Ce système de jeu a, bien sûr, des limites mais il a le mérite d’être là et ajoute quelques phases de réflexion au visual novel, ce qui est plutôt une bonne chose dans l’ensemble.

Pour ce qui est du character design, Kotodama fait dans le classique pour le genre : un établissement japonais qui ressemble fortement à Todai, comme on en voit bien souvent dans les manga également. Les personnages qui gravitent autour de l’histoire sont charismatiques et assez bien développés psychologiquement (les mystères tournent d’ailleurs autour d’eux et permettent d’en savoir un peu plus sur leur côté plus réservé). Kotodama joue d’ailleurs bien avec les notions japonaises de d’apparence de façade et de sentiments réservés, ce qui pousse à vouloir en découvrir plus sur eux. 

Les personnages secondaires, quant à eux, que l’on voit malgré tout assez régulièrement dans les enquêtes, sont loin d’être au même niveau. La différence de traitement se ressent et pour des protagonistes amenés à intervenir un nombre important de fois dans l’aventure, c’est tout de même un peu dommage. Ils bénéficient à la fois de moins de charisme mais aussi d’un character design moins attrayant.

Question durée de vie, on est, là encore, sur du classique, comptez environ 6-8 heures pour venir à bout de l’aventure. Toutefois, le jeu propose plusieurs fins à débloquer au moyen des mots que l’on collecte en parlant à tout le monde. Une fois l’aventure terminée, on peut ainsi recommencer un nouveau cycle afin de trouver les manquants (il est impossible de les avoir tous en un seul run), afin d’essayer d’avoir accès à la meilleure fin. Dans le même registre, les phases de jeu dans la fantasia sont rejouables à loisir afin d’améliorer ses scores. Cependant, on ne va pas se le cacher, si elles s’intègrent bien à l’histoire, ce n’est qu’un mini-jeu qui perd grandement de son intérêt sans contexte.

Dans l’ensemble, pour qui aime les visual novel et l’univers scolaire japonais, Kotodama : the 7 Mysteries of Fujisawa est une très bonne mouture du genre. Attention toutefois, comme beaucoup de ces jeux, la localisation vers l’Occident ne s’est faite que par l’anglais. Donc si vous n’avez pas les bases qui vous permettent de suivre un scénario avec plusieurs niveaux de langage, passez votre chemin. Pour les japonisants, les voix japonaises sont très réussies et on peut très bien suivre sans les textes à un niveau moyen de langue (attention toutefois, les textes en japonais ne sont pas disponibles). En résumé, son scénario prenant et son ambiance club de recherches occultes font de ce titre un visual novel très sympa pour les amateurs du genre.

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Test réalisé par Akuma Sennin sur une version offerte par l’éditeur
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